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Événement Publié : 23 juin 2026 I Mis à jour : 18 juin 2026

Journée FRB 2026 | Entreprises et biodiversité : La recherche comme cap, l’action comme responsabilité

La Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) propose cette année, avec le soutien du MNHN et de l’OFB et de l’Institut océanographique, Fondation Albert Ier, Prince de Monaco, de consacrer sa Journée annuelle aux enjeux de transformation des systèmes économiques et financiers.

Journée FRB 2026 | Entreprises et biodiversité : La recherche comme cap, l’action comme responsabilité

Bien que sa nécessité ne soit plus à démontrer, sa mise en place implique des engagements pour toutes et tous. Le dernier rapport de l’Ipbes – le « Giec de la biodiversité » – sorti en février dernier, dresse un portrait complet des responsabilités mais aussi des opportunités qui s’ouvrent aux entreprises, analyse les outils à mobiliser par celles-ci, par l’État et la société civile, leur rôle-clé. Il porte un message fort : transformer l’essai est possible !

 

À travers cette Journée FRB, en français, la Fondation apportera son regard sur ce rapport majeur, en réunissant communautés scientifiques et parties prenantes publiques et privées afin de discuter des avancées permises par le rapport, des responsabilités mais aussi des opportunités pour les entreprises, les acteurs publics et les citoyens et citoyennes. Les échanges seront l’occasion de confronter connaissances théoriques et réalités de mises en pratique.

 

Comme chaque année, la Journée FRB s’adresse aux acteurs de la recherche ainsi qu’aux acteurs privés et publics dans l’objectif d’initier et favoriser un indispensable dialogue. Ce temps fort s’appuiera sur une série de rendez-vous qui se tiennent tout au long de ce premier semestre 2026 ainsi que sur la plénière de l’Assemblée des parties prenantes de la FRB, ouverte aux structures membres de l’Assemblée des parties prenantes, conviés pour l’occasion dès le 22 juin après-midi. 

 

 

Inscrivez-vous

 

Suite à un changement de lieu, l’événement est ouvert en présentiel à toutes et tous

Informations pratiques

📆  Mardi 23 juin 2026

De 9h00 à 17h30

 

📍À la Maison de l’Océan,

195 Rue Saint-Jacques, 75005 Paris

💻  Et en ligne en direct

CONTACTS

Pauline Coulomb

Fiche – Mail

Fanny Lavastrou

Fiche – Mail 

Pré-programme

9h | Ouverture des portes au public

 

9h30 – 9h45 | Mots d’ouvertures 

Par Hélène Soubelet, directrice générale de la FRB, Nirmala Séon-Massin, directrice de l’expertise au MNHN.

 

9h45 – 10h35 | Conférences introductives – Les fondations d’un avenir commun   

9h45-10h00 Un regard scientifique, par Denis Couvet, président de la FRB

10h00-10h15 Un regard finance durable, par Philippe Zaouati, directeur général de Mirova

 

Temps d’échange de 10h15 à 10h35

10h35 – 10h45 | Interlude artistique

 

10h45 – 12h00 | Les dispositions propices au changement 

Animation par Hélène Valade, directrice développement environnement chez LVMH.

 

Derrière ce titre “Entreprises et biodiversité”, il y a les entreprises bien sûres, mais pas uniquement. La transformation des systèmes économiques et financiers est aussi une trajectoire sociétale, qui alimente, permet, encourage ce changement de trajectoire, vers un avenir commun, durable. Dans son rapport, l’Ipbes identifie cinq domaines qui contribuent à l’environnement porteur et sont en synergies avec différents niveaux décisionnels des entreprises. Clément Feger, Morgane Gonon et Elise Kremer, viennent nous parler de trois d’entre eux.

10h50-11h05 Au-delà de la mesure : le potentiel transformateur de la comptabilité écologique

par Clément Feger, maitre de Conférences en Gestion de l’environnement à AgroParisTech

Le récent rapport IPBES met en avant l’importance de l’intégration de la biodiversité dans les systèmes comptables des entreprises, et souligne son potentiel transformateur. Car au delà de la seule mesure des impacts et dépendances en termes de sciences de l’environnement, et au-delà de l’évaluation économique ou sociale de la biodiversité, la comptabilité – sous discipline des sciences de gestion et de l’action collective – permet de penser et d’opérationnaliser la structuration des objectifs, des responsabilités et des engagements pour appuyer la décision et l’action de préservation au quotidien. Mais intégrer la nature dans les comptes n’est pas qu’un simple enjeu technique neutre. C’est un enjeu politique qui renvoie à des visions différentes des relations entre entreprises et biodiversité, qui méritent d’être rendues explicites lorsque sont mises en avant des propositions méthodologiques. Ces questions se posent tant à l’échelle des entreprises que des territoires ou se jouent de multiples interdépendances entre organsations publiques/privées et l’écosystème.

 

11h05-11h20 Investissement pour la biodiversité : contextes et conditions

par Harold Levrel, Professeur d’économie au Muséum national d’Histoire naturelle

La notion de “biodiversity finance gap” s’est imposée comme un outil de cadrage, estimant à environ 700 milliards de dollars par an les financements additionnels nécessaires pour atteindre les objectifs globaux (GBF 2022). Or, ce “gap” ne renvoie pas uniquement à un déficit de ressources. Une part significative des investissements requis correspond à des revenus non réalisés, difficilement intégrables dans des cadres comptables et financiers standards. Le périmètre s’étend aux transformations et aux innovations au sein des secteurs productifs et des chaînes de valeur, ce qui implique des coûts diffus, des horizons temporels longs et des contre-factuels complexes. La pluralité des acteurs introduit des asymétries institutionnelles majeures, générant des désalignements structurels entre les exigences écologiques et les logiques d’investissement. Dès lors, l’investissement pour la conservation de la biodiversité ne peut être réduit à un problème d’allocation optimale de capital, mais doit être appréhendé comme un problème institutionnel et macro-financier, portant sur les conditions de mobilisation, d’allocation et de coordination des ressources. Cela implique de déplacer l’analyse de la valeur de la biodiversité vers la mise en œuvre, en intégrant les contextes nationaux, les capacités institutionnelles et les architectures financières. 

 

11h20-11h35 Biodiversité et risque systémique : enjeux pour les Banques Centrales, 

par Elise Kremer, économiste chercheuse à la Banque de France – Direction Générale de la Stabilité Financière et des Opérations

La dégradation de la nature et la perte de biodiversité présentent un risque systémique pour l’économie et la stabilité financière. Les entreprises dépendent fortement des services rendus par les écosystèmes, mais ces dépendances restent largement mal mesurées et peu prises en compte. Cela crée des risques pour les entreprises, les chaînes d’approvisionnement, la valorisation des actifs et la stabilité financière. Pour les banques centrales, et en particulier la Banque de France, l’enjeu est d’intégrer ces risques dans leurs analyses économiques et prudentielles, car ils peuvent influencer la conduite de leurs mandats. 

 
Temps d’échange de 11h35 à 11h50

11h50 – 12h00 | Interlude artistique

 

12h00 – 12h05 | Mots de clôture de la matinée

 

12h05 – 13h50 | Cocktail déjeunatoire 

 

14h00 – 14h15 | Mots d’ouverture de l’après-midi 

Par Barbara Pompili, ambassadrice déléguée à l’environnement

 

14h15 – 15h35 | Entreprises, changer de cap ? 

Changer de cap implique à la fois une compréhension fine des mécanismes, chaînes de valeur et stratégie en place, une appropriation forte des enjeux actuels et à venir ainsi qu’une stratégie d’action claire, concrète, complète. Pour explorer ces enjeux, cette session propose une première intervention, par Diana Mangalagiu, qui partagera son regard scientifique sur les impacts, les dépendances mais aussi les opportunités que représente la biodiversité pour les entreprises. Suivra une table ronde qui donnera la parole à des structures aux échelles d’action différentes afin d’avoir leurs regards sur les outils existants ou manquants, leurs réussites et difficultés, leurs besoins actuels pour passer un cap.

14h15 – 14h25| Ouverture de la session

par Sandrine Berthet, déléguée à la transition écologique de la Direction générale des entreprises

 

14h25 – 14h40 | Biodiversité et entreprises : dépendances, impacts, risques et opportunités de transformation

par Diana Mangalagiu, professeure en environnement, stratégie et prospective à Neoma Business School, France et Associate Fellow à l’Université d’Oxford

La biodiversité ne change pas seulement l’agenda RSE des entreprises : un regard scientifique sur leurs dépendances et impacts montre qu’elle oblige à changer de cap dans la manière de concevoir la stratégie et de décider. Cette intervention analysera comment ces dépendances et impacts sur le vivant redéfinissent les risques et les opportunités pour l’entreprise, en particulier au niveau de ses chaînes de valeur, de l’amont au aval. Elle montrera ce que cette nouvelle lecture implique concrètement pour les modèles d’affaires, les choix d’investissement et la gouvernance, en passant de quelques ajustements opérationnels à de véritables décisions de transformation.

 

Temps d’échange de 14h40 à 14h50

 

14h50 – 15h45 | Table ronde

Animation par Constance von Briskorn Responsable Biodiversité et Finance durable chez Entreprises pour l’Environnement

 

Avec :

 

Temps d’échange de 15h30 à 15h45

15h45 – 15h55 | Interlude artistique

 

15h55 – 16h10 | Pause café  

 

16h15 – 16h55 | Les scénarios : des outils d’appui à la décision puissants 

Animation par Charlotte Navarro, copilote du Programme Scénario#2  de la FRB

16h15-16h30 Scénarios de biodiversité : un outil stratégique pour naviguer l’incertitude 

Par Karine Princé, chercheuse au CESCO-MNHN – Experte auprès de la Commission européenne

À la lumière du récent rapport de l’IPBES, les entreprises sont appelées à engager des transformations profondes dans un contexte d’incertitudes fortes. Les scénarios de biodiversité constituent des outils clés pour explorer des futurs plausibles, éclairer les risques et tester la robustesse des stratégies. Cette intervention propose de les envisager non comme des exercices prospectifs abstraits, mais comme des dispositifs concrets d’aide à la décision, au croisement des savoirs scientifiques et des réalités opérationnelles. 

 

Temps d’échange de 16h30 à 16h55

16h55 – 17h05 | Interlude artistique

 

17h05 – 17h25 | Clôture de l’événement

17h05 – 17h15| Grand témoin scientifique : Harold Levrel, Professeur d’économie au Muséum national d’Histoire naturelle

17h15 – 17h30 | Grand témoin sociétal : Anne Le Strat, Directrice générale déléguée de l’OFB

Avec le soutien de
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