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Biodiversité, no(s) futur(es)

À travers douze nouvelles et une narration atypique qui permet une lecture à plusieurs niveaux, Biodiversité : No(s) futur(es) nous invite à retracer l’incroyable trajectoire du vivant et à enrichir nos imaginaires sur la Nature ainsi que sur notre manière d’habiter le monde.

 

Le lecteur suit Sécotine Fluet, une chercheuse en philosophie des sciences du vivants, de sa naissance à 2050. À travers des sauts dans le temps, à rebours et dans le futur explorez les relations entre l’humanité et la biodiversité. 

 

Fondées sur des constats scientifiques authentiques, les auteurs et auteures y mêlent la fiction pour les ancrer dans le réel. Nous incitant ainsi à changer nos visions du monde. Ces douze nouvelles sont autant d’alertes pour une prise de conscience collective et massive et pour un changement transformateur de nos habitudes de vie afin de renouer des liens avec le reste des vivants et cesser de détruire notre maison commune.

 

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Azote réactif : le baiser du diable
Par Hélène Soubelet

 

La synthèse chimique des engrais azotés a permis une augmentation des rendements agricoles et le développement d’une agriculture intensive. Mais cette avancée, présentée longtemps comme un progrès, a été accompagnée d’effets secondaires insidieux et irréversibles, sur les écosystèmes, la biodiversité, les humains. En 2011, un très gros rapport scientifique a alerté la communauté internationale, ses constats étaient accablants. Mais l’inertie générale, les intérêts particuliers trop forts ont enrayé les mécanismes qui auraient permis de trouver des solutions durables pour éviter le pire et empêcher le déséquilibre du cycle biologique de l’azote. Y aura-t-il un sursaut en 2050 ?

 

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Cultiver la biodiversité pour récolter des denrées alimentaires, la sécurité alimentaire et la durabilité

Dans un contexte agricole et alimentaire tendu, la transition du système alimentaire vers des processus et pratiques plus soutenables est souvent remise en question. Une série de découvertes en écologie et en agriculture suggère que la biodiversité, tant spécifique que génétique, peut aider à résoudre les problèmes de durabilité auxquels est confrontée l’agriculture intensive moderne. De la parcelle au pays, cette étude démontre les avantages apportés par une diversification des cultures (variétale, spécifique, paysagère) par rapport à l’agriculture intensive conventionnelle

 

La modernisation de l’agriculture a entraîné une réduction de la diversité génétique des espèces utilisées. Celle-ci est pourtant la clé pour une agriculture plus adaptée au changement climatique, à une nutrition plus équilibrée, à des pratiques plus durables pour l’environnement et la santé humaine. Cette diversification permet des rendements plus élevés et plus stables, un moindre recours aux engrais et aux pesticides, un besoin moins important en terres cultivables et des apports nutritionnels plus équilibrés.

 

 

Les messages-clés de la publication

 

La sélection moderne  favorisé l’uniformité pour une productivité maximale en monoculture, elle a ainsi délaissé les caractères permettant à des espèces ou variétés de coexister. La production alimentaire mondiale est dominée par quelques espèces dont l’effondrement serait catastrophique pour la sécurité alimentaire, en plus des impacts environnementaux et sanitaires que leur culture entraîne.  Face à cette uniformisation, que retenir de la diversification des cultures

 

  • La diversification des cultures dans l’espace et dans le temps (rotations, cultures de couvertures, intercalaires, pièges ou répulsives, paysages) a le potentiel d’augmenter considérablement la stabilité, la sécurité et la fiabilité de la production alimentaire, tout en réduisant les risques de pollutions (moindre utilisation d’engrais et de pesticides) et les risques pour la santé humaine (pollutions, régimes alimentaires). 

 

  • Comparé aux autres solutions la diversité des espèces cultivées présente l’effet le plus important pour stabiliser la production. Vient ensuite l’irrigation. La fertilisation, quant à elle, n’a pas démontré d’effet significatif sur la stabilité des rendements. 

 

  • De très nombreux travaux démontrent les avantages de cette diversification des cultures : stabilité de la production, meilleure nutrition, réduction du besoin de nouvelles terres cultivables, amélioration de la fertilité des sols, renforcement du biocontrôle sur ravageurs, moindre recours aux pesticides et engrais, meilleurs rendements, gain de productivité beaucoup plus rapides que la sélection génétique conventionnelle, etc. et meilleure compétitivité par rapport aux monocultures.  

 

  • Toutefois cette diversification est limitée à cause d’un manque d’investissements. Il semble donc important de faciliter la formation des agriculteurs, poursuivre la recherche sur les meilleures combinaisons spécifiques et variétales et les meilleures échelles spatio-temporelles et proposer de nouvelles machines agricoles adaptées à cette diversité.