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Des experts européens proposent des solutions pour intégrer la biodiversité dans les infrastructures de transport

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Messages principaux :

  • Si rien ne change, les routes et de voies ferrées pourraient être deux fois plus nombreuses en 2050 qu’en 2010.
  • 27 % de la surface terrestre de l’union européenne (27 + Royaume-Uni) est très fragmentée.
  • Les politiques de transport durable se concentrent sur la réduction des émissions de CO2, mais passent largement à côté d’une autre question essentielle : la lutte contre la perte de biodiversité.
  • L’élément central d’une politique de transport durable doit être la réduction de la demande de transport.
  • Les solutions qui traitent conjointement le changement climatique et la perte de biodiversité sont essentielles pour obtenir un impact positif net sur la biodiversité et des systèmes d’infrastructure de transport résilients, sûrs et durables.

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Alors que l’Europe dispose actuellement d’un réseau routier et ferroviaire estimé à 6 millions de kilomètres, les années à venir pourraient voir une expansion substantielle de nouvelles infrastructures, en particulier en Europe de l’Est. La partie orientale du continent cherche à étendre et à moderniser ses infrastructures de transport. Or, cette région abrite de nombreuses espèces rares et menacées, ainsi que des paysages productifs et des écosystèmes fonctionnels hérités d’une longue histoire d’agriculture à petite échelle et extensive. Ici, les infrastructures et l’ensemble du système de transport devront être conçus très soigneusement pour préserver la biodiversité et les services écosystémiques. Dans la partie occidentale, l’accent sera mis sur la réparation et la restauration de la biodiversité. L’Europe doit mettre en œuvre des solutions innovantes et durables pour mettre fin au déclin des espèces indigènes et à la fragmentation des écosystèmes dont les infrastructures de transport sont en partie responsables. Les infrastructures existantes devront également être adaptées aux nouvelles conditions climatiques qui provoquent des inondations, des sécheresses et des feux de forêt. La propagation des espèces envahissantes, dont l’atténuation a coûté 116,61 milliards d’euros entre 1960 et 2020, est également une priorité.

 

CP-Bison-2022

Les infrastructures de transport étudiées dans le projet Bison sont les suivantes :
routes, chemins de fer, voies navigables, ports, aéroports et réseaux électriques.

 

Les rapports Bison fournissent des informations, des analyses et des outils pour éviter que la nature ne soit davantage impactée par les infrastructures de transport. Ils fournissent des recommandations pour restaurer les fonctions écologiques déjà perdues ou endommagées par le trafic et les infrastructures. Les rapports Bison explorent certaines des tendances reconnues et des changements prévus dans les transports, la technologie, le climat, l’environnement naturel et les sociétés humaines. Les rapports examinent également les défis et les possibilités d’intégrer la biodiversité dans le secteur européen des infrastructures de transport.