Limiter l’impact de l’énergie éolienne marine sur la faune volante : synthèse des recommandations en l’absence d’évaluations d’efficacité. Clé pour comprendre
Auteur : Robin Almansa (FRB)
Relecture : Hélène Soubelet (FRB), Pauline Coulomb (FRB), Claire Salomon (FRB), Aurélie Quinard (FRB), Marjolaine Garnier (FRB)
Face à l’urgence climatique, la réduction rapide des émissions de gaz à effet de serre est indispensable.
La production électrique issue des énergies fossiles étant l’une des principales sources d’émissions de CO₂, la transition énergétique vers les énergies renouvelables est un enjeu majeur pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. L’éolien marin, appelé offshore, apparaît être une solution stratégique pour répondre à la demande croissante d’électricité décarbonée, diversifier le mix énergétique et renforcer l’autonomie des États. Néanmoins, malgré ses bénéfices climatiques, il nécessite des infrastructures conséquentes qui perturbent le milieu dans lequel elles sont implantées. Cela pose des défis environnementaux majeurs, notamment en matière de biodiversité : perturbation dans la colonne d’eau sur les habitats benthiques (fonds marins), émissions sonores susceptibles de nuire aux mammifères marins, risques de collision pour les oiseaux et chauves-souris, etc.
Cette « Clé pour comprendre » s’appuie sur une revue de la littérature scientifique traitant de l’éolien en mer et de la faune volante (oiseaux, chauves-souris, insectes). Faute d’études évaluant directement l’efficacité des mesures d’atténuation des impacts, elle se concentre sur les recommandations émises par les scientifiques concernant ces mesures, à destination de la communauté scientifique, des développeurs et opérateurs de parcs éoliens marins, et des États.