Consultez le rapport d’activité 2025 de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB).
Rapport d’activité 2025
Consultez le rapport d’activité 2025 de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB).
Cette trajectoire implique une électrification accrue des usages et une montée en puissance des énergies renouvelables. Les centrales photovoltaïques au sol représentent une solution stratégique pour produire une électricité décarbonée à grande échelle. Toutefois, ce développement soulève des enjeux environnementaux majeurs, en particulier pour la biodiversité. Les installations au sol occupent de grandes surfaces, souvent en milieux ouverts, agricoles ou naturels, et peuvent entraîner des effets négatifs sur la faune, les habitats et les continuités écologiques. Le respect de la séquence « Éviter – Réduire – Compenser » (ERC), inscrite dans le droit français, est aujourd’hui indispensable pour encadrer les projets et limiter leurs impacts.
Dans ce contexte, les mesures visant à atténuer les effets des installations sur la biodiversité sont de plus en plus mobilisées. Pourtant, leur efficacité reste encore mal connue, en raison d’un manque de données homogènes, d’un déficit de retours d’expérience évalués, et d’une faible capitalisation à l’échelle nationale. Mieux documenter ces mesures, identifier les plus efficaces, et structurer les efforts de suivi sont devenus des priorités partagées par les acteurs publics, les développeurs, les gestionnaires d’espaces et la communauté scientifique.
Il combine des synthèses de connaissances scientifiques, le financement de projets de recherche et des ateliers d’experts associant scientifiques, acteurs publics, développeurs et opérateurs de projets, afin de produire des recommandations opérationnelles fondées sur les connaissances disponibles et les retours de terrain. Dans cette perspective, ce travail s’inscrit dans la nécessité de penser conjointement transition énergétique et préservation du vivant. Si le développement du solaire constitue un levier important pour réduire la dépendance aux énergies fossiles et produire une électricité bas-carbone, il doit également être analysé au regard de ses effets potentiels sur les milieux naturels et les espèces.
L’énergie solaire se développe en effet à grande vitesse pour remplacer les énergies fossiles, mais son impact écologique reste encore mal connu, contrairement à d’autres filières comme l’éolien ou l’hydraulique. Or, les installations et les panneaux photovoltaïques peuvent modifier les écosystèmes : perte d’habitat, mortalité d’animaux, dérèglement du comportement ou des populations locales. Par exemple, certains insectes confondent les reflets des panneaux avec de l’eau et y pondent leurs oeufs, générant ainsi des pièges écologiques. Des études ont également observé des modifications de la végétation sous les panneaux, liées à la création de nouveaux microclimats. Par ailleurs, malgré des améliorations de performance, l’énergie solaire nécessite encore de vastes superficies, créant un conflit potentiel entre protection de l’environnement, production d’électricité et autres usages des terres. Dans ce contexte, il apparaît nécessaire de mieux documenter les pressions exercées par les installations photovoltaïques sur la biodiversité, afin de garantir leur meilleure prise en compte dans le développement, la construction et la gestion des projets.
Ce document a ainsi pour ambition de résumer les impacts déjà connus et d’y adjoindre de récents travaux sur des aspects moins étudiés ou plus confidentiels qui nécessitent néanmoins l’attention des acteurs de la filière
À travers la plupart de ses activités essentielles, l’être humain tire des bénéfices et impacte de nombreux fonctionnements naturels tels que le cycle de l’eau, la pollinisation, la production alimentaire ou encore la régulation des maladies. Ces mécanismes et leurs conséquences sont multiples et complexes : impacts économiques, sociaux, sur la santé humaine, etc. Ils font l’objet de nombreuses publications scientifiques visant à mieux les comprendre et les prendre en compte.
Publiée en 2025, une revue de la littérature scientifiques au niveau mondial, portée par la Fondation pour la recherche sur la biodiversité avec le soutien de la Fondation Crédit Mutuel Alliance fédérale, a permis de faire un tour d’horizon des externalités négatives induites par la perte de services écosystémiques. Le présent rapport concerne la pêche et l’aquaculture.
Dans le cadre du concept de “Nature positive” du Cadre mondial, un ensemble de mesures appelées « Nature-inclusive Design » (NiD) , définies comme des modifications et/ou ajouts à la conception d’éoliennes offshore et d’infrastructures de réseau, peuvent être déployées dans le but d’améliorer directement ou indirectement la biodiversité et le fonctionnement écologique au sein des parcs éoliens en mer. Les NiDs présentent donc un potentiel intéressant pour atténuer (réduire et dans certains cas compenser) les effets négatifs des infrastructures en améliorant la prise en compte de la biodiversité lors des phases de planification, d’implantation et d’exploitation des parcs éoliennes marins et des infrastructures marines associées . Cependant, leur efficacité n’est pas toujours démontrée de manière scientifique et la littérature établissant le bilan des connaissances sur le sujet est relativement pauvre.
RTE a donc sollicité la FRB pour produire une synthèse des connaissances existantes sur l’efficacité des mesures de Nature-inclusive Design (NiD), afin de guider leur décision quant à la mise en place de certaines d’entre elles. L’ensemble des façades maritimes françaises et la biodiversité qui les caractérise sont concernées, ainsi que l’intégralité des structures immergées présentes au sein des parcs éoliens marins, des fondations des éoliennes aux câbles de raccordement avec le réseau terrestre.
Ces projets visent à produire des résultats concrets en formulant des scénarios pour des transitions locales et socioécologiques. Dans cet appel à projets, les modèles, les récits et les cartes cognitives ont été identifiés comme des outils intéressants pour l’élaboration de scénarios.
On pourra étudier dans le même temps et comme se répondant les uns aux autres les services et disservices liés aux ongulés sauvages, ainsi que les valeurs, les perceptions, les représentations des différents groupes d’acteurs.
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En effet, la Convention pour la diversité biologique (CDB) précise dans le premier objectif de son cadre mondial pour la nature qu’il est essentiel de maintenir et restaurer l’intégrité et la résilience de tous les écosystèmes (objectif A de la Cop15, Leadley et al. 2021). Le rôle des ongulés, de leurs fonctions écologiques, la qualité des interactions qu’ils entretiennent directement ou moins directement avec leur entourage animal, végétal, minéral, dans ce processus nécessite d’être décrypté, d’être relié à l’état des écosystèmes, leur possible dégradation, leur résilience face aux effets des changements globaux.
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À ce titre, la question se pose : quelle relation entre ongulés sauvages, animaux d’élevage, grands prédateurs ? Les ongulés sauvages devraient-ils subir les pressions de prédation qui seraient celles de leur état sauvage ? Faut-il réintroduire ses prédateurs naturels, et espérer que la prédation les préfère aux animaux d’élevage ? Faut-il réensauvager la France métropolitaine
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Face au déclin accéléré de la biodiversité, où en est la recherche sur la biodiversité ? Quels sont ses avancées et les obstacles rencontrés ?
En 2025, le Conseil scientifique (CS) de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) met en lumière certaines des évolutions de la recherche sur la biodiversité et offre ainsi un aperçu de plusieurs actualités scientifiques et des défis auxquels la recherche fait face.
Dans cette édition 2025 vous retrouverez deux fronts de sciences sur les sujets :
L’éolien offshore apparaît être une solution stratégique pour répondre à la demande croissante d’électricité décarbonée, diversifier le mix énergétique et renforcer l’autonomie des États. C’est dans ce contexte qu’en 2022, la filière industrielle de l’éolien en mer a conclu avec l’État un « pacte éolien en mer », fixant pour objectif l’attribution de 2 GW de nouveaux projets par an dès 2025, ainsi qu’une capacité installée de 18 GW d’ici 2035 et 40 GW à l’horizon 2050. Néanmoins, malgré ses bénéfices climatiques, l’éolien marin nécessite des infrastructures conséquentes qui perturbent le milieu dans lequel elles sont implantées. L’énergie éolienne offshore pose ainsi des défis environnementaux majeurs notamment en matière de biodiversité : perturbation dans la colonne d’eau sur les habitats benthiques, c’est-à-dire dans les fonds marins, émissions sonores susceptibles de nuire aux mammifères marins mais également dans la colonne d’air avec des risques de collision pour les oiseaux et chauves-souris, etc. La séquence « Éviter, Réduire, Compenser » (ERC), également appelée hiérarchie d’atténuation ainsi que les outils réglementaires associés (évaluation environnementale stratégique, études d’impact) encadrent le développement des projets en mer et constituent une approche centrale pour réduire les effets de l’éolien offshore sur les écosystèmes. Le véritable enjeu consiste désormais à concilier l’accélération nécessaire du déploiement de l’éolien offshore avec la préservation effective de la biodiversité.
Comment atteindre les objectifs climatiques sans compromettre l’intégrité des écosystèmes ? Pour répondre à cette question, la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) a initié, avec le soutien du Mirova Research Center, une revue de la littérature scientifique et technique afin d’identifier les mesures d’atténuation jugées pertinentes par les experts et d’évaluer les tendances émergentes en matière de bonnes pratiques pour réduire l’impact des parcs éoliens marins sur la faune volante.
Cette publication synthétise un travail d’identification, à partir de la littérature scientifique, de mesures efficaces pour réduire les risques pour la biodiversité volante, c’està-dire les oiseaux, les chauve-souris et les insectes. Elle propose des recommandations à destination de la communauté scientifique, des développeurs et opérateurs d’éoliennes terrestres et des États afin d’en réduire les impacts. Ce travail s’inscrit dans la cible 8 du Cadre mondial pour la biodiversité qui vise à “Atténuer les effets des changements climatiques et de l’acidification des océans sur la biodiversité et renforcer la résilience de celle-ci grâce à des mesures d’atténuation et d’adaptation ainsi qu’à des mesures de réduction des risques de catastrophe naturelle, y compris au moyen de solutions fondées sur la nature et/ou d’approches écosystémiques, en réduisant au minimum toute incidence négative et en favorisant les retombées positives de l’action climatique sur la biodiversité”.
À travers la plupart de ses activités essentielles, l’être humain tire des bénéfices et impacte de nombreux fonctionnements naturels tels que le cycle de l’eau, la pollinisation, la production alimentaire ou encore la régulation des maladies. Ces mécanismes et leurs conséquences sont multiples et complexes : impacts économiques, sociaux, sur la santé humaine, etc. Ils font l’objet de nombreuses publications scientifiques visant à mieux les comprendre et les prendre en compte.
Publiée en 2025, une revue de la littérature scientifiques au niveau mondial, portée par la Fondation pour la recherche sur la biodiversité avec le soutien de la Fondation Crédit Mutuel Alliance fédérale, a permis de faire un tour d’horizon des externalités négatives induites par la perte de services écosystémiques.
L’Agence internationale des énergies renouvelables a établi un plan optimiste selon lequel la production d’électricité décarbonée à partir d’énergies renouvelables devrait passer de 25 % en 2017 à 85 % en 2050. Dans le contexte de l’urgence climatique, la transition énergétique vers des sources renouvelables est essentielle pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. L’énergie éolienne terrestre, en pleine expansion, joue un rôle crucial dans cette transition.
Motivés également par les progrès technologiques, les économies d’échelle, les chaînes d’approvisionnement compétitives et l’expertise des développeurs, les coûts de l’électricité renouvelable ont nettement baissé au cours de la dernière décennie favorisant le développement socio-économique et humain.
Cependant, son développement rapide soulève des défis environnementaux, notamment en termes d’impacts négatifs sur la faune volante.
Les principaux impacts des énergies éoliennes ont lieu pendant les phases de construction et d’exploitation.
La perte d’habitats causée par le défrichement d’espaces boisés lors de la phase de construction a des effets négatifs sur les espèces animales forestières.
Au cours de la phase d’exploitation, les principales perturbations des éoliennes sont dûes au mouvement du rotor, au bruit, aux vibrations, aux lumières vacillantes et à une présence humaine accrue.
Ces perturbations entraînent, chez de nombreuses espèces animales :
Consultez le rapport d’activité 2024 de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB).
Afin de préserver la biodiversité, la Convention sur la diversité biologique (CDB), à travers le cadre mondial de la biodiversité, propose de se préoccuper des écosystèmes, de leur intégrité et de leur résilience. Il s’agit de maintenir la diversité du vivant, d’assurer la fourniture de services écosystémiques, de contributions de la nature aux humains et de maintenir l’intégrité des processus écologiques planétaires.
Dans le cadre mondial de la biodiversité, l’intégrité, la connectivité et la surface des écosystèmes sont étroitement associées. Cela suppose de mieux relier les écosystèmes dits « naturels » et ceux dits « gérés » : les uns doivent être maintenus ou restaurés au-delà des aires protégées et la diversité biologique doit être privilégiée dans les autres.
Cela nécessite de savoir qualifier l’état actuel des écosystèmes, d’évaluer leur dégradation, de définir l’état et les conditions vers lesquels tendre, puis de définir les mesures de gestion qui permettent d’y parvenir.
Cette « Expertise et synthèse » présente d’abord l’intégrité des écosystèmes comme une approche applicable à tous les écosystèmes ; elle discute ensuite cette notion au regard des pressions anthropiques et des changements globaux puis évoque quelques perspectives d’utilisation et limites.
Vous trouverez sur cette page deux documents concernant cette méthode d’analyse des stratégies en faveur de la biodiversité :
1. Le premier met en avant la méthode, ses critères, se la grille d’analyse, son processus d’évaluation et ses utilisations.
2. Le second présente l’application de cette méthode sur une partie des mesures du premier volet, pré-Cop15, de la SNB3. Il dévoile les résultats de cette analyse scientifique et met en évidence les points d’amélioration possibles.
La FRB a développé, en s’appuyant sur un cas concret (le premier volet de la SNB3 pré-COP15), une méthode originale d’évaluation du potentiel effet de levier d’une stratégie, d’une politique publique, d’un plan d’action, d’un programme, permettant d’identifier si ceux-ci peuvent initier des changements transformateurs dans la société. Cette méthode, adaptable et reproductible, s’applique tant aux évaluations ex.ante qu’ex.post. Elle s’appuie sur des expertises à la fois académiques et non-académiques.
Retrouvez la présentation de la méthode dans le document : “Méthode d’évaluation des stratégies en faveur de la biodiversité : Analyse de la capacité à initier un changement transformateur – Une méthode originale pour l’évaluation ex.ante et ex.post”
La méthode d’évaluation développée par la FRB a été éprouvée par l’analyse du potentiel levier des mesures du premier volet de la SNB3, version pré-COP15.
Quatre des cinq axes et leurs mesures ont été analysés. L’axe 4 concernant la mise en œuvre de la stratégie sera complété dans le second volet : il n’a donc pas été évalué.
Retrouvez le détail de cette méthode dans le document annexe “Méthode d’évaluation des stratégies en faveur de la biodiversité : Analyse de la capacité à initier un changement transformateur – Application au premier volet de la troisième Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB3)”.
Il ressort de l’étude que la stratégie publiée en 2022 affiche une pertinence élevée dans ses objectifs (titres et axes). Sa structure est également intéressante puisqu’elle identifie bien les domaines sur lesquels faire levier, à savoir les activités humaines et notamment l’agriculture, l’éducation, les activités économiques, la finance. Toutefois, l’évaluation conclut que le contenu des mesures nécessite d’être affiné, mieux documenté, explicité pour réussir à engager un véritable changement transformateur. La stratégie mériterait d’exprimer un niveau d’ambition plus élevé et d’indiquer concrètement les nouvelles directions à prendre.
Huit constats, transversaux aux axes analysés, sont également détaillés dans le rapport :
1 | Les mesures dessinent un maillage incomplet des pressions, territoires, écosystèmes, cibles et acteurs.
2 | Le texte des mesures, tel que rédigé, ne permet pas de percevoir la dimension systémique des enjeux, des causes, solutions possibles et des interactions entre humains – non-humains, entre activités humaines, entre climat et biodiversité, etc. ; et distingue mal l’essentiel de l’anecdotique.
3 | La nécessité d’éviter les impacts, dans une réflexion précoce et en conjonction avec la planification écologique des territoires, gagnerait à être rappelée, faute de quoi, la stratégie risque de passer à côté d’un réel levier de diminution des pressions.
4 | La stratégie s’appuie sur une démarche descendante et peu transparente, sans capitaliser sur l’expertise scientifique et les connaissances locales.
5 | La stratégie comporte une forte incertitude quant à sa capacité à réformer, transformer, et sa volonté à engager certains dispositifs pour les rendre réellement efficaces.
6 | Si l’adhésion volontaire à certaines mesures permet d’entrevoir l’engagement d’une grande diversité d’acteurs, cela semble aussi restreindre le spectre du pouvoir transformateur de la stratégie ou le retarder.
7 | La stratégie gagnerait à prendre en compte la dépendance systémique des humains vis-à-vis de la nature.
8 | À faire le choix d’une diminution des ambitions, ou d’une rédaction consensuelles plutôt que d’identifier les “gagnants” et les “perdants” nécessitant d’être accompagnés, le succès de la stratégie risque d’achopper sur le statu quo, et de perdre en efficacité.
En 2019, l’Ipbes sort son évaluation mondiale et appelle les États membres à engager un changement transformateur, via des actions, des mesures leviers.
Établies par de nombreux chercheurs et chercheuses des quatre coins de la planète et sur la base de milliers d’études scientifiques, les recommandations de l’Ipbes ont vocation à trouver un écho au sein de dispositifs pouvant être contraignants comme la Convention des Nations unies sur la diversité biologique (CDB) ou à d’autres échelles de gouvernance, notamment des États. En ratifiant la CDB en 1994, la France s’est engagée à établir des stratégies ou des plans d’action pour la biodiversité, conformément à un cadre international mis à jour par la conférence des Parties. Dans ce contexte, la troisième Stratégie nationale biodiversité à l’horizon 2030 (SNB3) constituera la réponse de la France au cadre mondial adopté en décembre 2022 et à la Stratégie européenne en faveur de la biodiversité à l’horizon 2030.
Ces travaux ont également fait l’objet d’une publication scientifique :
Dupuis, L., Leandre, C., Langridge, J. et al. Analyzing the capacity to initiate transformative change: a methodology for assessing biodiversity strategies. Biodivers Conserv 32, 3641–3660 (2023). https://doi.org/10.1007/s10531-023-02660-5
Consultez le rapport d’activité 2022 de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB).
Dans le cadre du volet « Adaptation au changement climatique » de la Stratégie française Energie-Climat (Sfec) l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (Onerc) propose des niveaux de réchauffement de référence auxquels la France devra s’adapter et qui seront à décliner dans l’ensemble des politiques publiques. Ces orientations doivent s’appuyer sur les éléments scientifiques disponibles sur les impacts du changement climatique des différents secteurs d’activités et sur le coût de ces impacts.
Ce travail, en partenariat avec le Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires (MTECT) constitue une synthèse des connaissances scientifiques les plus récentes sur l’impact du changement climatique sur la biodiversité en France, les mécanismes de réponse de la biodiversité, le devenir de la biodiversité en fonction de différents scénarios d’évolution des températures, les impacts sur les services écosystémiques à l’échelle du territoire national et des éléments pour l’adaptation des filières économiques et des écosystèmes.
Malgré la persistance de lacunes de connaissances sur les réponses des espèces et des écosystèmes, sur les interactions entre les différentes pressions qui portent sur la biodiversité, et leurs rétroactions, ainsi que sur les phénomènes de seuils ou de points de bascule des écosystèmes, l’étude identifie des recommandations pour conjuguer les différents enjeux et favoriser les synergies entre lutte contre le changement climatique et conservation de la biodiversité.
Traiter conjointement les enjeux climat et biodiversité permet d’identifier les actions doublement vertueuses et d’évaluer les risques de mal-adaptation et d’aggravation que certaines solutions uniquement centrées sur le climat peuvent entrainer sur la biodiversité, questionnant leur durabilité dans une vision plus holistique et à plus long terme.
Pour cela la synthèse met en avant les Solutions fondées sur la nature (SFN) ou autres approches basées sur les écosystèmes propres à conjuguer ces deux enjeux, mais également des recommandations sur les besoins d’adaptation, naturelle ou assistée, de la biodiversité face aux changements à venir, ainsi que sur les dimensions législatives et réglementaire à faire évoluer pour que la politique française « s’adapte » elle-même à ces enjeux croisés.
MESSAGES CLÉS
Parmi les différentes recommandations opérationnelles identifiés dans la littérature scientifique, 3 actions sans regret majeur peuvent servir de principes pour soutenir l’adaptation des écosystèmes au changement climatique :
Assurer la préservation des espaces à fort enjeu de biodiversité par un réseau d’aires protégées connectées ;
Maintenir et restaurer les processus qui génèrent l’hétérogénéité dans les habitats, les gènes et les communautés pour maintenir des options écologiques pour l’avenir ;
Diminuer les pressions anthropiques qui aggravent les effets du changement climatique.
De nombreux travaux de recherche se sont donc efforcés d’évaluer les impacts, positifs ou négatifs, de ces dispositifs sur la biodiversité et le fonctionnement des écosystèmes marins, générant une abondante littérature. Ces impacts sont très variables et différents selon le cycle de vie de l’installation, l’emplacement, le type de turbine employée, le type de fondations et d’ancrages, les structures annexes associées et les espèces présentes qui interagissent avec ces infrastructures. Ces installations sont principalement situées dans des parcs éoliens, plus ou moins étendus, à plus ou moins grande distance des côtes. Or, les territoires côtiers sont à la fois des zones de forte biodiversité, mais aussi des zones culturellement riches et où le partage des usages des terres, de la mer et des ressources est un réel enjeu.
Le paysage de la connaissance et de la recherche a fortement changé ces dernières années avec la publication des grandes évaluations de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (Ipbes), la mise en place du Partenariat européen cofinancé sur la biodiversité, Biodiversa+, ou encore le développement du Groupe d’observation de la Terre, Geo. À cela s’ajoute le besoin de plus en plus affirmé par les citoyens, par les acteurs publics et privés, de mieux protéger la biodiversité sous toutes ses facettes.
Le point de vue adopté dans cette prospective est d’explorer les avancées et perspectives des études et sciences de la biodiversité à la lumière des trois objectifs de la Convention sur la diversité biologique (CDB) liés à la biodiversité : préservation ; utilisation durable ; accès et partage des avantages. Ces objectifs et leur combinaison difficile, mais nécessaire, concernent la recherche la plus fondamentale comme la plus impliquée : de l’écologie aux sciences de l’évolution en passant par l’économie, la sociologie et l’anthropologie. Ils impliquent d’aborder de concert la biodiversité et les sociétés, d’envisager leurs relations en termes de systèmes dynamiques, d’interconnexions, de rétroactions et d’évolution.
Les axes structurant de la prospective impliquent de manière très différente les disciplines scientifiques, leurs relations avec les savoirs vernaculaires et partagent les mêmes exigences intellectuelles, chacun combinant des enjeux de connaissances à la fois très fondamentaux et très pratiques.
L’ambition de cette prospective pilotée par la FRB : que les parties prenantes françaises disposent d’une vision intégrative et inclusive des problématiques de recherches sur la biodiversité. Elle est en conséquence fondée sur les recommandations mondiales, européennes, les plus récentes. Au-delà de la résonnance qu’il trouvera auprès d’un public académique, ce texte s’adresse aux acteurs publics et privés en mesure d’appuyer la programmation et le financement de la recherche sur la biodiversité.
En France, la notion « d’Espèces susceptibles d’occasionner des dégâts » (Esod), anciennement « d’espèces nuisibles », désigne des espèces qui ont potentiellement des impacts négatifs sur la santé humaine ou celle du bétail, sur la faune et la flore, sur les activités agricoles ou forestières ou encore sur les biens matériels. L’un des groupes de cette classification rassemble des espèces dites “indigènes”, c’est-à-dire originaires de la région où elles sont présentes. Parmi elles, on retrouve la belette, la fouine, la martre des pins, le renard roux, le corbeau freux, la corneille noire, la pie bavarde, l’étourneau sansonnet ou encore le geai des chênes.
Une synthèse des connaissances de la littérature scientifique a été réalisée afin de déterminer si les prélèvements, soit la destruction d’individus, de ces Esod ont un effet sur la réduction des dégâts qui leur sont imputés. Pour cela, 47 publications de différents pays européens ont été sélectionnées et analysées.
Cette synthèse a permis de mettre en évidence que :
Cette synthèse de la littérature scientifique démontre donc que dans la majorité des études, recourir aux prélèvements d’Esod afin de réduire les dégâts sur la faune qui leur sont imputés, n’est pas une solution efficace.
Par ailleurs, la modalité de gestion consistant à focaliser les prélèvements sur une espèce à laquelle est attribuée un type de dégâts pose question. En effet, cette synthèse montre également qu’il est difficile d’attribuer un dégât à une espèce, notamment en raison de la complexité des réseaux trophiques.
Enfin, dans un contexte d’effondrement de la biodiversité, recourir aux destructions d’espèces devrait être justifié par l’urgence à agir pour empêcher un dégât que des critères objectifs et mesurables évalueraient comme grave. Mais, également justifié par l’absence de mesures alternatives, et après avoir fait la preuve de l’efficacité de la destruction sur la réduction des dégâts.
La publication est disponible dans les ressources téléchargeables ci-dessous.
En France, le Code de l’environnement, prévoit que le Ministère de la Transition écologique fixe par arrêté triennal la liste des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (Esod). Durant l’été 2023, le ministère a présenté sa liste d’Esod, pour le prochain arrêté, composée d’un dizaine d’espèces.
En partenariat avec la LPO et l’Aspas, la Fondation pour la recherche sur la biodiversité a ainsi interrogé la recherche académique par le biais de cette synthèse de connaissances, afin d’évaluer les effets des prélèvements des espèces sur la réduction des dégâts qui leur sont imputés.
Consultez le rapport d’activité 2022 de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB).
Afin de réaliser ses potentialités, la FRB propose de s’organiser entre 2022 et 2025 selon trois types d’actions présentées dans le document téléchargeable, à savoir :
Ces derniers sont profondément liés les uns aux autres, notamment à travers les capacités, complémentaires, des trois pôles thématiques de la FRB – science, société et international – et des deux pôles transverses – communication et gestion-administration.
Consultez le rapport d’activité 2021 de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB).
Afin d’accompagner la transition énergétique et de répondre aux enjeux énergétiques et de développement durable, la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB), en partenariat avec TotalEnergies, a réalisé un état de l’art des impacts des installations de production d’énergies renouvelables sur la biodiversité : l’éolien et particulièrement l’éolien offshore, le photovoltaïque, le biogaz et l’hydrogène.
Les 5 grands facteurs de perte de biodiversité identifiés par l’Ipbes ont ainsi été pris comme cadre d’analyse pour identifier les connaissances issues de la communauté de recherche sur les impacts de ces installations sur la biodiversité : changement d’occupation des sols, exploitation des espèces, pollutions, changement climatique et espèces exotiques envahissantes. Ces impacts surviennent à différentes échelles, que cela soit au niveau de l’individu (perturbations, blessures ou mort), des populations, des espèces et des communautés.
Dans un second temps, ce travail se penche sur les manques de connaissances concernant ces impacts et sur les pistes de recherche qui permettraient de les combler, ainsi que sur les solutions et bonnes pratiques permettant d’éviter, réduire ou compenser ces impacts.
Dans les ressources ci-dessous, vous trouverez ainsi une fiche sur chaque type de d’énergies renouvelables décrites dans l’étude ainsi qu’une synthèse sous forme de prospective.
>> Consulter les ressources bibliographiques associées à ce travail.
>> Consulter la synthèse bibliographique de cette étude.
Ce travail a consisté en l’identification, l’analyse et la catégorisation des différents leviers étatiques et de leurs exemples d’application pratique apparaissant dans le rapport Ipbes. Des propositions de leviers juridiques, économiques et de politiques publiques potentiellement intéressants à mettre en oeuvre en France ont été formulés sur la base de certaines recommandations de l’Ipbes, afin de pouvoir initier une réflexion concernant la concordance, ou les lacunes, du droit de l’environnement français vis-à-vis de ces préconisations, ainsi que sur une mise en oeuvre adaptée de ces instruments à l’échelle nationale.
Ces propositions ont été formulées dans un objectif exploratoire puis soumises à l’examen d’experts en droit de l’environnement à travers une enquête, afin d’évaluer leur pertinence et leur maturité pour une intégration en droit français.
Ce rapport apporte un éclairage scientifique sur les éléments discutés au sein de la Convention sur la diversité biologique (CDB), en particulier les points anticipés pour les sessions de négociation.
La pertinence des quatre objectifs globaux, des 21 cibles d’action et des indicateurs associés qui constituent le projet de cadre révisé dans sa dernière version officielle en date de juillet 2021 y est examinée au regard des travaux scientifiques les plus récents. Ce travail a été mené dans la perspective d’un appui aux ministères français, la FRB étant point de contact national scientifique et technique pour la CDB.
En 2019, l’évaluation mondiale de l’Ipbes a suggéré qu’une reconquête de la biodiversité peut être envisagée moyennant des efforts importants, des changements transformateurs, c’est-à-dire des changements profonds de nos modes de vie et de consommation qui passent par la réorganisation fondamentale des facteurs économiques, sociaux et technologiques qui les régissent.
Un cadre mondial doit ainsi faciliter la mise en place de ces changements pour qu’ils se fassent de manière coordonnée aux échelles locales, nationales et globale.

Ces Rencontres visent à rassembler en ateliers différents acteurs (chercheurs, responsables de politiques publiques, acteurs de terrain, etc.) afin d’élaborer une série de recommandations grâce à une méthodologie basée sur la démarche prospective.
Pour cette édition, trois thèmes ont été identifiés :
Les recommandations issues de ces échanges devraient être publiées dans les mois à venir, à l’instar de celles issues des Rencontres de 2018 et 2017. Nous vous invitons à découvrir la vidéo d’ouverture de l’édition 2020.
L’approche par services écosystémiques peut se révéler très intéressante pour la prise en compte de la biodiversité dans les évaluations socio-environnementales et dans les documents d’aménagement, en ce qu’elle peut être plus facilement appropriable par des acteurs peu sensibilisés aux enjeux de préservation de la biodiversité et des écosystèmes. Disposer d’indicateurs de services écosystémiques à l’échelle des territoires permettrait d’améliorer l’évaluation des décisions d’aménagement, en particulier si ces indicateurs sont cartographiés sur le territoire à des échelles fines (ex. échelle communale ou départementale par exemple).
C’est l’objet du projet Idefese conduit entre 2018 et 2020 dans la région Île-de-France (cas d’étude pilote), qui vise à proposer aux acteurs de l’aménagement urbain (services déconcentrés de l’État, de collectivités locales ainsi que des aménageurs, associations, bureaux d’étude, etc.) des méthodes d’évaluation pour une meilleur intégration des services écosystémiques dans leurs politiques publiques d’aménagement.
Consultez le rapport d’activité 2020 de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB).
Face au déclin accéléré de la biodiversité, où en est la recherche sur la biodiversité ? Quels sont ses avancées et les obstacles rencontrés ? Y a-t-il des domaines qui n’ont encore jamais été explorés ? En 2021, le Conseil scientifique de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) met en lumière des évolutions de la recherche sur la biodiversité et propose un aperçu de sujets en plein développement ou d’enjeux appelant de nouvelles connaissances. Cette nouvelle édition des Fronts de sciences offre ainsi un éclairage sur l’actualité de la recherche sur la biodiversité pour un public non spécialiste.
La pandémie mondiale à laquelle nous faisons face depuis début 2020 a de ce fait particulièrement influer sur cette édition des Fronts de science. Si certains des sujets choisis s’inscrivent clairement dans ce type d’enjeux et débats de société, d’autres relèvent néanmoins de problématiques conceptuelles et méthodologiques de nature plus fondamentale.
Les Fronts de sciences 2021 sont disponibles dans les ressources téléchargeables.
Des indicateurs de biodiversité et outils de mesure ont été développés dès les années 1990. Trois décennies plus tard, où en est-on ? Peut-on désormais répondre aux attentes fortes des acteurs de la société et des conventions nationales et internationales ? Et pour aller plus loin, que penser des analyses de cycle de vie, des labels de pratiques durables, en termes de pêche, déforestation, etc. ?
La Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) s’est emparée de cet enjeu et publie, en collaboration avec l’Office français de la biodiversité (OFB), un rapport compilant les résultats d’une enquête menée auprès des parties prenantes, d’une évaluation scientifique d’outils de mesure intégratifs, d’ateliers réunissant acteurs et concepteurs d’outils, ainsi que les échanges issus d’un colloque.
Le rapport complet ainsi que l’annexe avec les évaluations scientifiques de sept indicateurs et outils de mesure sont disponibles dans les ressources téléchargeables.
La Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) a pour mission de favoriser les activités de recherche sur la biodiversité en lien avec les acteurs de la société. Susciter l’innovation, développer et soutenir des projets, diffuser les connaissances et mobiliser l’expertise sont au coeur de ses actions. Elle accueille par ailleurs le secrétariat scientifique du comité français pour l’Ipbes, la Plateforme intergouvernementale pour la biodiversité et les services écosystémiques. À ce titre, elle est chargée de relayer les travaux de la Plateforme au niveau national. La FRB travaille ainsi avec son Conseil d’orientation stratégique (Cos), regroupant plus de 240 structures (entreprises, syndicats, ONG, collectivités territoriales, etc.), afin que les acteurs nationaux s’approprient les messages de l’Ipbes et pour rapprocher les conclusions scientifiques de leurs préoccupations opérationnelles. La Fondation s’est ici associée à ORÉE, association multi-acteurs pour l’environnement membre de son Cos et comptant plus de 180 membres.
Ainsi est née la présente publication, fruit d’un long travail auprès d’acteurs français. Elle fournit un panorama des mesures pour la biodiversité mises en oeuvre au niveau non-étatique, alors que les acteurs sont de plus en plus sollicités pour rendre des comptes sur leurs engagements, notamment en 2020 dans le cadre de la préparation de la Cop 15 de la Convention sur la diversité biologique.
La publication est consultable dans les ressources téléchargeables.
Dans un monde où les résultats des recherches scientifiques sont de plus en plus nombreux et complexes, où les spécialistes sont invités à s’exprimer de plus en plus souvent et portent des messages parfois contradictoires, le choix de la méthode d’expertise, et donc de la façon dont les connaissances sont mobilisées et analysées est crucial.
Donner confiance dans les résultats des expertises, en connaître les limites, respecter le principe de transparence font partie des objectifs du guide « Méthodes d’expertises » pour répondre à l’impératif de crédibilité du processus d’expertise et des résultats obtenus.
L’Office français de la biodiversité (OFB) et la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) ont travaillé de concert pour produire ce guide qui se définit comme un outil opérationnel d’aide au choix de la méthode d’expertise, tant dans la sphère publique que privée.
Télécharger le guide sur les méthodes d’expertise ainsi que le dépliant synthétique dans les ressources téléchargeables.
Consultez le rapport d’activité 2019 de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB).
Les ministères concernés et les instituts de recherche fondateurs de la FRB ont confié à celle-ci et à son Conseil scientifique élargi à des experts extérieurs, la charge de rédiger une synthèse des connaissances sur les liens entre COVID-19, et plus généralement entre les phénomènes de zoonose – le passage d’un agent pathogène d’un élément de la faune sauvage à l’humain à l’origine d’une épidémie, et dans le cas présent d’une pandémie – et la biodiversité.
Au travers des réponses apportées à 22 questions, les experts rassemblés par la FRB font le point sur les connaissances actuelles, sans cacher les sujets sur lesquels la communauté scientifique peut ne pas être unanime dans son positionnement. Ils soulignent également les lacunes de connaissance qui devraient faire l’objet d’un effort de recherche tout en résumant ce que l’on sait aujourd’hui à propos des relations entre COVID-19 et état de la biodiversité. Parallèlement, ils font plusieurs recommandations à l’adresse des pouvoirs publics destinées tant à mieux détecter les risques d’apparition de zoonoses, qu’à en limiter la répétition et la propagation.
Cette synthèse aura vocation à évoluer à l’avenir à mesure que l’on connaîtra mieux les facteurs à l’origine de la pandémie actuelle, mais elle permet dès aujourd’hui de mieux comprendre des phénomènes qui se multiplient et qui peuvent gravement mettre en péril l’avenir de l’humanité. Cette synthèse appelle aussi les pouvoirs publics à intégrer les enjeux environnementaux et plus particulièrement ceux associés à l’érosion accélérée de la biodiversité dans leur stratégie de sortie de crise.
Les ministères concernés et les instituts de recherche fondateurs de la FRB ont confié à celle-ci et à son Conseil scientifique élargi à des experts extérieurs, la charge de rédiger une synthèse des connaissances sur les liens entre COVID-19, et plus généralement entre les phénomènes de zoonose – le passage d’un agent pathogène d’un élément de la faune sauvage à l’humain à l’origine d’une épidémie, et dans le cas présent d’une pandémie – et la biodiversité.
Au travers des réponses apportées à 22 questions, les experts rassemblés par la FRB font le point sur les connaissances actuelles, sans cacher les sujets sur lesquels la communauté scientifique peut ne pas être unanime dans son positionnement. Ils soulignent également les lacunes de connaissance qui devraient faire l’objet d’un effort de recherche tout en résumant ce que l’on sait aujourd’hui à propos des relations entre COVID-19 et état de la biodiversité. Parallèlement, ils font plusieurs recommandations à l’adresse des pouvoirs publics destinées tant à mieux détecter les risques d’apparition de zoonoses, qu’à en limiter la répétition et la propagation.
Cette synthèse aura vocation à évoluer à l’avenir à mesure que l’on connaîtra mieux les facteurs à l’origine de la pandémie actuelle, mais elle permet dès aujourd’hui de mieux comprendre des phénomènes qui se multiplient et qui peuvent gravement mettre en péril l’avenir de l’humanité. Cette synthèse appelle aussi les pouvoirs publics à intégrer les enjeux environnementaux et plus particulièrement ceux associés à l’érosion accélérée de la biodiversité dans leur stratégie de sortie de crise.
Le concept de biomimétisme ou bio-inspiration a été théorisé pour la première fois il y a une vingtaine d’année (cf. Janine Benyus : Biomimicry, Innovation Inspired by Nature). L’approche initiale défend une vision qui considère que cette démarche d’innovation « fait appel au transfert et à l’adaptation des principes et stratégies élaborés par les organismes vivants et les écosystèmes, afin de produire des biens et des services de manière durable, et rendre les sociétés humaines compatibles avec la biosphère ».
Le Biomimétisme identifie des solutions naturelles apparues au cours de l’évolution, c’est à dire des fonctions ou des rapports entre structures et fonctions chez les organismes vivants qu’il peut être intéressant de transposer à une fonction d’intérêt humain : sa finalité est de chercher, d’identifier et de d’industrialiser une solution à un problème humain.
Cette démarche est nécessairement interdisciplinaire, entre sciences fondamentales et sciences de l’ingénieur, et demande de la part des acteurs économiques la mobilisation de ressources significatives en matière de recherche et développement (R&D).
Le biomimétisme est la rencontre de plusieurs mondes, l’écologie,
les sciences de l’évolution, la biologie et l’ingénierie,
ou encore une interface entre sciences naturelles et industrie.
L’association Biomimicry Europa, créée en 2006 pour la promotion du biomimétisme, propose de distinguer trois niveaux d’inspiration : les formes biologiques, les matériaux et processus, les interactions.
En matière de recherche et développement, l’Allemagne a longtemps été en tête avec plus de 100 structures de recherche publiques impliquées et dix réseaux territoriaux spécialisés. Le Royaume-Uni et la Suisse sont aussi deux pays fortement impliqués en Europe.
En France, l’implication est plus récente, mais actuellement, plus de 175 équipes de recherche s’intéressent au sujet et plus de 100 entreprises font appel à cette démarche. Plusieurs Groupements de recherche (GDR) et Réseaux thématiques pluridisciplinaires (RTP) génèrent des initiatives structurantes autour de la chimie bio-inspirée, la mécanique des matériaux biologiques ou les micro-technologies inspirées des insectes. Le centre européen d’excellence en biomimétisme (Ceebios), créé en 2012, fédère un nombre croissant de grandes entreprises comme L’Oréal, LVMH, Engie, Vicat, Saint-Gobain, et bénéficie du soutien du ministère de la transition écologique et solidaire.
Les régions les plus impliquées en matière de R&D (compétences académiques) sont l’Ile-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine, puis, à un niveau sensiblement équivalent, Occitanie, Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Grand-Est.
Fin 2018, l’association HOP ! Biodiversité (désormais Aérobiodiversité) confiait à la FRB la réalisation d’une synthèse de connaissances sur la question du stockage du carbone dans les prairies gérées sur leurs sites par les aéroports français membres de l’Acnusa en posant la question : « Quel est le stock global de carbone des prairies (similaires à celles qui sont gérées par les aéroports) et quel est leur potentiel de stockage annuel ? ».
La finalité pour le commanditaire état d’une part de pouvoir intégrer le bilan carbone annuel des prairies dans le bilan carbone des aéroports et d’autre part de sensibiliser sur les intérêts environnementaux de ces prairies pour adapter les mesures de gestion.
Le rapport complet est téléchargeable dans les ressources ci-dessous.
Face au déclin accéléré de la biodiversité, la recherche est fortement interrogée par les acteurs publics et privés. Or, dans de nombreux domaines, il reste des questions non résolues, des obstacles et des freins à l’avancée de la connaissance.
En 2019, le Conseil scientifique (CS) de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) met en lumière certaines des évolutions de la recherche sur la biodiversité et offre ainsi un aperçu de plusieurs actualités scientifiques et des défis auxquels la recherche fait face.
Les sorties de l’étude ont donc été de :
Le rapport et le résumé exécutif sont disponibles dans les ressources téléchargeables ci-dessous.
Les résultats ont été présentés pour la première fois à l’occasion du séminaire qui s’est tenu le 8 octobre 2018 à la Maison des Océans. Le programme ainsi que les présentations sont disponibles sur la page dédiée à l’événement.
L’antibiorésistance est un problème majeur de santé publique. La diffusion de la résistance aux antibiotiques dans l’environnement pourrait aggraver ce problème majeur de santé publique. Comment la prévenir et préserver les capacités de résilience de l’environnement ?
La revue systématique de la littérature scientifique achevée en 2019 a permis d’évaluer les connaissances actuelles sur les effets de différentes stratégies sur la réduction de l’antibiorésistance, évaluée par la quantification et la qualification des bactéries résistantes aux antibiotiques, gènes de résistance aux antibiotiques ou éléments génétiques mobiles (revue complète en cours de publication).
Les trois stratégies étudiées sont :
Consultez le résumé pour décideurs dans les ressources téléchargeables ci-dessous.
Consultez le rapport d’activité 2018 de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB).
À la date du 9 juillet 2019, 117 pays sont Parties au Protocole de Nagoya, 62 États ont mis en place des mesures d’APA et 16 ont établi un « certificat de conformité internationalement reconnu » .
En effet, le fait qu’un État soit Partie au Protocole ou pas, ne présage pas de l’existence ou de l’absence de réglementations internes en matière d’APA.
(Europe) Chypre, Estonie, Grèce, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Roumanie, Slovénie, Serbie.
(Hors Europe) Algérie, Australie, Brésil, États-Unis, Canada, Chili, Colombie, Costa Rica, Ghana, Grèce, Nigeria, Russie, Turquie, Venezuela, etc.
(Europe) Chypre, Grèce, Irlande, Italie, Lituanie, Roumanie , Serbie, Slovénie.
(Hors Europe) Algérie, Australie, Bangladesh, Brésil, Cape Vert, Colombie, Costa-Rica, Le Salvador, Ghana, Grenade, Maroc, Nigéria, Pologne, Somalie, Thaïlande, Tunisie, Ukraine, Yémen.
Allemagne, Autriche, Belgique, Chypre, Croatie, Danemark, Estonie, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Suède.
Dans le cadre du projet d’accompagnement de la mise en œuvre du Protocole de Nagoya, la FRB a établi, avec un comité de coordination et de rédaction, un ensemble de fiches-pays qui a vocation à être complété petit à petit.
Ces fiches-pays reprennent les éléments du site officiel ABS Clearing-House, plateforme d’échange d’informations sur le dispositif d’accès aux ressources génétiques et le partage des avantages découlant de leur utilisation, ainsi que les informations échangées entre les membres du groupe de travail sur l’APA et par les points focaux nationaux pour certains pays.
Les informations peuvent être inégales, cela est dû au niveau d’information disponible sur le site ABS Clearing-House et si les informations ont été traduites en anglais. Les retours d’expérience des utilisateurs permettront d’alimenter les informations concernant la procédure APA.
Le document est téléchargeable dans les ressources ci-dessous.
À l’initiative du Président de la République, le gouvernement a engagé un Grand débat national pour permettre à toutes et tous de débattre de questions essentielles pour les français. La Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB), avec l’appui de son conseil scientifique, a répondu à cet appel en contribuant au thème de la transition écologique. La FRB propose 7 axes d’actions publiques prioritaires pour diminuer notre empreinte écologique aux interfaces entre :
Consultez la contribution ci-dessous
Par les échanges réguliers avec l’ONB, par l’apport d’évaluateurs externes et par une démarche d’amélioration constante, la FRB a développé jusqu’à aujourd’hui une expertise et une méthode innovante d’évaluation des indicateurs qui a permis de :
Cette méthode a permis d’évaluer 73 indicateurs et est consultable dans le document consultable ci-dessous : « Évaluation scientifique des indicateurs : le développement d’une méthode originale. Le cas des indicateurs de l’Observatoire national de la biodiversité »
La FRB a mis en place en 2015 un groupe de travail “Espaces naturels protégés et recherche” associant ses deux conseils de gouvernance : le Conseil d’orientation stratégique (Cos) et le Conseil scientifique (CS). Dans le cadre de ce groupe de travail, une enquête a été menée afin de mieux connaître et faire connaître les collaborations gestionnaires/chercheurs et leur implication dans le développement des connaissances.
Un dépliant a également été conçu, sur la base de la publication, et met en avant des recommandations visant à conforter les espaces naturels protégés en tant que sites potentiels d’observation et d’analyse des rapports des sociétés à la nature. Elles ont également comme objectif d’en faire des sites références “sentinelles” où réaliser des suivis sur le long terme.
La publication et le dépliant sont consultables dans les ressources ci-dessous.
Le Plan d’action de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) pour la période 2018-2021 s’articule autour de 3 objectifs et six sous-objectifs à atteindre d’ici à 2021. Étroitement liés, ces objectifs sont un ensemble cohérent et homogène qui confère à la FRB un cadre structurant, lisible, ciblé et déclinable en projets et activités opérationnels pour les quatre années 2018 à 2021.
Consultez le document complet dans les ressources ci-dessous.
Quelles sont les nouvelles avancées de la recherche sur la biodiversité ?
Quels sont les obstacles qu’elle rencontre ?
Y a-t-il des domaines qui n’ont encore jamais été explorés ?
Telles sont les questions que s’est posé le conseil scientifique de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) dans sa nouvelle publication intitulée “Fronts de sciences 2018”, téléchargeable ci-dessous.
Présenté sous forme de fiches, ce nouveau rendez-vous éditorial se poursuivra chaque année. Il vise avant tout à donner un aperçu de sujets en plein développement ou d’enjeux appelant de nouvelles recherches, ainsi qu’à éclairer l’actualité de la recherche sur la biodiversité pour un public non spécialiste.
Ce document présente les résultats de trois appels à projets de recherche “Biodiversité” lancés par la Région Nord-Pas de Calais, en partenariat avec la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB).
Une revue systématique consiste à collecter le maximum de connaissances, en réponse à une question structurée, puis à en réaliser une évaluation critique et une synthèse afin que son utilisateur puisse se faire une idée de l’état des savoirs et décider en toute connaissance de cause.
La consultation d’experts est une méthode très courante pour obtenir des avis et des arguments pour étayer une décision. Néanmoins, le faire sans méthodologie rigoureuse expose à des critiques ou favorise les querelles d’experts.
La méthode Delphi a été développée pour pallier ces risques. Elle permet de consulter individuellement et de façon anonyme un grand nombre d’experts (ou de parties prenantes) sur un sujet précis, tout en garantissant la libre expression de chacun. La méthode Delphi fait appel à l’intelligence collective : chaque expert prend connaissance des avis des autres et par ce processus peut revoir ses arguments et ses positions, mais chaque avis reste anonyme et les experts n’interagissent jamais directement. Ainsi se bâtit soit un consensus, soit l’évidence d’une diversité d’avis dont le décideur pourra tenir compte.
Consultez le rapport d’activité 2017 de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB).
Cette nouvelle réglementation encadre les activités de recherche et de développement réalisées sur les ressources génétiques prélevées sur le territoire français ainsi que celles menées à partir de connaissances traditionnelles associées, détenues par les communautés d’habitants présentes en outre-mer (Guyane et Wallis et Futuna).
Chercheur caractérisant des ressources génétiques en forêt ou en mer, biologiste en quête de nouvelles espèces aux propriétés intéressantes pour une entreprise cosmétique, microbiologiste travaillant sur des virus, bactéries ou parasites, sélectionneur de plantes, gestionnaire d’un centre de ressources diffusant des échantillons, ethnobiologiste recensant les pratiques médicinales d’une communauté d’habitants ou encore communauté autochtone et locale ayant des connaissances sur une plante, l’APA vous concerne.
Le guide “L’APA pas à pas” est consultable en ligne ou téléchargeable ci-dessous. Conçu sur la base du guide L’APA pas à pas, le dépliant téléchargeable également ci-dessous propose des repères pour la compréhension et l’application du principe d’accès et de partage des avantages par les utilisateurs.
Au sommaire :
Ce document, consultable ci-dessous, est particulièrement destiné aux acteurs économiques.
Premières sur la liste des espèces pour lesquelles un effet négatif des néonicotinoïdes a été démontré, les abeilles domestiques ont depuis ouvert le chapitre à une pléiade d’autres groupes d’animaux comme les invertébrés terrestres et aquatiques, les poissons, les amphibiens, les reptiles ou encore les oiseaux insectivores, les rongeurs et les chauve-souris.
Par ailleurs, l’air, l’eau, les sols, les habitats naturels sont eux aussi contaminés. Des études ont également révélé des traces de ces insecticides dans les aliments. Les cultures non traitées ainsi que les plantes sauvages aux abords des cultures peuvent elles aussi contenir des néonicotinoïdes.
Le rapport souligne que la recherche sur les effets systémiques de ces substances et de celles issues de leur dégradation est aujourd’hui insuffisante. Ce qui induit une sous-estimation des conséquences néfastes pour la biodiversité. Le rapport invite à développer des recherches à des échelles d’organisation écologiques plus larges que l’individu : (1) les populations d’organismes et leur démographie, (2) les communautés d’organismes, (3) les écosystèmes.
Le rapport appelle à ce qu’une réflexion scientifique soit engagée sur les effets des néonicotinoïdes sur la biodiversité en général et non pas seulement au sein des agrosystèmes et sur des espèces cibles ou emblématiques. Les relations interspécifiques de compétition, prédation ou encore de mutualisme impliquent que l’effet direct d’un insecticide sur une espèce donnée se traduit nécessairement par des effets indirects sur des espèces en interactions avec cette espèce cible. Si les études se focalisent sur la contamination des insecticides sur des espèces cibles ou périphériques, les cascades trophiques déclenchées par les effets des insecticides sur celles-ci restent encore très largement inconnues.
En outre, le conseil scientifique de la FRB invite, à la lumière des effets déjà avérés de ces molécules sur la biodiversité, à soutenir de manière beaucoup plus active la recherche sur des alternatives aux néonicotinoïdes et plus particulièrement sur des alternatives non-chimiques reposant sur de nouvelles pratiques agricoles, relevant notamment de l’agro-écologie.
Le rapport est téléchargeable dans les ressources ci-dessous.
Dans le cadre de l’évaluation thématique sur les pollinisateurs, la pollinisation et la production alimentaire adoptée en mars 2016 par les États membres de l’Ipbes, la FRB a souhaité mettre en regard des conclusions de cette évaluation et des mesures appliquées par des acteurs français. Elle a interrogé à cette fin les membres de son Conseil d’orientation stratégique et a recensé plus de 250 initiatives pouvant favoriser les pollinisateurs et réduire les pressions qu’ils subissent.
Consultez dans les ressources ci-dessous l’Expertise et synthèse regroupant ces initiatives.
Consultez le rapport d’activité 2016 de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB).
En 2016, Ecoscope – créé par la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) – a été labellisé Infrastructure de recherche par le ministère chargé de la recherche. Ce “pôle de données” doit à la fois faciliter l’accès et le partage des données d’observation pour la recherche sur la biodiversité mais aussi être une aide à la décision publique et privée. Pour répondre au mieux à cette mission, Ecoscope et ses partenaires ont réalisé un état des lieux des infrastructures de recherche collectant ces données.
Déterminer l’état et la dynamique de la biodiversité pour modéliser et anticiper ses changements est essentiel.
L’enjeu scientifique repose sur la complémentarité des observations. En effet, la communauté scientifique a besoin de données multiples et pertinentes, collectées sur de longues périodes. Il s’agit de coupler des données biologiques mais également biophysiques et socio-économiques pour étudier des interactions et rétroactions complexes, les couplages entre les milieux, compartiments et facteurs anthropiques, et ce afin de dégager une compréhension fine des patrons et processus à l’œuvre.
Pour cela, la recherche française dispose de nombreux dispositifs d’observation et d’expérimentation qui collectent et gèrent des volumes de données de plus en plus importants, et pour des périodes de plus en plus longues, et qui se structurent sous l’influence de différents facteurs.
Telles sont les questions auxquelles répond l’état des lieux, téléchargeable ci-dessous.
Consultez ci-dessous le rapport d’activité 2015 de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB).
Le Conseil scientifique de la FRB souligne dans sa dernière prospective pour la recherche française sur la biodiversité l’importance de la question de l’adaptation, au regard de changements environnementaux très rapides.
Ce rapport développe :
Cette prospective est l’occasion de rappeler la capacité du vivant à évoluer et donc la responsabilité forte que porte nos sociétés pour maintenir cette capacité. Par les différents exemples donnés, l’ouvrage montre que si les mécanismes de renouvellement et d’évolution de la biodiversité sont maintenus, les capacités d’adaptation de la biodiversité face aux nouvelles contraintes environnementales seront mieux préservées. Ce document est ainsi une contribution à un changement des visions sur la biodiversité vue comme un processus dynamique.
Elle est à télécharger dans les ressources ci-dessous.
Les activités de prospective représentent un cœur d’activité pour la FRB, à travers l’objectif 3 du plan d’actions 2015-2017 de la FRB : « Organiser et animer des réflexions stratégiques et des prospectives, associant chercheurs et porteurs d’enjeux, pour identifier les priorités de recherche sur la biodiversité ».
Pour remplir cette mission, elle mobilise à la fois le conseil scientifique et le conseil d’orientation stratégique.
De 2012 à 2014, le Conseil scientifique (CS), en collaboration avec le Conseil d’orientation stratégique (Cos), a travaillé à l’actualisation de sa prospective 2009, notamment pour tenir compte de la transformation du contexte politique, institutionnel et stratégique et de l’évolution des fronts de science. La prospective 2015, présentée au séminaire commun entre Conseil d’orientation stratégique et Conseil scientifique de mai 2015, constituera un socle pour les programmes d’actions à venir. Elle est à télécharger dans les ressources ci-dessous.
Consultez le rapport d’activité 2014 de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB).
Le 6 novembre 2014 s’est tenue à la Maison des Océans (Paris Ve) une conférence intitulée “Climat et biodiversité – Rencontre avec les experts français du Giec et de l’Ipbes”, organisée conjointement par la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) et le ministère de l’Écologie, du développement durable et de l’énergie (MEDDE).
Elle a réuni un public nombreux (environ 400 personnes) et divers (chercheurs, étudiants, agents de la fonction publique, décideurs, professionnels et gestionnaires, membres d’ONG, journalistes, etc.) et s’articulait selon trois thèmes :
Consultez le rapport d’activité 2012-2013 de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB).
La FRB et l’ACTA ont noué un partenariat qui a permis de réaliser une analyse des projets de R&D agricole CASDAR* portant sur la biodiversité.
Ce rapport rassemble les principaux résultats, à travers une présentation :
Cette étude souligne la grande diversité des structures impliquées sur ce thème, bien au-delà des seuls acteurs de la recherche publique académique. Elle met ainsi en évidence un vivier de partenaires potentiels, mobilisables dans les projets à venir.
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* CASDAR : Compte d’affectation spéciale pour le développement agricole et rural
Une étude de profils Web of Science souligne l’expansion forte et récente de ce champ d’étude dans lequel la France participe à près de 7 % des publications internationales : la recherche française se situe ainsi au 6e rang mondial et au 3e rang européen en termes de nombre de publications sur les scénarios de la biodiversité.
Au-delà de cette étude de profils, une bibliographie fine de l’ensemble des travaux publiés ces quinze dernières années par la communauté scientifique française en matière de scénarios de la biodiversité – entendus comme “descriptions quantitatives ou qualitatives des devenirs possibles de la biodiversité et/ou des services écosystémiques associés” – est ici proposée.
L’analyse des 111 publications répondant strictement à cette définition révèle que les chercheurs français qui travaillent sur ce thème publient majoritairement des articles fréquemment cités, et ce, dans des revues à fort facteur d’impact. Ces publications sont pour la plupart le fruit de collaborations internationales. Une analyse détaillée des articles indique une forte représentation :
À l’inverse, les scénarios concernant les micro-organismes et le niveau infraspécifique de la biodiversité sont très peu représentés. Les services écosystémiques dépendant de la biodiversité sont également relativement peu étudiés. Enfin, une très large majorité de publications n’associe aucun acteur de la société. Cependant, l’étude permet d’identifier des formes de collaborations « science-société » à la fois innovantes et pertinentes pour la co-construction de scénarios.
Téléchargez l’intégralité de l’étude dans les ressources ci-dessous.
Comment les acteurs de la société, au-delà des communautés scientifiques, se sont-ils emparés du thème des valeurs de la biodiversité ?
Par le recueil et l’analyse des discours de porteurs d’enjeux de la biodiversité, l’étude présentée dans ce rapport tente de répondre à cette question, en apportant un regard sur trois points principaux :
Cette étude, téléchargeable dans les ressources ci-dessous, présente ainsi des éléments clés pour la compréhension des motivations des acteurs autour de la biodiversité, de ce qui fait sens et ce qui a de l’importance pour eux. En venant compléter l’état des lieux de la recherche française sur les valeurs de la biodiversité, elle contribuera à alimenter le dialogue entre l’ensemble des acteurs, pour identifier des voies de progrès et des questions de recherche.
Comment les chercheurs abordent-ils la notion de valeur dans le domaine de la biodiversité ?
Au cours des vingt dernières années, la recherche sur la biodiversité a connu une importante recomposition de ses cadres de pensée, avec l’arrivée de nouveaux concepts et de nouveaux outils, dans le contexte d’une montée en puissance de la gouvernance mondiale et d’une transformation des modes de gestion à l’échelle locale. Cela a constitué le terreau de nouvelles réflexions – et parfois de vives controverses – autour de l’évaluation de la biodiversité et des valeurs qui lui sont attribuées par les sociétés humaines.
Ce rapport, consultable dans les ressources téléchargeables ci-dessous, analyse l’état et la dynamique de la recherche française autour des valeurs de la biodiversité à la lumière de ces évolutions. Il présente un tour d’horizon des questions abordées et des approches mobilisées par les chercheurs de différentes disciplines. Au fil de ce rapport, se dessine la structuration et la dynamique d’un champ de recherche en pleine évolution.
Consultez le rapport d’activité 2010-2011 de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB).
Au niveau européen, les projets de recherche sur la biodiversité peuvent être financés par une série d’outils, dont le septième programme-cadre pour la recherche et le développement technologique (7e PC) au sein duquel le thème « Environnement » est reconnu comme une source majeure de financement. En effet, la Commission européenne fournit un soutien financier important à une série de projets de recherche englobant plusieurs sous-activités, dont la biodiversité, dans le cadre de ce thème.
La biodiversité, un thème transversal, non identifié comme tel dans le thème « Environnement » du septième programme-cadre
Au sein du 7e PC, la biodiversité apparaît dans différentes sous-activités : « Pressions sur l’environnement et le climat », « Milieux marins », « Gestion durable des ressources », etc. mais il n’y a pas d’entrée unique et délimitée pour financer la recherche sur la biodiversité. Par conséquent, l’évaluation des résultats du financement du 7e PC pour la communauté de recherche sur la biodiversité et les problèmes associés sont complexes.
Pour surmonter cette difficulté, la FRB a réalisé l’étude – téléchargeable en anglais dans les ressources ci-dessous – sur la base des résultats des projets soumis au 7e PC. L’objectif principal de cette étude est d’évaluer l’importance de la biodiversité parmi le thème « Environnement » par rapport aux sous-activités identifiées. Les tendances temporelles des financements sont également évaluées pour la période 2007-2010, et les performances relatives des pays participants sont comparées.
L’étude avait pour objectifs de :
Retrouvez dans les ressources ci-dessous le rapport complet, le résumé (10 p.) ainsi qu’un document synthétique (4 p.).
Face aux exigences d’une agriculture durable et aux changements globaux, nous devrons mieux préserver et utiliser la diversité génétique des espèces agricoles. Leur diversité est un élément clé du devenir des agroécosystèmes. Les principaux textes internationaux (CDB, FAO) et nationaux (SNB) portant sur la biodiversité, soulignent que les changements de diversité biologique restent mal caractérisés, notamment pour les plantes cultivées.
La FRB propose un « tableau de bord » d’indicateurs inédit : Pour la première fois, ce tableau de bord intègre des données génétiques et des données de répartition des variétés de blé sur le territoire français au cours du XXe siècle. Vous pouvez retrouver le rapport complet, le résumé de l’étude et les annexes en téléchargement ci-dessous.
Cette étude montre une homogénéisation de la diversité génétique cultivée, qui s’explique par la disparition de la diversité à l’intérieur des variétés cultivées au cours du XXe siècle. Cette homogénéisation concerne aussi la répartition des variétés entre et au sein des territoires marqués par leur histoire agricole. Elle pose la question de la fragilité des cultures de blé vis à vis des changements de l’environnement en cours et à venir (pathogènes, sécheresse, pratiques agricoles, etc.).
Ce type d’étude permet de retracer les conséquences de l’évolution de l’agriculture et des filières associées sur la diversité des plantes cultivées. L’application de ces indicateurs est un formidable outil pour éclairer les décideurs sur les actions visant à maintenir, aux échelles nationales et territoriales, la diversité des ressources génétiques cultivées.
Biodiversité : paroles d’acteurs, rencontres avec le Conseil d’orientation stratégique (Cos) de la FRB.
Qui sont les membres du Conseil d’orientation stratégique de la FRB ? Quels sont leurs valeurs, leurs représentations, leurs ambitions ou encore leur mode d’action en matière de biodiversité ?
Téléchargeable dans les ressources ci-dessous, ce recueil de 45 rencontres pour permettre aux acteurs de la société civile de se découvrir et de créer du lien est aussi un éclairage unique sur la diversité des visions autour de la biodiversité. Un point de départ pour élaborer collectivement un vocabulaire commun, préalable indispensable à la structuration de réflexions et d’actions partagées.
À la demande du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche et en vue d’alimenter le volet “biodiversité” de la Stratégie nationale recherche et innovation 2009-2014, le Conseil scientifique (CS) de la FRB a réalisé un document de prospective scientifique.
Cet exercice de prospective, qui concerne plus particulièrement la période 2009-2013, identifie les grandes thématiques et les modalités d’action pour les années à venir.
La biodiversité est ici considérée à tous les niveaux fonctionnels : de la molécule à l’écosystème, du paysage aux échelles globales. Les représentations, savoirs et pratiques des communautés humaines sont pris en compte dans une approche intégrative et pluridisciplinaire de la dynamique de la biodiversité.
Consultez, dans les ressources ci-dessous, le document complet ainsi que le résumé disponible en français et en anglais.