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[Publication] Localiser les prédateurs pour protéger les écosystèmes de l’océan Austral

Dans un monde en mutation rapide, nous devons identifier les zones qui doivent être protégées contre les menaces actuelles et futures. L’enjeu est important, notamment pour la définition d’aires marines protégées, pourtant cette identification est difficile, particulièrement pour l’océan le plus inaccessible : l’océan Austral, en Antarctique. Les résultats d’une étude publiée cette semaine dans la revue Nature, décrivent une nouvelle solution à ce problème, permise par l’utilisation de données de suivi des oiseaux et des mammifères marins.

 

Le projet qui a permis la réalisation de cette étude a été mené par le Comité scientifique pour les recherches antarctiques (SCAR), avec le soutien de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) dans son centre de synthèse et d’analyse sur la biodiversité (Cesab) au travers du projet RAATD, et du WWF-RU.

Le SCAR a fait appel à son vaste réseau de chercheurs travaillant sur l’Antarctique pour rassembler les données existantes sur le suivi des prédateurs de l’océan Austral. Une énorme base de données, en accès libre, a ainsi été créée avec les suivis de plus de 4 000 individus de 17 espèces différentes, recueillis par plus de 70 scientifiques dans le cadre de 12 programmes en Antarctique.

 

 

Consultez le communiqué complet

Localiser les prédateurs pour protéger les écosystèmes de l’océan Austral

Cette solution repose sur un principe simple : les animaux se déplacent depuis leur site de reproduction jusqu’aux zones où ils trouvent de la nourriture. Ainsi, en identifiant les zones de l’océan Austral où les prédateurs se rendent le plus souvent, on peut en déduire où se trouvent leurs proies. Par exemple, les baleines à bosse se déplacent dans des endroits où elles peuvent avoir accès au krill, tandis que les éléphants de mer et les albatros se déplacent dans des endroits où ils peuvent trouver poissons, calmars ou autres proies. Si tous ces prédateurs et leurs diverses proies se trouvent en un même endroit, alors cette zone présente à la fois une grande biodiversité et une grande abondance d’espèces, ce qui en fait une zone de grande importance écologique.

 

Ce projet a été mené par le Comité scientifique pour les recherches antarctiques (SCAR), avec le soutien de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) dans son centre de synthèse et d’analyse sur la biodiversité (Cesab) au travers du projet RAATD, et du WWF-UK. Le SCAR a fait appel à son vaste réseau de chercheurs travaillant sur l’Antarctique pour rassembler les données existantes sur le suivi des prédateurs de l’océan Austral. Une énorme base de données, en accès libre, a ainsi été créée avec les suivis de plus de 4 000 individus de 17 espèces différentes, recueillis par plus de 70 scientifiques dans le cadre de 12 programmes en Antarctique.

 

Cependant, il est impossible de suivre toutes les espèces à partir de tous leurs sites de reproduction : une simple carte fournirait donc une représentation biaisée de la distribution des animaux. Pour surmonter ce problème, des modèles statistiques sophistiqués ont été développés afin d’estimer les mouvements en mer des différentes espèces de prédateur, depuis leurs sites de reproduction. Ces estimations, combinées aux données obtenues sur les 17 espèces suivies, ont permis d’élaborer des cartes représentant les zones utilisées par un ensemble de prédateurs ayant des besoins en proies variés (cf. ci-dessous).

 

Ces zones d’importance écologique sont en partie couvertes par les aires marines protégées (AMP) existantes (créées dans un but de conservation), ce qui laisse à penser qu’elles sont actuellement aux bons endroits. Pourtant, si on s’intéresse à la façon dont ces zones d’importance écologique sont susceptibles de se déplacer d’ici 2100, d’après les projections des modèles climatiques du GIEC, ces mêmes zones ne se retrouvent plus couvertes par les aires marines protégées. Il est donc nécessaire de commencer à envisager des aires marines protégées dynamiques qui seraient mises à jour au fil du temps en fonction des changements environnementaux, afin d’assurer une protection continue dans le temps et dans l’espace  de l’océan Austral et de ses ressources.

 

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Fig. 1 : Carte de l’océan Austral montrant les données de suivi des mouvements (points noirs) de 4060 individus de 17 espèces de prédateurs marins qui ont été utilisées pour prévoir les zones d’importance écologique. Les points jaunes indiquent les endroits où chaque piste a commencé, autrement dit les sites de reproduction des individus.

Fig. 2 : Carte de l’océan Austral montrant les habitats d’importance écologique définies à l’aide des données de suivi de 17 espèces de prédateurs marins. Les zones présentant les valeurs les plus élevées en termes d’importance écologique sont entourées en blanc, dont deux zones hauturières : une au niveau de la péninsule Antarctique et se projetant sur l’arc de Scott, et l’autre entourant les îles subantarctiques dans le secteur indien de l’Océan Austral. Elles sont mises en rapport avec les aires marines protégées (AMPs) actuelles (en orange) et proposées (en magenta). Sont également indiquées, en noir, les limites des eaux nationales (ou zones économiques exclusives) et la limite de la zone de la convention CCAMLR (Commission pour la conservation de la faune et la flore marines de l’Antarctique).

 

Ce que nous ne savons pas (sur les lacs) pourrait nous nuire

L’équipe, composée de 39 scientifiques de 20 pays différents, a réalisé un travail de synthèse conséquent au travers du projet Geisha, co-financé par la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB), dans son Centre de synthèse et d’analyse sur la biodiversité (Cesab), et par le centre d’analyse et de synthèse John Wesley Powell de l’U.S. Geological Survey. Elle s’est intéressée aux effets des tempêtes sur les lacs, et particulièrement sur le phytoplancton : algues microscopiques, à la base des chaînes alimentaires et un des facteurs régulant la qualité de l’eau. Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue Global Change Biology le 5 mars 2020.

 

Il est aujourd’hui avéré que les phénomènes météorologiques extrêmes endommagent les biens, les infrastructures et impactent l’environnement, y compris les ressources en eau douce qui sont essentielles à la santé humaine. Les lacs sont ainsi particulièrement vulnérables : ils subissent de manière directe les tempêtes puis reçoivent les eaux de ruissellement de l’ensemble de leurs bassins versants, qui arrivent alors chargées de sédiments, de nutriments, de microplastiques, et bien plus encore.

 

“Nous avons une idée assez claire de la façon dont les lacs réagissent physiquement aux tempêtes : la colonne d’eau se mélange, la température de l’eau change et les sédiments peuvent être remontés du fond ou apportés par les rivières et les ruisseaux rendant ainsi le lac plus turbide”, raconte Jason Stockwell, auteur principal de la publication et co-porteur du projet Geisha. “Mais la réponse physique du lac n’est qu’une partie de l’histoire. Les conséquences biologiques des tempêtes sur le phytoplancton, mais aussi sur d’autres plantes et animaux, sont fondamentales dans la dynamique des lacs et pourtant, comme le révèle notre étude, elles sont encore mal comprises”.

 

Figure_communiqué_Geisha_CESAB

 

Fig. L’impact des tempêtes sur les lacs varie en fonction des caractéristiques géographiques et morphologiques du lac, de ses conditions physico-chimiques et des propriétés de son bassin versant. Ces facteurs agissent comme des filtres qui tamponnent ou intensifient les effets des tempêtes. La réponse du phytoplancton (plantes microscopiques à la base du réseau trophique) à une tempête a des conséquences importantes pour les autres composantes du réseau trophique et les services écosystémiques rendus par le lac. © Gaël Dur

 

 

En analysant des milliers d’articles scientifiques du monde entier, les chercheurs n’ont trouvé que très peu d’études sur les effets des tempêtes sur les lacs, encore moins sur le phytoplancton, et les quelques résultats disponibles étaient contradictoires. Comment le phytoplancton réagit face aux tempêtes ? En quoi ses réactions peuvent différer selon les types de tempêtes, selon les lacs ou même selon les périodes de l’année ? “Si les phénomènes météorologiques extrêmes modifient de manière significative le cycle du carbone, des nutriments ou de l’énergie dans les lacs, nous ferions mieux de le découvrir rapidement”, avertit Jason Stockwell. Les scientifiques appellent donc à un effort de collaboration pluridisciplinaire de la part des chercheurs pour développer et faire progresser la recherche sur ces questions. Ils suggèrent notamment l’utilisation de modèles et l’extension de programmes de surveillance à long terme des lacs par le biais de réseaux tels que le Global Lake Ecological Observatory Network (GLEON, https://gleon.org).

 

 

 

 

Références de l’article :

Stockwell, J., J.P. Doubek, R. Adrian, O. AnnevilleC.C. Carey, L. Carvalho, L. de Senerpont Domis, G. Dur, M. Frassl, H.-P. Grossart, B. Ibelings, M. Lajeunesse, A. Lewandowska, M. Llames, S.S. Matsuzaki, E. Nodine, P. Noges, V. Patil, F. Pomati, K. Rinke, L. Rudstam, J. Rusak, N. Salmaso, C. Seltmann, D. Straile, S. Thackeray, W. Thiery, P. Urrutia-Cordero, P. Venail, P. Verburg, R. Woolway, T. Zohary, M. Andersen, R. Bhattacharya, J. Hejzlar, N. Janatian Ghadikolaei, T. Kpodonu, T. Williamson, and H. Wilson. Storm impacts on phytoplankton community dynamics in lakes. Global Change Biology. DOI: 10.1111/gcb.15033

Newsletter Cesab – Janvier 2020

UN MOT DU DIRECTEUR SCIENTIFIQUE DU CESAB

 

2020 sera l’année de la biodiversité ! La crise de la biodiversité est devenue centrale dans l’agenda international après la publication par l’Ipbes de l’évaluation mondiale de la biodiversité et des services écosystémiques en 2019. 2020 verra des événements majeurs avec le Congrès mondial de la nature de l’UICN qui se tiendra à Marseille en juin, et la Cop15 Biodiversité à Kunming, parmi beaucoup d’autres.

 

Les centres de synthèse sur la biodiversité ont alimenté cette dynamique en favorisant la synthèse de données sur la biodiversité et en aidant les chercheurs à s’adapter à l’augmentation exponentielle des données disponibles et à la mondialisation de l’écologie scientifique.

Nous pouvons être fiers de ce qui a été réalisé, mais nous sommes également préoccupés par ce qu’il reste à faire et par la manière dont nous contribuerons à évaluer les lacunes dans les connaissances sur la biodiversité.

 

2019 a été une année de transition pour le Cesab, nous nous sommes installés à Montpellier et avons créé un nouvel écosystème, intégrant de nombreux nouveaux partenaires et expérimentant de nouveaux outils pour promouvoir la synthèse de la biodiversité. Nous avons lancé des appels conjoints avec d’autres centres de synthèse (sDiv allemand, CIEE canadien) et des acteurs scientifiques français (AFB, Labex Cemeb), nous avons organisé une formation pour les jeunes scientifiques sur la reproductibilité des données en écologie, et nous avons organisé une conférence internationale à Montpellier sur les enjeux de la conservation à grande échelle. Tout cela a été possible grâce à l’aide incroyable équipe de la FRB dédiée au Cesab, et plus généralement à la FRB, ainsi qu’au dynamisme de nos nombreux groupes de travail en cours.

 

2020 sera l’année de la consolidation de cet écosystème, de l’ouverture de nouveaux appels ambitieux à des groupes de synthèse et de l’amplification de cette dynamique. Nous avons désormais la confiance et le soutien de nos membres fondateurs ainsi que de nos partenaires, et nous essayons de travailler ensemble pour que le Cesab contribue encore plus à la synthèse de la biodiversité !

 

Meilleurs vœux pour cette nouvelle année.
Nicolas Mouquet

 

P.S. : n’hésitez pas à inviter vos collègues à s’inscrire à notre newsletter et à la partager !

 

 

LES ACTUALITÉS

 

 

LES APPELS À PROJETS

 

L’Institut canadien d’écologie et d’évolution (CIEE) et le Centre de synthèse et d’analyse sur la biodiversité (Cesab) de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) proposent un appel conjoint s’adressant à des groupes de travail constitués de chercheurs basés principalement au Canada et en France, sur le thème « La biodiversité à l’ère des changements globaux ».

Clôture de l’appel : 31 janv. 2020

 

Le Labex Centre méditerranéen environnement et biodiversité (Cemeb) et le Centre de synthèse et d’analyse sur la biodiversité (Cesab) de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) proposent de financer l’accueil de deux chercheurs au sein du Cesab pour un séjour de courte durée (2 mois minimum – 3 mois maximum).

Clôture de l’appel : 12 mars 2020, 13h

 

 

UNE OFFRE DE POST-DOCTORAT

 

  • Deep learning for poverty prediction from satellite images“, avec le groupe de travail Parsec.

Situé dans les locaux du Cesab, 5, rue de l’École de Médecine, 34000 MONTPELLIER
Clôture des candidatures : 15 février 2020
Début du contrat : Mai 2020

Voir l’offre complète

 

 

LES ÉVÉNEMENTS CESAB

 

Le Cesab a organisé une journée de réflexion inter-Labex sur le besoin de rendre les données de recherche FAIR : “Findable, Accessible, Interoperable and Reusable”.

 

  • Novembre 2019 , Montpellier – Présentation des nouveaux locaux du Cesab

Les membres fondateurs de la FRB ainsi que les partenaires locaux ont été invités au Cesab à Montpellier pour une présentation des nouveaux locaux et des actions du Cesab. Une convention de partenariat a été signée entre la FRB-Cesab et l’Université de Montpellier à cette occasion.

 

FRB-Cesab-Pelagic-Site-©-T-Letessier

Conférence scientifique en anglais du groupe de travail Pelagic, organisée avec la ZSL (Zoological Society of London) et la Fondation Bertarelli. Les présentations des différents intervenants sont disponibles sur la page de l’événement.

 

course cesab toolbox

17 étudiant(e)s, ingénieur(e)s et chercheurs/chercheuses de toute la France, sont venus assister à cette formation dans les locaux du Cesab à Montpellier. La formation était co-organisée avec le GDR EcoStat. Fort de cette réussite, le Cesab organisera une deuxième édition en 2020.

 

 

LES GROUPES DE TRAVAIL CESAB

 

 

NOUVELLES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES, GROUPE PAR GROUPE

 

Hedde M, Nahmani J, Séré G, Auclerc A & Cortet J (2019) Early colonisation of constructed technosols by macro-invertebrates. Journal of Soil and Sediments, 19, 3193–3203. doi: 10.1007/s11368-018-2142-9.

 

Catarino R, Gaba S & Bretagnolle V (2019) Experimental and empirical evidence shows that reducing weed control in winter cereal fields is a viable strategy for farmers. Scientific Reports, 9, 9004. doi: 10.1038/s41598-019-45315-8.

 

Mahaut L, Gaba S & Fried G (2019) A functional diversity approach of crop sequences reveals that weed diversity and abundance show different responses to environmental variability. Journal of Applied Ecology, 56, 1400–1409. doi: 10.1111/1365-2664.13389.

 

Metcalfe H, Hassall KL, Boinot S & Storkey J (2019) The contribution of spatial mass effects to plant diversity in arable fields. Journal of Applied Ecology, 56, 1560–1574. doi: 10.1111/1365-2664.13414.

 

Marino NAC, Céréghino R, Gilbert B, Petermann J, Srivastava DS, de Omena PM, Ospina Bautista F, Farjalla VF, Guzman LM, Romero GQ, Trzcinski MK, Barberis IM, Corbara B, Debastiani VJ, Dézerald O, Kratina K, Leroy C, MacDonald AAM, Montero G, Pillar VD, Richardson BA, Richardson MJ, Talaga S, Gonçalves AZ, Piccoli GCO & Jocqué M (2019) Species niches, not traits, determine abundance and occupancy patterns: A multi-site synthesis. Global Ecology and Biogeography, accepted. doi: 10.1111/geb.13029.

 

Pellissier V, Schmucki R, Pe’er G, Aunins A, Brereton TM, Brotons L, Carnicer J, Chodkiewicz T, Chylarecki P, del Moral JC, Escandell V, Evans D, Foppen R, Harpke A, Heliölä J, Herrando S, Kuussaari M, Kühn E, Lehikoinen A, Lindström A, Moshoj CM, Musche M, Noble D, Oliver TH, Reif J, Richard D, Roy DB, Schweiger O, Settele J, Stefanescu C, Teufelbauer N, Touroult J, Trautmann S, van Strien AJ, Swaay CAM, Turnhout C, Vermouzek Z, Vorísek P, Jiguet F & Julliard R (2019) Effects of Natura 2000 on nontarget bird and butterfly species based on citizen science data. Conservation Biology, accepted. doi: 10.1111/cobi.13434.

 

Letessier TB, Mouillot D, Bouchet PJ, Vigliola L, Fernandes MC, Thompson C, Boussarie G, Turner J, Juhel JB, Maire E, Caley MJ, Koldewey HJ, Friedlander AM, Sala E & Meeuwig JJ (2019) Remote reefs and seamounts are the last refuges for marine predators across the Indo-Pacific. PLoS Biology, 17, e3000366. doi: 10.1371/journal.pbio.3000366.

 

Communiqué de presse : Les monts sous-marins éloignés de l’Homme comme derniers refuges des prédateurs marins

 

Baylis AMM, Tierney M, Orben RA, Warwick-Evans V, Wakefield E, Grecian WJ, Trathan P, Reisinger R, Ratcliffe N, Croxall J, Campioni L, Catry P, Crofts S, Boersma PD, Galimberti F, Granadeiro J, Handley J, Hayes S, Hedd A, Masello JF, Montevecchi WA, Pütz K, Quillfeldt P, Rebstock GA, Sanvito S, Staniland IJ & Brickle P (2019) Important At-Sea Areas of Colonial Breeding Marine Predators on the Southern Patagonian Shelf. Scientific Reports, 9, 8517. doi: 10.1038/s41598-019-44695-1.

 

Dagallier LM, Janssens SB, Dauby G, Blach-Overgaard A, MacKinder BA, Droissart V, Svenning JC, Sosef MSM, Stévart T, Harris DJ, Sonké B, Wieringa JJ, Hardy OJ & Couvreur TLP (2019) Cradles and museums of generic plant diversity across tropical Africa. New Phytologist, accepted. doi: 10.1111/nph.16293.

 

(avec le groupe Free) Enquist BJ, Feng X, Boyle B, Maitner BS, Newman EA, Jorgensen PM, Roehrdanz PR, Thiers BM, Burger JR, Corlett RT, Couvreur TLP, Dauby G, Donoghue JC, Foden W, Lovett JC, Marquet PA, Merow C, Midgley G, Morueta-Holme N, Neves DM, Oliveira-Filho AT, Kraft NJB, Park DS, Peet RK, Pillet M, Serra-Diaz JM, Sandel B, Schildhauer MP, Símová I, Violle C, Wieringa JJ, Wiser SK, Hannah L, Svenning JC & McGill BJ (2019) The commonness of rarity: Global and future distribution of rarity across land plants. Science Advances, 5, eaaz0414. doi: 10.1126/sciadv.aaz0414.

 

Stévart T, Dauby G, Lowry PP, Blach-Overgaard A, Droissart V, Harris DJ, MacKinder BA, Schatz GE, Sonké B, Sosef MSM, Svenning JC, Wieringa JJ & Couvreur TLP (2019) A third of the tropical African flora is potentially threatened with extinction. Science Advances, 5, eaax9444. doi: 10.1126/sciadv.aax9444.

 

Communiqué de presse : La synthèse de données au service de la flore tropicale africaine menacée

 
 

Retrouvez l'intégralité des publications scientifiques liées au Cesab

 
 
 
LES ACTUALITÉS DES GROUPES EN COURS

 

  • DiveRS, Stratégies reproductives et diversité : comment l’évolution des modes de reproduction et des traits associés affectent la diversité des plantes?
    Porteurs de projet : Sylvain GLEMIN – CNRS Montpellier (France); Jos KAFER – CNRS Lyon (France)

 

Deuxième réunion : 4 au 8 novembre 2019, prochaine réunion : 25 au 29 mai 2020.

 

Nouveau post-doctorant DiveRS – Andrew HELMSTETTER

Andrew s’intéresse à l’utilisation des approches phylogénétiques et génétiques des populations pour comprendre les origines de la diversité. Il pose des questions liées à la répartition de la diversité au sein des espèces, entre les régions géographiques et dans l’arbre de vie. Ses recherches portent sur une variété de groupes d’étude, des poissons aux plantes. Il sera basé au Cesab à Montpellier.

 

  • Forcis, Réponse des foraminifères au stress climatique: évaluer les changements de la biodiversité du zooplancton calcifiant en réponse à des facteurs de stress multiples
    Porteur de projet : Thibault de GARIDEL-THORON – CEREGE, CNRS (France)

 

Deuxième réunion : 9 au 13 décembre 2019, prochaine réunion : 11 au 15 mai 2020.

 

Nouveau post-doctorant Forcis – Sonia CHAABANE

Les principales missions de Sonia sont la gestion, la standardisation et l’homogénéisation de la base de données mondiale des foraminifères planctoniques vivants, l’amélioration de la calibration des modèles foraminifères (par exemple Foramclim) et/ou le développement d’autres approches de modélisation avec les membres du groupe. Elle sera basée au Cerege (Aix-en-Provence).

 

  • Free – co-financé par EDF, Causes et conséquences de la rareté fonctionnelle du local au global
    Porteurs de projet : Cyrille VIOLLE – CEFE-CNRS (France) ; Caroline TUCKER – Université du Colorado (USA)

 

Deuxième réunion : 13 au 17 mai 2019, prochaine réunion : 20 au 24 janvier 2020.

 

  • JustConservation, Vers une “conservation juste” : lier théories et pratiques de la justice dans la conservation de la biodiversité
    Porteur de projet: Brendan COOLSAET– Université Catholique de Lille (France)

 

Première réunion : 10 au 14 juin 2019, prochaine réunion : 22 au 26 juin 2020.

 

Valorisation au travers d’un article dans la collection Inspirante Biodiversité : “Comment le vieux porc Souabe a rendu leur dignité aux éleveurs allemands de Hohenlohe” 

 

  • Parsec, Création de nouveaux outils pour le partage et la réutilisation des données grâce à une étude trans-nationale des impacts socio-économiques des aires protégées
    Porteur de projet : Nicolas MOUQUET – MARBEC, CNRS Montpellier, FRB (France)

 

Première réunion : 7 au 11 octobre 2019, prochaine réunion : Juin 2020.

 

Parsec a été sélectionné à l’issue de l’appel à projets “Innovation en matière d’e-infrastructure à vocation scientifique (SEI)” du Belmont Forum. Le projet réunit plusieurs partenaires de France (FRB, Université de Toulouse), du Brésil (Université de São Paulo), des États-Unis (American Geophysical Union – AGU) et du Japon (National Institute of Information and Communications Technology – NIICT).

 

  • Score-Reef – co-financé par l’AFB, Variabilité spatiale et temporelle des récifs coralliens du monde : causalités, idiosyncrasie et implications pour le développement des indicateurs écologiques
    Porteurs de projet: Valeriano PARRAVICCINI – EPHE (France) ; Mehdi ADJEROUD – IRD (France)

 

Première réunion : du 23 au 27 septembre 2019, prochaine réunion : du 27 avril au 1er mai 2020.

 

Nouveau post-doctorant Score-Reef – Simon BRANDL

Les principaux intérêts de recherche de Simon portent sur la biodiversité et le fonctionnement des écosystèmes marins, en particulier les poissons et les récifs coralliens tropicaux. Il a obtenu son doctorat de l’Université James Cook en Australie en 2016 et a fait deux postdocs par la suite. Il est basé à l’EPHE (Perpignan).

 

 

ACTUALITÉS DES GROUPES PASSÉS

 

  • Netseed – groupe fini en 2014, Agrobiodiversité et réseaux sociaux : comment les systèmes d’échange de semences agissent sur la diversité des plantes domestiquées
    Porteur de projet: Doyle McKEY – Université de Montpellier/CNRS (France)

 

Le groupe Mires (Interdisciplinary Methods on Seed Exchange Networks), qui a débuté en 2012, a intégré davantage de mathématiciens et de généticiens dans ses rangs. Ce groupe de 30 chercheurs comprend neuf anciens chercheurs du groupe NetSeed, et sur les six personnes qui dirigent ce groupe, trois sont des anciens de NetSeed. En 2018, le GDR Réseaux, Sociétés et DiVersité (ReSoDiV) rassemble 51 spécialistes de 15 UMR CNRS, IRD, Cirad et Inra en sciences humaines et sociales et en sciences de la vie, dont neuf qui ont participé à NetSeed. Ce réseau, en relation avec NetSeed et Mires, ouvre ses thématiques sur le mouvement des animaux.

 

  • Rainbio – groupe fini en 2017, Dynamique de la forêt tropicale en Afrique : implications pour la conservation de la biodiversité tropicale
    Porteur de projet : Thomas COUVREUR – IRD Montpellier (France)

 

Thomas Couvreur a reçu une bourse ECR (European Research Council) de 1 950 000 € pour travailler sur le projet Global : “Diversification des forêts tropicales humides : une approche GLOBALE” pendant 5 ans. Le projet vise à répondre à deux questions principales : Quels processus évolutifs déterminent la diversité des forêts tropicales humides (FTH) ? Quel sera l’impact l’extinction des espèces lié à l’action de l’homme sur l’histoire évolutive de ces forêts ? Le projet se focalisera sur l’une des familles de plantes tropicales les plus importantes au sein des FTH, les Annonacées avec ~ 2 500 espèces distribuées dans toutes les forêts tropicales du monde. Il assemblera des données sur la géographie, la génétique, l’écologie, la morphologie et la chimie des feuilles pour toutes les espèces. En parallèle, le projet reconstruira des données paléoclimatiques spatialisées pour les tropiques au cours des 100 derniers millions d’années. Enfin, il générera une phylogénie moléculaire datée dans le temps des Annonacées pour tester les hypothèses sur la diversification des FTH sur le plan global. Toutes les données seront ensuite intégrées à l’aide d’approches comparatives statistiques innovantes pour élucider l’histoire évolutive des FTH à des niveaux de précision jamais atteints. GLOBAL fournira de meilleures des données importantes pour les politiques de conservation, et établira la nouvelle norme pour les études sur l’évolution des FTH applicables à d’autres familles majeures tropicales

 

 

LES AFTER

 

Les groupes de travail peuvent trouver au Cesab les moyens et l’espace nécessaires pour organiser une réunion supplémentaire, une fois les trois ans de financement écoulé.

 

  • Pelagic – Projet terminé en 2017, After en 2019. Prioriser les aires marines de conservation pour les vertébrés ayant une importance écologique et mondiale : une synthèse des meilleurs connaissances disponibles pour nourrir les politiques de gestion
    Porteur de projet : David MOUILLOT – Université de Montpellier (France)

 

  • Actias – Projet terminé en 2019, After en 2020.Patrons globaux de diversité, distribution et singularité évolutive chez les insectes. Que peut-on apprendre de deux des familles les mieux connues de Lépidoptères ?
    Porteur de projet : Rodolphe ROUGERIE – MNHN (France)

 

  • Afrobiodrivers – Projet terminé en 2019, After en 2020. Dynamique de la biodiversité africaine : interactions entre processus écologiques et actions de conservation.
    Porteur de projet : Hervé FRITZ – CNRS, UCB Lyon (France)

 

 

CALENDRIER DU 1ER SEMESTRE 2020

 

 

 

À PROPOS DU CESAB

 

 

Plus d'informations sur le Cesab

[Cesab] Bonnes pratiques pour une recherche reproductible en écologie numérique

Le Cesab de la FRB et le GDR EcoStat proposent une formation sur cinq jours intitulée Bonnes pratiques pour une recherche reproductible en écologie numérique. L’objectif de cette formation est de former de jeunes chercheurs / chercheuses aux outils de reproductibilité, de développement logiciel et de gestion de versions (e.g. R, git, markdown, tidyverse) appliqués à la recherche en biodiversité.
 
 
Cette formation, dispensée en français, sera ouverte aux jeunes chercheurs / chercheuses évoluant dans le domaine de la biodiversité (doctorant(e)s, post-doctorant(e)s, ingénieur(e)s). Les pré-inscriptions se font en remplissant le formulaire disponible via le lien ci-dessous et se clôtureront le vendredi 8 novembre 2019, à minuit. Le nombre de places étant limité, les inscriptions seront confirmées au plus tard le mercredi 13 novembre 2019.
 
 
Le prix de la formation s’élève à 350 € pour la semaine et inclut les repas du midi. Les frais de transport, d’hébergement et les repas du soir sont à la charge des participant(e)s. Les étudiant(e)s appartenant aux laboratoires membres du GDR EcoStat peuvent, solliciter une aide financière de la part du GDR.
 
 
Liste des intervenants (par ordre alphabétique) :
  • Nicolas CASAJUS (FRB-Cesab)
  • Stéphane DRAY (CNRS LBBE)
  • Olivier GIMENEZ (CNRS Cefe)
  • Loreleï GUÉRY (IRD Marbec)
  • François GUILHAUMON (IRD Marbec)
  • Nina SCHIETTEKATTE (EPHE Criobe)

[FRB-Cesab] Première formation au Cesab

Du 2 au 6 décembre derniers, le Cesab de la FRB et le GDR EcoStat ont organisé une formation intitulée Bonnes pratiques pour une recherche reproductible en écologie numérique.

 

17 étudiant(e)s, ingénieur(e)s et chercheurs/chercheuses de toute la France, sont venus assister à cette formation dans les locaux du Cesab à Montpellier.

 

Nicolas CASAJUS (FRB-Cesab), Stéphane DRAY (CNRS LBBE), Olivier GIMENEZ (CNRS Cefe), Loreleï GUÉRY (IRD Marbec), François GUILHAUMON (IRD Marbec), Nina SCHIETTEKATTE (EPHE Criobe) ont présenté les outils indispensables pour une recherche reproductible (git/GitHub, rmarkdown, drake, packages R, etc.). Les participants ont mis en pratique les connaissances acquises en début de formation lors de projets en sous-groupes. Tous sont repartis satisfaits de cette expérience.

 

Fort de cette réussite, le Cesab organisera une deuxième édition en 2020. Abonnez-vous à la newsletter de la FRB et de son Cesab pour être tenu informés.

 

Formation Cesab décembre 2019

[FRB-Cesab] Deux appels ouvrent en ce début décembre 2019

  • Lancement de l’appel FRB-Cesab / CIEE

La biodiversité à l’ère des changements globaux

 

L’Institut canadien d’écologie et d’évolution (CIEE) et le Centre de synthèse et d’analyse sur la biodiversité (Cesab) de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) proposent un appel conjoint s’adressant à des groupes de travail constitués de chercheurs basés principalement au Canada et en France, sur le thème « La biodiversité à l’ère des changements globaux ».

 

Deux groupes de travail de huit chercheurs seront financés pour deux réunions chacun (la première en 2020 à Vancouver – Canada ; la seconde en 2021 à Montpellier – France).

 

Les propositions complètes seront à envoyer au plus tard le 31 janvier 2020 et les résultats seront annoncés le 06 mars 2020.

 

Consultez la page de l’appel.

 

  • Appel FRB-Cesab/CeMEB : ouverture le 9 décembre 2019

Invitation de chercheurs étrangers – séjour courte durée (2-3 mois)

 

Le Labex Centre méditerranéen environnement et biodiversité (CeMEB) et le Centre de synthèse et d’analyse sur la biodiversité (Cesab) de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) proposent de financer l’accueil de deux chercheurs au sein du Cesab pour un séjour de courte durée (2 mois minimum – 3 mois maximum).

 

Les propositions complètes seront à envoyer au plus tard le 12 mars 2020 et les résultats seront annoncés le 15 mai 2020.

 

Consultez la page de l’appel.

[FRB-Cesab] Défis et opportunités de la conservation de la biodiversité à grande échelle

Le groupe de travail Pelagic du Centre de synthèse et d’analyse de la biodiversité (Cesab) vous convie à Montpellier pour un symposium en anglais le vendredi 29 novembre 2019. Au cours de cette journée, un groupe de chercheurs internationaux présentera les nouveaux défis associés à la surveillance de la faune et des activités humaines dans les aires protégées à l’aide des technologies les plus récentes. 

 

Comité d’organisation :

  • David MOUILLOT (Université de Montpellier,FR)
  • Tom LETESSIER (Zoological Society of London, UK)

 

Intervenants :

  • Jessica MEEUWIG (University of Western Australia, AU)
  • Tom LETESSIER (Zoological Society of London, UK)
  • Marc CHAUMONT (LIRMM Montpellier, FR)
  • Ana NUNO (University of Exeter, UK)
  • Rachel JONES (Zoological Society of London, UK)

La synthèse de données au service de la flore tropicale africaine menacée

Il y a deux ans, une trentaine de chercheurs nationaux et internationaux rendaient public Rainbio une base de données unique en libre accès, offrant le premier état des lieux jamais réalisé sur la flore d’Afrique tropicale. Cette synthèse d’envergure a été réalisée au Cesab de la FRB, un centre de synthèse unique en France permettant de rassembler de très nombreuses informations dépassant les simples jeux de données collectés lors de travaux individuels.

   Grâce au Cesab, mis en place il y a 10 ans par la FRB, l’équipe de recherche menée par Thomas Couvreur – chercheur à l’IRD – a pu enregistrer plus de 600 000 occurrences végétales en Afrique tropicale, provenant de plus de 25 000 espèces de plantes vasculaires.

 

Ce mois-ci, trois études s’appuyant de façon directe ou indirecte sur la base de données Rainbio ont dévoilé des résultats sans précédent sur l’état et le devenir de la flore africaine ainsi que sur les espèces rares à l’échelle mondiale.

 

 

  • Plus d’un tiers des plantes sur terre sont considérées comme extrêmement rares et menacées par le changement climatique et le changement d’usage des Terres

 

Pour la première fois à l’échelle planétaire, une étude parue le 27 novembre dans la revue Science Advances a pu déterminer que 36,5 % des 435 000 espèces végétales de la Terre sont à considérer comme extrêmement rares. Ces résultats sont basés sur BIEN, une immense base de données ayant intégré Rainbio. Les scientifiques ont localisé les régions qui les abritent et conclu qu’elles se situent majoritairement dans des régions climatiques stables. Or les événements extrêmes provoqués par le changement climatique risquent de bouleverser ces climats et avoir un impact majeur sur les espèces rares. D’après les prévisions, les Andes méridionales et l’Asie du Sud-Est devraient enregistrer les plus fortes baisses. Le changement d’usage des terres fait aussi partie des grandes menaces. Si rien n’est fait pour préserver la flore rare planétaire dans les années à venir, c’est environ 158 000 espèces de plantes qui sont menacées d’extinction.

 

Enquist, B.J., Feng, X., Boyle, B., Maitner, B., Newman, E.A., Jørgensen, P.M., Roehrdanz, P.R., Theirs, B.M., Burger, J.R., Corlett, R. and Donoghue, J.C., 2019. The commonness of rarity: Global and future distribution of rarity across land plants. Science Advances5(11). DOI: 10.1126/sciadv.aaz0414

 

Rainbio Cesab CP

Fig. Where are rare species distributed geographically?

 

 

  • Près d’un tiers de la flore tropicale africaine est menacée d’extinction

 

Le 20 novembre dernier sortait la première évaluation du statut de conservation préliminaire réalisée de la flore tropicale africaine. L’article a révélé que près d’un tiers – 31,7 % – de cette flore pourrait être menacé d’extinction. En superposant les cartes de distribution des espèces et celles de l’utilisation des terres – des plus préservés aux plus exploitées – réalisées à partir de la base de données Rainbio, les chercheurs sont parvenus pour la première fois, à évaluer le statut de conservation potentiel de la flore tropicale à l’échelle du continent. « Cette étude constitue la première évaluation du statut de conservation potentiel de la flore à une échelle continentale, suivant la méthodologie de l’UICN », souligne Thomas Couvreur, botaniste à l’IRD qui a coordonné l’étude. « Ces évaluations pourraient fournir des informations cruciales pour améliorer la gestion de la biodiversité et favoriser un développement économique durable en Afrique. »

 

Stévart, T., Dauby, G., Lowry, P.P., Blach-Overgaard, A., Droissart, V., Harris, D.J., Mackinder, B.A., Schatz, G.E., Sonké, B., Sosef, M.S.M. and Svenning, J.C., 2019. A third of the tropical African flora is potentially threatened with extinction. Science Advances5(11). DOI: 10.1126/sciadv.aax9444

 

Fig. Spatial distribution of threatened plant species across tropical Africa.

 

 

  • Du rôle vital joué par les montagnes pour la biodiversité végétale tropicale africaine

 

Dans l’étude parue dans la revue New phytologist le 30 octobre dernier, les scientifiques ont pu déterminer où les plantes d’Afrique tropicale se diversifient et persistent au cours du temps en s’appuyant sur la base de données Rainbio. Leur étude souligne le rôle vital joué par les montagnes agissant simultanément comme berceaux et lieux de persistance de la biodiversité végétale tropicale africaine. En revanche, les forêts tropicales des basses terres de l’Afrique de l’Ouest et Centrale servent principalement de musées, pour la diversité générique (i.e. régions où les genres persistent au cours du temps). Ces résultats permettent de comprendre la répartition de la biodiversité et les stratégies de conservation au niveau de la région.

 

Dagallier, L.P.M., Janssens, S.B., Dauby, G., Blach‐Overgaard, A., Mackinder, B.A., Droissart, V., Svenning, J.C., Sosef, M.S., Stévart, T., Harris, D.J. and Sonké, B., 2019. Cradles and museums of generic plant diversity across tropical Africa. New Phytologist. DOI: 10.1111/nph.16293

 

Rainbio Cesab CP

Fig. Map of the protected areas of Africa overlaid onto categorical analysis of neo- and paleo-endemism (CANAPE) results.

[CESAB] Le projet FAIR_Data est accueilli au Cesab

Le Cesab de la FRB est une structure de recherche au rayonnement international ayant pour objectif est de mettre en œuvre des travaux innovants de synthèse et d’analyse des jeux de données déjà existants dans le domaine de la biodiversité.

Dans ses locaux montpelliérains, le Cesab offre à présent à des chercheurs l’opportunité de se retrouver pour avancer sur leurs projets mêlant synthèse de données et biodiversité. Il inaugure aujourd’hui cette nouvelle formule avec l’accueil du projet FAIR, dont il est partenaire.

 

La nécessité croissante de rendre les données de la recherche “Découvrables, Accessibles, Interopérables et Réutilisables” (en anglais : Findable, Accessible, Interoperable and Reusable, d’où les principes des données FAIR) a conduit à la constitution d’un groupe de réflexion au sein de la communauté académique montpelliéraine. L’objectif de ce groupe est de décliner les principes des données FAIR et d’élaborer des procédures permettant de les mettre en œuvre dans différents champs disciplinaires : biodiversité/écologie, agronomie, sciences de l’ingénieur, sciences humaines et sociales. Il a été constitué au printemps 2019 à l’initiative des LabEx CeMEB, NUMEV, Agro et de l’institut de convergence DigitAg.

 

Le groupe de réflexion se réunit aujourd’hui pour la seconde fois dans l’objectif de concevoir un plan de gestion des données et d’identifier les ressources terminologiques (métadonnées, vocabulaires contrôlés) pertinents pour aboutir à des jeux de données “FAIR”.

 

 

Principal Investigator :

Eric GARNIER (CNRS)

 

Participants :

Cédric BOURRASSET – ATOS ; Sophie BOUTIN – Université de Montpellier ; Marie-Christine CORMIER SALEM – AGROPOLIS ; Olivier GIMENEZ – CNRS ; François GREGOIRE – ATOS ; Mylène JONQUET – LIRMM ; Carole KERDELHUE – INRA ; Anne LAURENT – Université Montpellier ; Emmanuel LE CLEZIO – Université Montpellier ; Nicolas MOUQUET – CNRS-FRB ; Loïc MAISONNASSE – ATOS ; Antoine OLGIATI – ATOS ; Andrea PARMEGGIANI – Université Montpellier  ; Pierre PERE – IRSTEA ; Pascal PONCELET – LIRMM ; Lionel TORRES – Université Montpellier ; Olivier TORRES – UPV.

 

[Communiqué] Publication dans PLoS Biology des travaux du groupe Cesab Pelagic

À la suite des travaux menés par le groupe de travail Pelagic, co-financé par la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) accompagné par son Centre de synthèse et d’analyse sur la biodiversité (Cesab), une étude a été menée sur l’impact des activités humaines sur les prédateurs marins. Elle a mis en évidence, dans une publication scientifique publiée le 6 août 2019 dans PLoS Biology, que les prédateurs marins se regroupent principalement sur des récifs isolés et des monts sous-marins situés à plus de 1 250 km des ports de pêche.

 

Cette étude a été menée par une équipe internationale, dirigée par la Société zoologique de Londres (ZSL), de 15 chercheurs de 12 instituts de recherche différents, parmi lesquels l’Université de Montpellier et l’IRD.

 

Consultez le communiqué de presse.

 

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Références de l’article :

Letessier TB, Mouillot D, Bouchet PJ, Vigliola L, Fernandes MC, Thompson C, et al. (2019) Remote reefs and seamounts are the last refuges for marine predators across the Indo-Pacific. PLoS Biol 17(8): e3000366. https://doi.org/10.1371/journal.pbio.3000366

[Cesab] Appel à projets CESAB- sDiv SYNERGY

 

 

Le Cesab et le sDiv sont des instruments de la FRB (Fondation française pour la recherche sur la biodiversité) et de l’iDiv allemand (centre de recherche allemand sur la biodiversité). Ces deux centres accueillent des groupes de chercheurs travaillant sur une meilleur utilisation des données, des informations et des connaissances existantes pour favoriser une réflexion synthétique dans le domaine de la recherche sur la biodiversité. Ils lancent un appel conjoint appelé “synergy ” pour financer deux groupes  de 5 à 7 chercheurs qui partageront leurs réunions entre les deux centres.

 

Le thème principal de l’appel est “Coexistence et stabilité dans les communautés à haute diversité”. La théorie moderne de la coexistence fournit un cadre utile pour comprendre la coexistence des espèces dominantes, mais elle se limite à quelques espèces en interaction et n’est ni prédictive ni extensible à des contextes nouveaux ou réels. Cet appel conjoint vise à favoriser une synthèse pour comprendre la coexistence et la stabilité dans des communautés typiques à haute diversité qui sont souvent composées d’un nombre relativement faible d’espèces dominantes et de nombreuses espèces à faible abondance. Les approches de modélisation, à la fois mécanistes et statistiques, pourront être nouvelles ou élargir les cadres existants. 

 

Une pré-sélection de projets sera opérée par les membres des comités scientifiques de la sDiv et du Cesab , dans un délai de deux semaines après la réception des pré-propositions. 

 

Plus d’informations sur l’appel à projet (en anglais).

 
Contact : cesab@fondationbiodiversite.fr 

[Cesab] Postdoctorat Score-Reef

Localisation: CRIOBE – Perpignan, France et FRB – CESAB – Montpellier, France 

Salaire: 2250€ / mois

Contrat: 2 ans, temps plein

Date limite des candidatures: 31 juillet 2019

Date de prise de poste : 1er octobre 2019

 

Le projet CESAB Score-Reef  est à la recherche d’un écologiste travaillant sur des récifs coralliens, motivé pour contribuer à un projet d’étude sur l’état et les tendances des communautés benthiques et des poissons des récifs coralliens dans l’espace et le temps. L’objectif final du projet est d’évaluer la performance des indicateurs écologiques existants sur les récifs coralliens. Les résultats de ce projet auront un impact sur le réseau de surveillance existant dans les territoires français d’outre-mer. 

 

Le poste est un post-doc de 2 ans et le projet est financé par le CESAB à Montpellier (France). Les coordinateurs du projet – V. Parravicini (EPHE) et M. Adjeroud (IRD) – sont tous deux basés à Perpignan (France) et le post-doc devra être basé au CRIOBE à Perpignan, au moins pendant la première année du contrat.

 

 

Retrouvez la description complète de l’offre ici (en anglais). 

[Cesab] Postdoctorat DiveRS

Localisation: FRB – CESAB, 5, rue de l’École de Médecine, 34000 Montpellier, France

Salaire: 2250€ / mois

Contrat: 2 ans, temps plein

Date limite des candidatures: 31 août 2019

Date de prise de poste : 1er novembre 2019

 

Le projet CESAB DiveRS est à la recherche d’un postdoctorant sur deux ans pour travailler sur l’évolution du système de reproduction des angiospermes. Le projet est le fruit d’un effort de collaboration de 15 chercheurs de différentes nationalités pour comprendre comment l’évolution du système de sélection des plantes est liée à l’évolution d’autres caractères, ainsi qu’à la spéciation et à l’extinction. 

 

 

Retrouvez la description complète de l’offre ici (en anglais). 

[Appel à projet] Lancement de l’appel à projets thématique Cesab !

(In English bellow)

 

 Le Cesab (Centre de synthèse et d’analyse sur la biodiversité) a été créé en 2010 par la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) pour promouvoir les activités de recherche de haut niveau consacrées à la synthèse des idées et à l’analyse des données dans le domaine de la biodiversité.

Tout savoir sur le Cesab de la FRB

 

 

La FRB, avec le soutien de l’Agence française pour la biodiversité (AFB), appelle la communauté de recherche à soumettre des projets de recherche et d’analyse portant sur les perturbateurs endocriniens et leurs liens avec la biodiversité, basés sur l’analyse et la synthèse de données existantes. Seront considérés les projets qui s’intéresseront à des enjeux divers relatifs à ce thème, conformément aux précisions données en annexe de l’appel.

 

L’objectif principal du Cesab est de faciliter la production de nouvelles connaissances à partir de données existantes. Il soutient les groupes d’experts internationaux qui partagent leurs expertises et mettent en commun les données disponibles, en prenant en charge l’organisation des réunions, un appui à la communication et à l’analyse de données ainsi qu’un(e) post-doctorant(e) qui accompagnera le projet.
Depuis 2019, le Cesab est localisé à Montpellier.

 

Une pré-sélection de projets sera opérée par les membres du Comité scientifique du Cesab, dans un délai de deux semaines après la réception des pré-propositions.

Celles-ci devront être soumises exclusivement par mail à cesab@fondationbiodiversite.fr.

 

 

 

 

CESAB (Centre for the Synthesis and Analysis of Biodiversity) was created in 2010 by the Foundation for Biodiversity Research (FRB) to promote high-level research activities dedicated to the synthesis of ideas and data analysis in the field of biodiversity.

All information about CESAB.

 

The FRB, with the support of the French Agency for Biodiversity (AFB), calls on the French research community to submit research and analysis projects in the field of endocrine disruption and its links with biodiversity, based on the analysis and synthesis of existing data. Projects will be considered if they address various issues related to this theme, in accordance with the details given in the annex to this call.

 

The main objective of CESAB is to facilitate the production of new knowledge from existing data. It supports international expert groups that share their expertise and share available data, by organizing meetings, supporting communication and data analysis, and a post-doctoral fellow who will accompany the project. Since 2019, CESAB has been located in Montpellier.

 

A pre-selection of projects will be made by the members of the CESAB Scientific Committee within two weeks of receipt of the pre-proposals. These must be submitted exclusively by email to cesab@fondationbiodiversite.fr.

 

 

 

Présentation du Cesab de la FRB

Programme phare de la FRB, le Cesab (CEntre de Synthèse et d’Analyse sur la Biodiversité) est une structure de recherche au rayonnement international dont l’objectif est de mettre en œuvre des travaux innovants de synthèse et d’analyse des jeux de données déjà existants dans le domaine de la biodiversité.

 

Découvrez, dans les ressources ci-dessous, la plaquette de présentation du Cesab.

Faire progresser l’écologie en intégrant des données à travers le monde

« En comprenant notre planète, nous avons la possibilité de la sauver.» soulignait récemment le scientifique E.O Wilson. À l’heure où 80 % des espèces mondiales n’ont pas encore été nommées et décrites, un long chemin reste encore à parcourir pour comprendre la vie sur Terre. Une telle compréhension dépendra non seulement de nouvelles initiatives de recherche audacieuses, mais aussi de nouvelles façons de recueillir, organiser, intégrer, visualiser et partager des données entre les disciplines, les domaines et les limites géographiques.

 

À l’occasion de la venue en France de William Michener, grand expert de la gestion de données sur la biodiversité, le Cesab (CEntre de Synthèse et d’Analyse sur la Biodiversité) de la FRB a organisé un séminaire à l’Inra mercredi 11 avril 2018. Ce séminaire a été l’occasion de réfléchir à la manière de développer les bases de données et les connaissances nécessaires pour comprendre notre planète. Les présentations, suivies d’une table ronde, porteront sur :

  • L’évolution du milieu scientifique et comment les «anciennes» et «nouvelles» données sont essentielles pour améliorer nos connaissances ;
  • L’intégration des données de manière globale et à travers les disciplines scientifiques pour comprendre et soutenir les écosystèmes de notre planète ;
  • La manière dont les approches novatrices des technologies de l’information aident à mieux comprendre la biodiversité ;
  • La transformation de la biodiversité et des mesures écologiques en informations pouvant être exploitées par les scientifiques, les gestionnaires de ressources et les décideurs.

 

Cet événement est organisé en partenariat avec le PNDB (Pôle national de données de biodiversité).