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La FRB en action

IPBES

La Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) accueille le secrétariat scientifique du comité français pour l’Ipbes, la plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques, qui a pour missions :

  • Promouvoir la mobilisation des experts français dans les travaux de l’Ipbes.
    La FRB mobilise son réseau d’expertise sur la biodiversité, comprenant de nombreuses disciplines issues de la recherche ou des pratiques et techniques. Les experts participent à l’Ipbes dans les groupes d’experts ou équipes spéciales. Hors de l’Ipbes, ils ont un rôle important de relecteur (examen par les pairs).

 

  • Appuyer les représentants français à l’Ipbes lors des plénières.
    La FRB apporte un appui scientifique et technique au gouvernement pour les négociations sur l’Ipbes depuis 2011, aussi bien pour la mise en place de la Plateforme (procédures) que pour les discussions sur ses livrables, comme les résumés pour décideurs des évaluations.

 

  • Relayer les travaux de l’Ipbes au niveau national, mais aussi régional, en coordination avec ses homologues européens.
    La FRB travaille avec ses réseaux de chercheurs et d’acteurs socio-économiques, notamment le Cos, pour relayer les messages pertinents de l’Ipbes dans le contexte français, dans un format approprié en fonction des acteurs.
Contact FRB

Agnès HALLOSSERIE

FicheMail

Qu'est-ce que l'Ipbes ?

La Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (Ipbes) est un organe intergouvernemental indépendant créé par les États membres en 2012. Il fournit aux décideurs des évaluations scientifiques objectives de l’état des connaissances sur la biodiversité de la planète, les écosystèmes et leurs bénéfices pour les individus, ainsi que les outils et les méthodes pour protéger et utiliser de manière durable ces ressources naturelles vitales.

 

La mission de l’Ipbes est de renforcer, grâce à la science, les connaissances qui serviront de fondement à la formulation de meilleures politiques pour la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité, le bien-être à long terme des populations et le développement durable. Dans une certaine mesure, l’Ipbes accomplit pour la biodiversité ce que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) accomplit pour le changement climatique.

 

De l’importance de l’Ipbes

 

La biodiversité et les bienfaits de la nature pour les populations influent sur presque tous les aspects du développement humain et sont essentiels à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD, définis par l’Organisation des Nations Unies). Ils aident à produire de la nourriture, de l’eau propre, à réguler le climat et même à maîtriser les maladies. Pourtant, ces ressources s’épuisent et se dégradent, bien plus rapidement qu’à tout autre moment de l’histoire de l‘humanité.

 

L’Ipbes est unique : elle mobilise les connaissances spécialisées de toutes les disciplines scientifiques et des communautés de savoir, fournissant des données pertinentes pour les politiques publiques et accélérant ainsi leur mise en œuvre aussi bien au niveau du gouvernement que du secteur privé et de la société civile.

 

Plus d’informations sur www.ipbes.net/about

Les axes de travail de l'Ipbes

Les axes de travail de l’Ipbes peuvent être regroupés en trois domaines complémentaires :

 

  • Évaluations et appui aux politiques :
    Conduire des évaluations sur des thématiques spécifiques (ex. « Pollinisateurs, Pollinisation et Production alimentaire ») ou des questions méthodologiques (ex. « Scénarios et modélisation ») à l’échelle régionale et mondiale (ex. « Évaluation mondiale de la biodiversité et des services écosystémiques ») ; identifier les outils et méthodologies pertinents pour les politiques, dont les scénarios et modèles ; faciliter l’utilisation de ces outils dans la décision et renforcer leur développement ultérieur.

 

  • Renforcement des capacités et des connaissances :
    Identifier et répondre aux besoins prioritaires des États et des experts en matière de capacités, de connaissances et de données.

 

  • Encourager la production de nouvelles connaissances :
    Identifier les lacunes de connaissances qui devraient être comblées en priorité pour améliorer les politiques et mesures en faveur de la biodiversité, et encourager la conduite de recherches en ce sens dans les instances compétentes.

 

Plus d’informations sur www.ipbes.net/about

Les rapports de l'Ipbes

Entre 2016 et 2019, l’Ipbes a publié :

 

 

Pour chacun d’eux, près d’une centaine d’experts internationaux issus de plusieurs dizaines de pays ont évalué l’état des connaissances, tirant des informations de plusieurs milliers de sources : travaux scientifiques, rapports techniques et savoirs traditionnels et locaux. Les conclusions-clés rassemblées dans les Résumés pour décideurs visent à orienter les décisions relatives aux politiques publiques, et aux actions du secteur privé et des citoyens en faveur de la préservation de la biodiversité.

 

Le Conseil scientifique de la FRB a publié une note sur les conclusions des rapports sortis en 2018.

 

Zoom sur le 1er rapport d’évaluation mondial sur la biodiversité et les services écosystémiques, sorti en 2019

 

Ce rapport étudie les causes des changements affectant la biodiversité et les écosystèmes, les conséquences pour les populations, les options politiques et les futures trajectoires possibles pour les trois prochaines décennies si les tendances actuelles se confirment, ainsi que d’autres scénarios.

 

Ayant exigé trois années de travail, l’Ipbes s’est appuyée sur près de 15 000 références, y compris des documents scientifiques et des informations gouvernementales. Il s’agit de la toute première évaluation qui examine systématiquement et intègre les savoirs, problématiques et priorités autochtones et locaux. Ce rapport a permis d’évaluer les progrès (ou l’absence de progrès) liés aux principaux objectifs internationaux, dont les Objectifs de développement durable (ODD), les Objectifs d’Aïchi relatifs à la diversité biologique et l’Accord de Paris sur les changements climatiques.

 

Le « résumé pour décideurs » contenant les messages clés de ce rapport a été approuvé le 7 mai 2019, à l’occasion de la 7e plénière de l’Ipbes à Paris, par 132 États membres.

 

Ce rapport :

 

  • Couvre l’ensemble des écosystèmes terrestres (à l’exception de l’Antarctique), des eaux intérieures et des océans ;

 

  • Évalue les changements survenus au cours des 50 dernières années, et les conséquences pour nos économies, nos moyens de subsistance, notre sécurité alimentaire et notre qualité de vie ;

 

  • Explore les incidences du commerce et d’autres processus mondiaux sur la biodiversité et les services écosystémiques ;

 

  • Classe les impacts relatifs du changement climatique, des espèces envahissantes, de la pollution, des changements dans l’utilisation des mers et des terres et de toute une série d’autres défis posés à la nature ;

 

  • Identifie les lacunes prioritaires dans nos connaissances disponibles, qu’il conviendra de combler ;

 

  • Anticipe ce à quoi pourrait ressembler la biodiversité dans plusieurs décennies à la lumière de six scénarios ;

 

  • Évalue les changements, options et trajectoires en matière politique, de technologie, de gouvernance et de comportement en vue d’atteindre des objectifs mondiaux, en observant les synergies et les compromis entre production alimentaire, sécurité hydrique, énergie et expansion des infrastructures, atténuation du changement climatique, protection de la nature et développement économique.
Actions en Afrique francophone

L’Afrique est un continent caractérisé par une grande biodiversité et des écosystèmes très variés, dont les populations sont largement dépendantes. L’Ipbes et ses travaux sur la contribution de la biodiversité et des services écosystémiques au développement durable et au bien-être humain ont pour but d’aider les gouvernements africains et les institutions régionales à répondre aux défis posés par la perte de la biodiversité, la dégradation des écosystèmes et le développement durable.

 

À la demande d’institutions africaines, la FRB a mené ponctuellement des actions de renforcement des capacités pour la gouvernance de la biodiversité, pour améliorer notamment la participation à l’Ipbes des pays d’Afrique francophone, car ils sont désavantagés par une utilisation prédominante de l’anglais dans les travaux de la Plateforme. La FRB promeut ainsi l’usage du français à l’Ipbes, en tant que langue officielle des Nations unies. À cette fin, la FRB orchestre le partage d’expérience des comités nationaux pour l’Ipbes existants, dont celle du Comité français pour l’Ipbes, et appuie les points focaux et les chercheurs des pays africains qui le souhaitent afin qu’ils se mobilisent dans ce cadre.

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