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Comprendre les mécanismes qui créent des injustices environnementales permet de lever les freins et de rendre les décisions plus justes et plus équitables

Transformer les organes de gouvernance 

 

La corruption est un des obstacles régulièrement mis en avant mais il est loin d’être le seul. D’autres processus sont également à l’œuvre et bien plus difficiles à combattre, car ils sont légaux et présentés comme légitimes. C’est le cas par exemple de la composition des organes de gouvernance lorsqu’ils incluent majoritairement des acteurs privés au fort pouvoir économique, des acteurs publics et des gouvernements dont la priorité reste le développement économique. Certains groupes, voire certains pays, en sont ainsi régulièrement exclus. La mise en place des zones marines protégées est un bon exemple de ces processus de décision qui manque d’inclusivité : celles avec des niveaux de protection élevés continuent d’être mises en œuvre préférentiellement dans les zones à faible intérêt économique pour les secteurs industriels, mais à fort intérêt économique et patrimoniaux pour les communautés côtières qui dépendent fortement des ressources océaniques. 

 

Pour contrer ces mécanismes, les scientifiques préconisent un recours au concept de justice procédurale, qui permet de diminuer les asymétries de pouvoir en donnant la parole aux parties prenantes silencieuses (les plus pauvres, les femmes, les jeunes, la biodiversité). Autre piste abordée : défragmenter la gouvernance pour moins travailler en silos et veiller à ce que les décisions favorables à un enjeu humain (par exemple la production d’énergie renouvelable) ne nuisent pas de façon grave et irréversible à un autre enjeu humain (par exemple la biodiversité ou la pêche artisanale). 

 

La participation du plus grand nombre aux décisions nécessite un changement profond de culture et de processus qu’il faut accompagner, mais qui est tout à fait possible.  

  • Par exemple, le Conseil de l’Arctique a pris des mesures pour protéger les identités culturelles et les pratiques coutumières de chasse aux mammifères marins des peuples autochtones.  
  • La justice peut aussi intégrer des mécanismes de réparation pour rétablir la reconnaissance et les inégalités de répartition. Par exemple, l’État de Californie a restitué sa propriété côtière à une famille noire dépossédée 90 ans auparavant. 

 

 

Intégrer les divers valeurs, savoirs, indicateurs en amont des décisions 

 

Le savoir, la connaissance et les données qui sont utilisées pour prendre les décisions sont également un point clé des injustices environnementales. Les impacts sociaux et environnementaux des activités sont souvent négligés par rapport aux retombées économiques de ces mêmes activités. De même, les décisions doivent considérer tous les services écosystémiques potentiellement favorisés ou impactés. S’agissant d’océan, la pêche est souvent au cœur des débats. Par ailleurs, il est important de ne pas appliquer des principes de justice simplifiés et généralisés (par exemple des pays du Nord vers les pays du Sud). Les différences et les singularités entre pays ou entre territoires sont importantes et doivent être prises en compte pour que les actions soient adaptées à chaque contexte socio-environmentalo-économique. 

  • Par exemple, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et aux Îles Salomon, le financement des initiatives de développement de la pêche a eu des bénéfices limités car il ne correspondait pas aux valeurs socioculturelles locales, aux contraintes de conservation de la biodiversité ou aux besoins d’adaptation au changement climatique 

 

Au niveau mondial comme au niveau local, des actions sont possibles. Dans le premier cas, un organisme intergouvernemental holistique sur les océans ou un réseau d’organismes existants, intégrant une diversité d’acteurs et leur système de connaissance, pourrait voir le jour afin de garantir une meilleure coordination intersectorielle fondée sur des données probantes et des valeurs. Dans le second, une planification territoriale marine intégrée et inclusive doit inclure tous les acteurs, intégrer les données sociales et environnementales et garantir une répartition juste des bénéfices. En parallèle, fournir des moyens à la recherche et aux chercheurs et chercheuses des différents pays permet de garantir une meilleure évaluation des bénéfices économiques et immatériels adaptés au contexte. 

 

 

Veiller à ce que la décision profite au plus grand nombre 

 

Enfin, le dernier point de levier consiste en l’identification des bénéficiaires de la ressource : sont-ils nombreux ou limités ? Équitable ou concentrés ? Le mécanisme international de partage juste et équitable des avantages issus de la biodiversité ne concerne que les ressources génétiques : les scientifiques préconisent dans l’étude de l’étendre aux ressources marines (les poissons, les algues, etc.) et aux services écosystémiques que nous retirons de l’océan (la régulation du climat, le tourisme, etc.). D’autre part, les gouvernements nationaux, les agences multilatérales et les organisations internationales peuvent investir dans des pratiques organisationnelles qui déclenchent le dialogue sur le pouvoir, notamment en invitant des entités indépendantes à revoir leurs pratiques. 

  • Aux Fidji et aux Îles Salomon et Vanuatu, un levier clé pour améliorer l’équité entre les sexes dans la gestion côtière a été la construction de partenariats stratégiques entre praticiens de la conservation et du développement travaillant sur le genre et les droits de l’homme. 

 

 

Conclusion 

 

Des changements mineurs dans le fonctionnement global du système sont régulièrement mis en œuvre. Ils sont importants, pour initier l’engagement de tous les acteurs, mais restent insuffisants. C’est en effet un véritable changement transformateur profond qui est à présent nécessaire pour augmenter l’équité et la justice bleue. 

[Programme Scénario #2] Les lauréats de l’appel à projets 2023

 

La FRB a lancé le programme Scénario #2 pour ancrer la construction de ces scénarios avec la société et dans les territoires et accompagner la montée en compétence des communautés de recherche. Toutes et tous travaillent au sein de ce programme autour des questions : Comment vivre “bien” en 2050 dans son territoire et quelles places pour la biodiversité, quels types de socio-écosystèmes, dans ce devenir ?

 

 

Quatre projets lauréats pour explorer les devenirs contrastés de différents socio-écosystèmes

Le programme Scénario #2 soutient des projets de recherche qui permettent d’établir des scénarios territorialisés, utiles pour nourrir l’action vers des transitions écologique et sociétale. Quatre projets démarrent au deuxième semestre 2024 !

Estives

Porteurs de projet : Nicolas GAIDET, Cirad et Christophe COGNET, Parc national des Pyrénées

Le projet Estives propose aux acteurs territoriaux d’interroger leurs perceptions, leurs pratiques et les règles d’utilisation de l’espace et des ressources partagées de la montagne pyrénéenne.

 

In fine, il s’agira de co-construire des récits alternatifs sur lesquels fonder, pour les humains et les non-humains, de nouvelles manières d’habiter ensemble en mobilisant les solidarités sociales et écologiques. Le projet contribuera au renouvèlement de l’attention portée au vivant et à la construction sociale des enjeux de la biodiversité sur un territoire. Il abordera à la fois les évolutions possibles face aux changements climatiques et l’intérêt de réactualiser certaines règles, contractuelles ou réglementaires.

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Biodiv’Oc2050

Porteurs de projet : Gladys BARRAGAN-JASON, CNRS et Clélia SIRAMI, Inrae

 

Le projet Biodiv’Oc2050 adopte une approche participative pour travailler des scénarios ciblés permettant de comparer l’efficacité de divers leviers d’action pour atteindre l’objectif de zéro perte nette de biodiversité à horizon 2050 tout en préservant un territoire multifonctionnel. 

 

Via l’implication d’usagers des territoires, de décideurs, de scientifiques et d’artistes ce projet vise une approche intégrative de la protection de la biodiversité en Occitanie. La réflexion abordera les sujets de restauration des éléments semi-naturels (haies, arbres champêtres) et des dynamiques écologiques, climatiques, et socio-économiques dans une région soumise à de fortes contraintes.

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Nest(s)2050

Porteurs de projet : Colin FONTAINE, CNRS et Stanislas RIGAL, Inrae

 

Le projet Nest(s)2050 propose une évaluation qualitative et quantitative des scénarios nationaux de transition écologique “Transition(s) 2050” de l’ADEME au regard des enjeux de conservation de la biodiversité : la centralité accordée aux enjeux d’énergie et de climat y sera complétée d’une intégration quantitative des enjeux de biodiversité à l’horizon 2050. 

 

Ces projections seront réalisées avec une diversité d’acteurs (institutionnels, professionnels et associatifs) impliqués dans la transition écologique et une attention sera portée sur la diversité de leurs représentations, savoirs et valeurs associées aux dynamiques et enjeux liés au déclin de la biodiversité. Ces projections seront également testées à une échelle régionale en Île‐de‐France et en Provence‐Alpes‐Côte‐d’Azur.

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Râlesgenêts

Porteurs de projet : Cédric GAUCHEREL, Inrae et Tiphanie HERCÉ, LPO Anjou

 

Le projet Râlesgenêts s’intéresse aux basses vallées angevines et aux trajectoires possibles de l’évolution de son exceptionnel écosystème prairial inondable qui abrite une grande biodiversité et des espèces rares au niveau national, notamment le Râle des genêts qui y est présent lors de sa période de reproduction et dont la population ne cesse de décliner. 

 

En associant l’ensemble des acteurs locaux, usagers du site et/ou impliqués dans la protection du râle, le projet permettra de modéliser plusieurs trajectoires de l’ensemble de ce socio-écosystème et d’identifier des scénarios de gestion souhaitables pour la préservation, voire la restauration, de l’écosystème prairial, sans compromettre la dynamique socio-économique du territoire.

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Un programme et des projets pour aller vers une appropriation partagée des enjeux biodiversité et explorer scientifiquement sa complexité

 

En étroite collaboration avec les acteurs territoriaux, les équipes de recherche, pluridisciplinaires, mobiliseront différents types de modélisation, les cartes cognitives et les mises en arts pour mener à bien les projets. Cette mise en relation de trois piliers constitue également un défi scientifique et méthodologique.

 

Pour appuyer la réflexion nationale sur les scénarios (processus d’élaboration, méthodes, usages, etc.), le partage d’expériences et la montée en compétences des chercheurs, le programme Scénario #2 développe des actions d’animation (ateliers, guide, etc.). Il doit aussi permettre aux acteurs territoriaux de renforcer leurs capacités en matière de prise de décision. 

 

Vous souhaitez être invité aux prochaines rencontres ?

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Biodiversité, no(s) futur(es)

À travers douze nouvelles et une narration atypique qui permet une lecture à plusieurs niveaux, Biodiversité : No(s) futur(es) nous invite à retracer l’incroyable trajectoire du vivant et à enrichir nos imaginaires sur la Nature ainsi que sur notre manière d’habiter le monde.

 

Le lecteur suit Sécotine Fluet, une chercheuse en philosophie des sciences du vivants, de sa naissance à 2050. À travers des sauts dans le temps, à rebours et dans le futur explorez les relations entre l’humanité et la biodiversité. 

 

Fondées sur des constats scientifiques authentiques, les auteurs et auteures y mêlent la fiction pour les ancrer dans le réel. Nous incitant ainsi à changer nos visions du monde. Ces douze nouvelles sont autant d’alertes pour une prise de conscience collective et massive et pour un changement transformateur de nos habitudes de vie afin de renouer des liens avec le reste des vivants et cesser de détruire notre maison commune.

 

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Azote réactif : le baiser du diable
Par Hélène Soubelet

 

La synthèse chimique des engrais azotés a permis une augmentation des rendements agricoles et le développement d’une agriculture intensive. Mais cette avancée, présentée longtemps comme un progrès, a été accompagnée d’effets secondaires insidieux et irréversibles, sur les écosystèmes, la biodiversité, les humains. En 2011, un très gros rapport scientifique a alerté la communauté internationale, ses constats étaient accablants. Mais l’inertie générale, les intérêts particuliers trop forts ont enrayé les mécanismes qui auraient permis de trouver des solutions durables pour éviter le pire et empêcher le déséquilibre du cycle biologique de l’azote. Y aura-t-il un sursaut en 2050 ?

 

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Parution de Biodiversité, no(s) futur(es) la première oeuvre littéraire collective portée par la Fondation pour la recherche sur la biodiversité

À travers douze nouvelles et une narration atypique qui permet une lecture à plusieurs niveaux, cet ouvrage nous invite à retracer l’incroyable trajectoire du vivant et à enrichir nos imaginaires sur la Nature ainsi que sur notre manière d’habiter le monde.

 

 

Fondées sur des constats scientifiques authentiques, les auteures et auteurs, travaillant dans le domaine de la recherche sur la biodiversité, y mêlent la fiction pour les ancrer dans le réel nous incitant ainsi à questionner nos visions du monde. Ces nouvelles sont autant d’alertes pour une prise de conscience collective et massive et pour un changement transformateur de nos habitudes de vie afin de renouer des liens avec l’ensemble du vivant, dont nous faisons partie, et cesser de détruire notre maison commune.

 

 

Le lecteur suit Sécotine Fluet de sa naissance à 2050, en explorant les relations entre l’humanité et la biodiversité. Des sauts dans le temps, à rebours et dans le futur, retracent ces trajectoires utopiques ou dystopiques.

 

 

Biodiversité, no(s) futur(es) est la première oeuvre collective portée par la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB). Les auteures et auteurs de ce livre, travaillent, ou ont travaillé auprès de la FRB : Hélène Soubelet, Agnès Hallosserie, Bernard Commère, Marilda Dhaskali, Morgane Flégeau, Didier Bazile, Cécile Albert, Jean-Louis Morel, Charlotte Navarro, Cécile Jacques, Robin Goffaux, Philippe Billet. L’intégralité des droits d’auteur de cet ouvrage sera reversée à la Fondation. 

 

 

Télécharger le communiqué de presse

 

 

[actualité] Formation des agents de la fonction publique à la transition écologique – cahier des charges

Dans le cadre du programme de formation des fonctionnaires à la transition écologique, le Groupe d’appui et d’expertise scientifique a produit un cahier des charges pour structurer le contenu des formations autour des trois enjeux, changement climatique, érosion de la biodiversité, rareté des ressources naturelles.

 

Hélène Soubelet, directrice générale de la FRB, Luc Abbadie, membre du conseil scientifique de la FRB et Franck Courchamp, chercheur au CNRS, ont participé à son élaboration. Ce document vise à fournir un cadre de contenu à disposition des formateurs qui tiendront les conférences scientifiques. Pour chaque thématique sont présentés les enjeux, les concepts clés, les freins et les leviers pour l’action.

 

  • Les enjeux sont la description des dynamiques en cours, leurs ordres de grandeur, leurs origines anthropiques et leurs conséquences pour les sociétés humaines et les dynamiques planétaires.
  • Les concepts clés permettent de comprendre les mécanismes impliqués et d’identifier les actions de transition à mettre en oeuvre sur une base objective et rigoureuse.
  • Les freins et leviers sont les dispositifs socio-techniques existants ou envisageables pour réduire l’ampleur des crises planétaires et s’y adapter.

 

Les liens et interactions entre les 0trois enjeux sont majeurs, ainsi que leur territorialisation pour déclencher une action de nature à répondre aux trois crises imbriquées, sans aggraver l’une d’elles. L’objectif de changement transformateur est au cœur de cette mobilisation sans précédent des scientifiques pour alerter, former, éclairer les décideurs publics, afin de construire « un monde habitable pour tous, durable, et résilient au changement climatique qui va impliquer des changements fondamentaux dans le fonctionnement de la société, y compris des changements dans les valeurs sous-jacentes, les visions du monde, les idéologies, les structures sociales, les systèmes politiques et économiques, et les relations de pouvoir. ».

[Journée FRB 2022] Vous reprendrez bien un peu de CDB ? Un regard de la recherche sur le cadre mondial pour la biodiversité

 

Il y a 30 ans, 1992, la conférence de Rio organisée par les Nations Unies porteuse de grandes ambitions dans le domaine environnemental a permis notamment la création de trois Conventions, dont celle sur la diversité biologique, la CDB. Trois objectifs structurants ont fait consensus :

 

  • Conserver la diversité biologique ; 
  • Utiliser durablement ses composantes ;
  • Partager de manière juste et équitable les avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques.

 

30 ans plus tard, l’érosion de la biodiversité n’a pas été stoppée. Pourtant les chercheurs n’ont cessé d’alerter sur l’état de la biodiversité, son déclin accéléré, les disparitions d’espèces, les impacts notamment par et sur l’espèce humaine, les enjeux pour les humains et les non-humains, et les réponses qui peuvent être apportées via une gouvernance mondiale plus inclusive.

 

Comment dépasser les freins aux trajectoires de développement plus soutenables ? Comment mieux intégrer la recherche et la connaissance dans les décisions publiques et privées ? Comment enrayer le déclin de la biodiversité ? Autant de questions que le nouveau cadre mondial pour la biodiversité a pour ambition de traiter.

 

 

Cette Journée ambitionnait de valoriser le contexte scientifique de ces négociations politiques internationales et de mettre l’accent sur l’appropriation de ces enjeux par les acteurs en s’appuyant sur des actions concrètes menées par ces derniers.

 

 

(Re)découvrez la vidéo
« la Convention sur la diversité biologique décryptée »

 

 

Les leviers étatiques recommandés par l’évaluation mondiale de l’Ipbes et réflexions préliminaires pour leur déclinaison en droit français

Ce travail a consisté en l’identification, l’analyse et la catégorisation des différents leviers étatiques et de leurs exemples d’application pratique apparaissant dans le rapport Ipbes. Des propositions de leviers juridiques, économiques et de politiques publiques potentiellement intéressants à mettre en oeuvre en France ont été formulés sur la base de certaines recommandations de l’Ipbes, afin de pouvoir initier une réflexion concernant la concordance, ou les lacunes, du droit de l’environnement français vis-à-vis de ces préconisations, ainsi que sur une mise en oeuvre adaptée de ces instruments à l’échelle nationale.

Ces propositions ont été formulées dans un objectif exploratoire puis soumises à l’examen d’experts en droit de l’environnement à travers une enquête, afin d’évaluer leur pertinence et leur maturité pour une intégration en droit français.

Présidentielle 2022

En 2019, une évaluation mondiale de la biodiversité et des services dont dépend l’humanité – comme la pollinisation des cultures, l’épuration de l’air et de l’eau, la fertilité des sols, la récréation, la lutte contre le changement climatique – a mis en évidence la responsabilité de nos activités et de nos modes de vie.

 

Pour limiter les pression directes et indirectes qui s’exercent sur la biodiversité, les chercheurs démontrent qu’il est indispensable de protéger le vivant, de restaurer les milieux dégradés, d’utiliser durablement les ressources naturelles et de tendre vers un partage juste et équitable des avantages tirés de la nature. Dans une tribune publiée sur son site internet, la FRB et ses partenaires ont appelé à mettre en œuvre le changement transformateur préconisé par la plateforme intergouvernementale pour la biodiversité et les services écosystémiques (Ipbes) et nécessaire pour vivre en harmonie avec le reste du vivant. 

 

C’est à présent au tour des candidats de se saisir de cet enjeu majeur. Or, dans les programmes, il est question du climat, de chasse, de justice sociale, d’économie, de santé… Tous ces enjeux sont importants, mais alors qu’ils sont intimement liés à la biodiversité, ils ne la mentionnent que marginalement.

 

Dans le contexte de discussions nationales autour de la troisième stratégie pour la biodiversité et international autour du cadre post-2020 pour vivre en harmonie avec la nature, il est temps de s’intéresser au vivant, car les chercheurs démontrent aussi que sans une biodiversité intègre et fonctionnelle, l’humanité ne pourra pas survivre plus de quelques centaines d’années. Considérant qu’en moyenne une espèce vivante vit plus de 4 millions d’années, notre espèce, Homo sapiens ayant quelques 300 000 ans, il nous reste du chemin à parcourir…

 

À quelques jours des élections présidentielles 2022, découvrez comment les programmes ont transcrit les alertes des scientifiques et quelles mesures en lien avec la biodiversité sont mises en avant (cf par thématique en bas de page).

 

Pourquoi ces thématiques ?

 

L’Assemblée des Parties prenantes de la FRB a participé à l’identification de différentes thématiques considérées comme prioritaires pour la réalisation du changement transformateur nécessaire afin de vivre en harmonie avec le reste du vivant. Les différentes mesures extraites des programmes sont présentées dans ce dossier (cf bas de page ou encart sur la droite) et les candidats sont invités à s’exprimer sur ces enjeux environnementaux.

 

Consulter la tribune

 

“Mesdames et Messieurs les candidats à l’élection présidentielle, êtes-vous prêts à changer le cours de notre histoire commune avec la biodiversité ?” Consultez la tribune.

 

Aller plus loin

 

“Devons-nous choisir entre nourrir l’humanité et protéger la nature ?” Consultez la synthèse.

 

#Presidentielle2022 – Économie et fiscalité

Économie et fiscalité, des enjeux biodiversité

 

Les pressions exercées sur la biodiversité augmentent fortement depuis la deuxième moitié du XXe siècle. Elles sont causées par des déterminants qui dépendent beaucoup de la façon dont s’est développé notre modèle économique et les activités qui en découlent.

Ces modes de développement, qui ont entrainé une croissance ininterrompue de la consommation des ressources naturelles au niveau global, voire de surconsommation, mettent ainsi en péril la capacité des écosystèmes à fournir les services dont ils dépendent. En outre, la fiscalité telle qu’elle est imaginée aujourd’hui sur le territoire français est défavorable à la préservation de la biodiversité. Comme le souligne Guillaume Sainteny : “Il n’existe pas véritablement de fiscalité de la biodiversité, mais plutôt une fiscalité qui s’est historiquement construite sans tenir compte de ses effets sur la biodiversité”.

 

Sont ici compilées toutes les mesures proposées par les candidat·es qui soient de nature à peser sur les activités économiques en ayant un impact sur la biodiversité, ou mesures fiscales incitatives ou punitives liées à la biodiversité.

 

 

Les mesures des candidat·e·s :

 

N.B. Nous avons autant que possible conservé les mesures dans les termes exacts proposés par les candidat·e·s. Des modifications mineures ont cependant été apportées comme le passage des verbes à l’infinitif et la réduction de certains corpus pour en faciliter la clarté. Par ailleurs, les mesures présentées ici découlent d’un tri réalisé jusqu’au 29 mars 2022 qui peut présenter une certaine subjectivité. Pour retrouver l’intégralité des mesures proposées dans le cadre de cette campagne présidentielle, seuls les programmes officiels des candidats font foi. Ils sont disponibles sur la page principale du dossier.

#Presidentielle2022 – Changement climatique et transition énergétique

Changement climatique et transition énergétique, un enjeu biodiversité

 

Convaincue que la biodiversité et le climat sont deux enjeux environnementaux complémentaires qui, s’ils s’ignoraient entraineraient des difficultés supplémentaires, la Fondation alerte sur les liens complexes entre changement climatique et déclin de la biodiversité. L’atténuation du changement climatique repose pour une large part sur la transition énergétique, c’est-à-dire l’abandon des sources d’énergie fondées sur le carbone fossile au profit des énergies renouvelables. Cet objectif national et européen majeur suscite des développements technologiques et d’importants investissements. Or les infrastructures développées peuvent avoir des impacts multiples, et surtout non anticipés, sur la biodiversité et en particulier sur le fonctionnement des écosystèmes. Il est donc aujourd’hui indispensable de concilier défi énergétique et préservation de la biodiversité.

 

Pour ces élections, les débats énergétiques sont particulièrement centrés sur les questions nucléaires, l’acceptabilité des énergies renouvelables et notamment la question des éoliennes ou encore la rénovation thermique des bâtiments. Les impacts de ces différents développements sont peu ou pas mentionnés, ce qui peut à court terme être préjudiciable à la biodiversité et par contre coup préjudiciable à la lutte contre le changement climatique.

 

 

Les mesures des candidat·e·s :

 

N.B. Nous avons autant que possible conservé les mesures dans les termes exacts proposés par les candidat·e·s. Des modifications mineures ont cependant été apportées comme le passage des verbes à l’infinitif et la réduction de certains corpus pour en faciliter la clarté. Par ailleurs, les mesures présentées ici découlent d’un tri réalisé jusqu’au 29 mars 2022 qui peut présenter une certaine subjectivité. Pour retrouver l’intégralité des mesures proposées dans le cadre de cette campagne présidentielle, seuls les programmes officiels des candidats font foi. Ils sont disponibles sur la page principale du dossier.

#Presidentielle2022 – Santé

La santé, un enjeu biodiversité

 

L’érosion massive de la biodiversité et de ses services écosystémiques menacent la santé humaine de multiples façons. En premier lieu par le biais de notre alimentation : sa diversité, sa qualité nutritionnelle dépendent de la diversité biologique et d’écosystèmes fonctionnels. Ensuite, la perte de biodiversité aggrave les évènements climatiques extrêmes, perturbe la capacité des écosystèmes à stocker du carbone, à épurer l’eau, l’air et les sols, à réguler les pathogènes, entrainant des décès et des pertes de qualité de vie. L’effondrement du vivant, enfin, impacte le bien-être humain par la perte des possibilités d’apprentissages, d’inspiration, la perte de l’identité liés aux paysages et des expériences physiques et psychologiques en lien avec le nature.

 

La pandémie récente a mis en lumière les liens entre notre santé et la déforestation, le braconnage et le commerce d’animaux et de végétaux sauvages, le changement climatique, la faible diversité génétique et spécifique dans les champs et les élevages, ou encore la croyance que c’est en décimant des populations, en perturbant des écosystèmes, que l’on va réduire les maladies.

 

Les maladies émergentes, comme Zika, Chikungunya, les résurgences croissantes de maladies anciennes, comme la grippe aviaire, la brucellose et autres zoonoses, sur le territoire national, menaçant la viabilité de certaines filières agricoles montre l’importance de la question. Ces pandémies proviennent de divers pathogènes transportés par des réservoirs animaux mais leur émergence est en très grande partie due à un manque de compréhension des milieux sauvages, une mauvaise gestion de ces derniers, une trop faible diversité chez les espèces cultivées, élevages.

 

 

Les mesures des candidat·e·s :

 

N.B. Nous avons autant que possible conservé les mesures dans les termes exacts proposés par les candidat·e·s. Des modifications mineures ont cependant été apportées comme le passage des verbes à l’infinitif et la réduction de certains corpus pour en faciliter la clarté. Par ailleurs, les mesures présentées ici découlent d’un tri réalisé jusqu’au 29 mars 2022 qui peut présenter une certaine subjectivité. Pour retrouver l’intégralité des mesures proposées dans le cadre de cette campagne présidentielle, seuls les programmes officiels des candidats font foi. Ils sont disponibles sur la page principale du dossier.

#Presidentielle2022 – Droit et gouvernance

Droit et gouvernance, des enjeux biodiversité

 

La prise en compte de la biodiversité et l’établissement de mesures visant à améliorer sa conservation suppose divers cadres légaux, administratifs et de gouvernance.

Les compétences associées à cette mission peuvent être imaginées à différentes échelles de territoire : locale, régionale, nationale, ou même transférée aux niveaux européen et international. En outre, la coopération entre États, les partenariats à renforcer ou à tisser, ou encore le dosage d’interventionnisme peuvent faire l’objet d’une redéfinition stratégique.

 

Sont listées ci-dessous les mesures envisagées par les candidat·es ayant trait à ce maillage politique, juridique et administratif, de nature à redessiner ou réaffirmer les contours de cette gouvernance de la biodiversité.

 

 

Les mesures des candidat·e·s :

 

N.B. Nous avons autant que possible conservé les mesures dans les termes exacts proposés par les candidat·e·s. Des modifications mineures ont cependant été apportées comme le passage des verbes à l’infinitif et la réduction de certains corpus pour en faciliter la clarté. Par ailleurs, les mesures présentées ici découlent d’un tri réalisé jusqu’au 29 mars 2022 qui peut présenter une certaine subjectivité. Pour retrouver l’intégralité des mesures proposées dans le cadre de cette campagne présidentielle, seuls les programmes officiels des candidats font foi. Ils sont disponibles sur la page principale du dossier.

#Presidentielle2022 – Agriculture et pêche

Agriculture et pêche, des enjeux biodiversité

 

Mal gérée, trop intensive, l’agriculture peut entrainer pollution, érosion des sols et de la biodiversité sauvage, transformation des habitats et déforestation, réduisant d’autant plus, à terme, le potentiel productif. Et ce, alors que les besoins alimentaires vont croissant. L’évolution de la demande des consommateurs et les incertitudes face au changement climatique nécessitent de remettre les fonctionnements écologiques au cœur de l’agrosystème, afin de rendre notre agriculture plus durable, tout en préservant et valorisant l’ensemble de ses diversités.

Par ailleurs, on observe une chute drastique des populations de poissons, notamment due à une surexploitation de certaines espèces, déclins des points chauds de diversité marine tels que les récifs coralliaires en raison du changement climatique, des pollutions, voire du tourisme, d’où la nécessité de proposer des mesures de protection à l’égard de la biodiversité marine et aquatique.

 

Nous avons ici regroupé l’ensemble des mesures qui ont pour objectifs d’enrayer de manière directe l’érosion de la biodiversité en lien avec l’agriculture et la pêche. Les mesures favorisant une transition écologique s’intégrant à la thématique identifiée et ayant un impact indirect sur l’érosion de la biodiversité ont également été recensées ci-dessous.

 

 

Les mesures des candidat·e·s :

 

N.B. Nous avons autant que possible conservé les mesures dans les termes exacts proposés par les candidat·e·s. Des modifications mineures ont cependant été apportées comme le passage des verbes à l’infinitif et la réduction de certains corpus pour en faciliter la clarté. Par ailleurs, les mesures présentées ici découlent d’un tri réalisé jusqu’au 29 mars 2022 qui peut présenter une certaine subjectivité. Pour retrouver l’intégralité des mesures proposées dans le cadre de cette campagne présidentielle, seuls les programmes officiels des candidats font foi. Ils sont disponibles sur la page principale du dossier.

#Presidentielle2022 – Recherche

Des enjeux liés à la recherche sur la biodiversité

 

Comprendre le comportement des différentes espèces, les interactions entre elles et avec les êtres humains, l’évolution des écosystèmes, des espèces, des individus, des gênes, l’histoire du vivant sur notre planète, établir des modèles et scénarios pour mieux anticiper l’impact de notre empreinte sur le vivant pour les années à venir sont autant de pré-requis pour une cohabitation soutenable et une préservation efficace de la biodiversité.

Pour protéger la biodiversité, il est primordial de la connaitre. Dans cette optique, le développement et le financement de la recherche ainsi que son accessibilité au plus grand nombre sont des éléments primordiaux pour protéger la biodiversité. Ceci entre en résonance directe avec les missions principales de la Fondation, à savoir soutenir la recherche, agir avec et diffuser les connaissances.

 

Les mesures compilées ici et proposées par les candidat·es sont relatives à la recherche, au développement et à l’innovation autour des questions environnementales et de biodiversité. Il est ainsi question de l’organisation de la recherche, des moyens qui y seront alloués, des priorités de recherche (tant en termes de milieux que de finalités).

 

 

Les mesures des candidat·e·s :

 

N.B. Nous avons autant que possible conservé les mesures dans les termes exacts proposés par les candidat·e·s. Des modifications mineures ont cependant été apportées comme le passage des verbes à l’infinitif et la réduction de certains corpus pour en faciliter la clarté. Par ailleurs, les mesures présentées ici découlent d’un tri réalisé jusqu’au 29 mars 2022 qui peut présenter une certaine subjectivité. Pour retrouver l’intégralité des mesures proposées dans le cadre de cette campagne présidentielle, seuls les programmes officiels des candidats font foi. Ils sont disponibles sur la page principale du dossier.

Cadre mondial post-2020 pour la biodiversité – Analyse du projet de cadre par la FRB

Ce rapport apporte un éclairage scientifique sur les éléments discutés au sein de la Convention sur la diversité biologique (CDB), en particulier les points anticipés pour les sessions de négociation.

La pertinence des quatre objectifs globaux, des 21 cibles d’action et des indicateurs associés qui constituent le projet de cadre révisé dans sa dernière version officielle en date de juillet 2021 y est examinée au regard des travaux scientifiques les plus récents. Ce travail a été mené dans la perspective d’un appui aux ministères français, la FRB étant point de contact national scientifique et technique pour la CDB.

#Presidentielle2022 – Utilisation des espèces sauvages

Utilisation des espèces sauvages, un enjeu biodiversité

 

Les espèces sauvages sont soumises à l’utilisation par l’humain à différentes fins : de subsistance, commerciales, récréatives ou culturelles. Les activités de prélèvement telles que la pêche, la chasse, la cueillette et l’exploitation des forêts naturelles par opposition aux plantations sont les principales formes d’utilisation des espèces sauvages.

Au niveau mondial, l’Ipbes estime qu’il s’agit d’une des cinq causes majeures perte de biodiversité. Il est donc nécessaire de garantir une exploitation durable des organismes afin d’enrayer l’érosion du vivant.

 

Les mesures listées ci-après sont celles qui nous ont paru concerner directement les espèces sauvages (terrestres ou maritimes, animales ou végétales), en adressant les conditions de leur utilisation.

 

 

Les mesures des candidat·e·s :

 

N.B. Nous avons autant que possible conservé les mesures dans les termes exacts proposés par les candidat·e·s. Des modifications mineures ont cependant été apportées comme le passage des verbes à l’infinitif et la réduction de certains corpus pour en faciliter la clarté. Par ailleurs, les mesures présentées ici découlent d’un tri réalisé jusqu’au 29 mars 2022 qui peut présenter une certaine subjectivité. Pour retrouver l’intégralité des mesures proposées dans le cadre de cette campagne présidentielle, seuls les programmes officiels des candidats font foi. Ils sont disponibles sur la page principale du dossier.

Modifions le cours de notre histoire commune avec la biodiversité

Dans le cadre de la campagne présidentielle, l’équipe de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) et ses instances de gouvernance (Conseils d’administration, scientifique et d’orientation stratégique) interpellent les candidats à l’élection présidentielles. En dépit des alertes nombreuses des scientifiques et de l’intégration croissante des enjeux par les acteurs de la société, la prise en compte de la biodiversité et la mise en place de changements transformateurs ne sont que trop peu abordés.

 

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Les signataires :

 

Modifions le cours de notre histoire commune avec la biodiversité

En 2017, la Fondation pour la recherche sur la biodiversité et son Conseil d’orientation stratégique composé de près de deux cents parties prenantes ont interrogé les candidats à l’élection présidentielle sur leur action en faveur de la biodiversité. En dépit des engagements forts de chacune et chacun, peu d’avancées ont été observées. Les rapports des scientifiques restent toujours aussi accablants.

 

En 2019 encore, l’Ipbes, le Giec de la biodiversité, alertait sur le déclin des espèces communes à savoir, les oiseaux, les insectes, les pollinisateurs, les amphibiens, qui sont au cœur du fonctionnement de nos écosystèmes. La plateforme internationale pointait du doigt l’accélération des extinctions d’espèces, la dégradation des écosystèmes et l’altération de leurs fonctions vitales associées, comme la régulation du climat, l’épuration des eaux et de l’air, la pollinisation, le contrôle des ravageurs et des épidémies, etc.

 

Ce déclin de la biodiversité qui se poursuit inlassablement menace d’”éroder les fondements mêmes de nos économies, de nos moyens de subsistance, de notre sécurité alimentaire, de la santé et de la qualité de vie” comme le rappelait alors le président de l’Ipbes, Robert Watson. La mise en garde de la recherche contre cette érosion n’est d’ailleurs pas sans rappeler l’alerte sur l’actuelle pandémie qui avait pourtant été annoncée par les scientifiques depuis longtemps, mais qui avait été reçue dans une réelle indifférence sociale et politique, car non “pensable” en tant que réalité.   

 

Les origines de la perte de biodiversité sont aujourd’hui bien connues. L’Ipbes en a rappelé les cinq causes directes : les transformations des écosystèmes, l’exploitation des ressources naturelles, le changement climatique, les pollutions et les invasions biologiques. Mais peut-être plus important encore, l’Ipbes a aussi rappelé les causes indirectes liées aux facteurs économiques, sociaux, technologiques et de gouvernance des sociétés.

 

Pour lutter contre le déclin de la biodiversité, l’expertise scientifique internationale a souligné la pertinence de “changements transformateurs”, c’est-à-dire des changements qui repenseraient non seulement notre organisation économique, sociale et technique, mais aussi des paradigmes et des valeurs, telle que la croissance soutenue.

 

De si profonds changements sont-ils réellement possibles ? Notre société occidentale en a déjà vécu un : la révolution industrielle qui a bouleversé de fond en comble nos modes de production, de consommation et de vie. Celle-ci a été matériellement rendue possible grâce aux énergies fossiles, à l’accompagnement de la recherche et au développement de technologies qui ont facilité sa mise en œuvre.

 

Sans renier toutes les avancées exceptionnelles de cette révolution, et face aux limites environnementales et planétaires, il s’agit maintenant de faire en sorte que cet épisode de croissance économique soutenue, qui a été aussi accompagnée par une forte croissance démographique, se transforme. Cette transformation concerne les secteurs de l’énergie, de l’agriculture, de l’industrie… mais aussi de la consommation, de la vie en société en général. Des initiatives sont déjà en œuvre, telles que l’agroécologie, l’économie circulaire, la préservation des écosystèmes. De façon générale, il s’agit de donner plus de poids à la biodiversité dans toutes les décisions socio-économiques afin de promouvoir des socio-écosystèmes résilients assurant à la fois le bien-être des populations humaines et un bon état à la biodiversité.

 

De manière pragmatique, nous, la Fondation pour la recherche sur la biodiversité, composée d’acteurs publics, du monde économique et de la société civile, de chercheurs et chercheuses, de représentantes et représentants d’institutions académiques, vous invitons à vous saisir de cette notion de changements transformateurs et à venir en discuter avec nos experts académiques et non académiques.  

 

En cette veille d’élection présidentielle, il nous parait plus que jamais nécessaire que nos concitoyennes et concitoyens connaissent vos ambitions dans le domaine de la biodiversité. Nous avons compilé vos mesures et vous invitons à nous contacter afin de préciser vos engagements en faveur du vivant et de la recherche sur la biodiversité.