Ecouter le vivant – Faire société, la nature pour recréer du lien

À l’heure où les fractures sociales se creusent et où la solitude progresse, la nature apparaît comme un levier puissant pour « faire société ». Elle offre des espaces neutres et inclusifs, propices à la rencontre, à l’écoute et à la coopération. Dans cet épisode d’ “Écouter le vivant“, Allain Bougrain Dubourg et Hélène Soubelet présentent le vivant comme un véritable médiateur social, capable de rassembler des individus d’âges, d’origines et de parcours différents autour d’une expérience commune. 

 

À travers l’exemple concret des “Cours Oasis” à Paris, découvrez comment le contact avec la nature joue un rôle déterminant dans le bien être individuel et la cohésion sociale, et permet d’apprendre à « faire société » autrement. Un épisode pour comprendre que protéger la biodiversité, c’est aussi investir dans Le “vivre ensemble”

 

 

Cour oasis de l’élémentaire Maryse-Hilsz, Paris 20ᵉ © CAUE de Paris

 

Les deux vastes cours du groupe scolaire Maryse Hilsz, en partie arborées, disposaient déjà d’une petite bande de pleine terre inaccessible aux enfants. Les transformations Oasis ont permis de travailler la topographie du lieu avec la création de relief sous forme de hautes buttes de terre soutenue par des gabions. Modelés pour accueillir cheminements, parcours d’équilibre, jeux de grimpe et de glisse, ces monticules sont également plantés de vivaces et herbacées, participant à l’effet de densité végétale. Les zones naturelles et végétalisées ont donc été agrandies et modelées pour créer une diversité de sous-espaces appropriables par tous.

Source : Observatoire des cours Oasis. Groupe scolaire Maryse Hilsz. Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement. https://www.observatoire-oasis.fr/groupe-scolaire-maryse-hilsz/

 

 

Cette première saison du podcast se compose de cinq épisodes. Chacun consacré à un bienfait majeur de la biodiversité, scientifiquement documenté et illustré par des exemples concrets, à l’échelle d’un territoire ou d’un écosystème.

 

Chaque épisode donne la parole à la recherche pour montrer comment le vivant contribue à rendre nos sociétés plus justes, plus résiliantes et plus désirables.

Le premier outil pour évaluer et renforcer l’équité dans la gouvernance des océans

Premier outil mondial de mesure, de comparaison et de promotion de l’équité dans les initiatives, les projets et les politiques liées à l’océan, l’Ocean Equity Index transforme une notion souvent abstraite en une norme mesurable et actionnable concrètement. Des aires marines protégées, des programmes de développement ou même des secteurs économiques entiers peuvent être analysés et comparés afin de favoriser les initiatives et décisions bénéfiques aux populations côtières et aux écosystème marins. Il permet également d’identifier les lacunes en matière de reconnaissance des droits, de participation et de partage des bénéfices.

 

Représentation des douze critères de l’Indice équité océanique. © Joachim Claudet

 

L’Ocean Equity Index est décrit dans un article paru hier, le 28 janvier dans Nature. Gratuit et facile d’utilisation, cet outil de mesure se veut accessible à une grande variété d’acteurs : communautés locales, populations autochtones, ONG, scientifiques, industries et gouvernements. Disponible en ligne via un site internet dédié et hors ligne grâce à un tableur inclus dans la publication, il se base sur douze critères pour attribuer un score (de 0 à 3) par critère à l’initiative analysée ; le total est exprimé en pourcentage du maximum possible.

 

 

Accéder au site de l'OEI

 

 

Les scientifiques appellent les gouvernements et organisations internationales à se saisir rapidement de cet outil, alors que les bénéfices des industries océaniques (aquaculture, transport maritime, énergie offshore, …) sont majoritairement concentrés entre les mains des grands acteurs au détriment des populations locales et groupes marginalisés (peuples autochtones, communautés locales, femmes et petits pêcheurs) qui subissent de surcroît les conséquences négatives de l’exploitation des ressources océaniques.

 

 

Exemples d’attribution de l’Indice d’équité océanique sur différents projets et politiques liés à l’océan. © Joachim Claudet

 

 

 

Retrouvez l'article

 

 

Ipbes 12 – Entreprises et biodiversité : des concepts clés

Ce dossier, publié à quelques jours de la sortie du rapport, propose une mise en lumière des notions qui organisent aujourd’hui le débat sur les relations entre business et biodiversité. Subventions néfastes, crédits et certificats biodiversité, chaînes de valeur mondialisées, suivi du vivant, responsabilité élargie des entreprises : des concepts présents dans les discours, mais encore rarement examinés dans leurs implications économiques, politiques et écologiques concrètes.

 

L’enjeu est explicite : derrière ces notions se jouent des arbitrages structurants. Certaines approches peuvent contribuer à une transformation systémique compatible avec les limites écologiques ; d’autres risquent surtout de reconduire les modèles existants sous un vernis de « positif pour la nature ». À mesure que la biodiversité devient un enjeu stratégique pour les entreprises, la finance et les États, ce dossier propose une lecture critique : distinguer ce qui relève d’un changement réel, ce qui tient de l’illusion, et ce que la prochaine sortie du rapport de l’IPBES obligera à penser.

 

 

Les subventions néfastes : le coût caché de la destruction du vivant

Chaque année, les États injectent des milliers de milliards de dollars dans des activités qui dégradent la planète. Alors que la communauté internationale s’accorde sur l’urgence de restaurer la biodiversité, le système économique continue, paradoxalement, à financer sa disparition. Les subventions néfastes constituent aujourd’hui l’un des principaux obstacles à la transition écologique – mais aussi, potentiellement, l’un de ses leviers les plus puissants.

 

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Crédits biodiversité : une promesse controversée

L’idée séduit les milieux économiques : créer un marché des “crédits biodiversité” pour financer la régénération du vivant sur la base d’une certification de pratiques positives. À l’image du marché carbone, ces nouveaux instruments visent à canaliser des capitaux privés vers des projets de restauration d’écosystèmes. Mais derrière la promesse d’un financement massif de la nature, experts et institutions internationales alertent : sans garde-fous, ce mécanisme pourrait vite tourner au greenwashing.

 

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L’entreprise à l’ère du “positif pour la nature”: vers de nouvelles responsabilités vis à vis du vivant

Et si l’entreprise cessait d’être un simple agent économique pour devenir un acteur du vivant ? Dans un monde confronté à l’érosion rapide de la biodiversité, la responsabilité des entreprises se redéfinit. Loin des discours convenus sur la “durabilité”, une nouvelle exigence émerge : celle du “positif pour la nature”, ou la nécessité pour les entreprises de contribuer à la nature. Une transformation profonde, à la fois économique, culturelle et morale.

 

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Les suivis de la biodiversité, des instruments stratégique des entreprises

Longtemps perçu comme une contrainte environnementale, le suivi du vivant devient un levier central de gestion des risques, de pilotage de la transition et de création de valeur. En s’appuyant sur leurs données de biodiversité, aujourd’hui largement sous-exploitées, les entreprises entrent dans une nouvelle ère où la transparence et la preuve scientifique deviennent des atouts concurrentiels.

 

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Biodiversité : la grande bataille économique et financière se joue aussi dans les chaînes de valeur

Les entreprises ont longtemps concentré leurs efforts environnementaux sur leurs propres opérations. Mais l’essentiel se joue ailleurs : dans les chaînes de valeur mondialisées qui façonnent les pressions sur les écosystèmes, déterminent les pratiques locales, influencent les comportements des consommateurs et conditionnent la portée réelle des engagements positifs pour la biodiversité. La transformation de ces filières apparaît aujourd’hui comme le véritable test de crédibilité des entreprises face à la crise du vivant.

 

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Ecouter le vivant – La nature comme patrimoine : s’émerveiller pour mieux protéger

La nature est notre héritage commun, aussi important que le sont les monuments historiques, certains lieux, certaines œuvres, tradition ou encore la richesse de la gastronomie française. En s’appuyant sur des travaux scientifiques montrant la valeur sociale et culturelle de la biodiversité, ce premier épisode d’ “Écouter le vivant”  raconte comment paysages, espèces et traditions locales réunissent autour du « vivre ensemble », des souvenirs partagés.

 

La recherche scientifique le démontre, la biodiversité porte une valeur sociale et culturelle essentielle. Protéger le vivant, ce n’est pas seulement sauvegarder des espèces : c’est préserver ce qui nous relie, ce qui se transmet et ce qui fait société.

 

Allain Bougrain Dubourg et Hélène Soubelet nous invitent à redécouvrir la nature à travers nos sens : le chant des oiseaux, l’odeur de la forêt après la pluie, un arbre centenaire au cœur d’un village… autant de repères qui racontent nos histoires communes. Un épisode pour renouer avec l’émerveillement et comprendre pourquoi aimer la nature est souvent le premier pas pour mieux la protéger.

 

Cette première saison du podcast se compose de cinq épisodes. Chacun consacré à un bienfait majeur de la biodiversité, scientifiquement documenté et illustré par des exemples concrets, à l’échelle d’un territoire ou d’un écosystème.

 

Chaque épisode donne la parole à la recherche pour montrer comment le vivant contribue à rendre nos sociétés plus justes, plus résiliantes et plus désirables.

Les ongulés sauvages au cœur des enjeux écologiques et sociétaux

Ils nourrissent des visions opposées, inspirent de nouvelles questions de recherche et peuvent autant diviser qu’unir un territoire autour d’enjeux de conservation, d’économie ou de traditions. En France, leur statut change selon les priorités de gestion : espèces ingénieures, espèce susceptible d’occasionner des dégâts (Esod), gibier ou encore symboles culturels. Sur le territoire hexagonal, sont principalement recensées huit espèces d’ongulés sauvages : le cerf élaphe, le chevreuil, le chamois, l’isard, le mouflon méditerranéen, le bouquetin des Alpes, le bouquetin ibérique et le sanglier. À l’occasion de la sortie de trois fiches thématiques sur les ongulés, basées sur le rapport Efese 2022 et publiées par la FRB, retour sur les rôles attribués à ces mammifères emblématiques de nos campagnes. 

 

 

Ecouter le vivant, le Podcast de la FRB

La biodiversité est trop souvent racontée à travers un récit de pertes, de catastrophes et de renoncements. Disparition des espèces, effondrement des écosystèmes, urgence permanente : ce discours anxiogène, omniprésent depuis des décennies, peine aujourd’hui à mobiliser durablement. À force d’alarmer, il culpabilise, décourage, et donne parfois le sentiment qu’il est déjà trop tard. Pourtant, la recherche scientifique le montre : des raisons d’espérer existent.

 

 

S’appuyant sur les connaissances scientifiques cette série explore un message fort et fédérateur : la biodiversité est notre meilleure alliée pour construire un avenir souhaitable. La recherche le démontre, miser sur le vivant est un pari à la fois lucide, concret et sûr. Restaurer et préserver les écosystèmes, n’est pas revenir en arrière, c’est investir intelligemment dans notre futur collectif. Dans un contexte géopolitique, social et environnemental incertain, la FRB assume un rôle clé : porter un récit positif, incarné et documenté, capable d’influencer les décideurs et de nourrir l’action collective.

 

 

LES ÉPISODES

 

 

 

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Cette première saison du podcast se compose de cinq épisodes. Chacun consacré à un bienfait majeur de la biodiversité, scientifiquement documenté et illustré par des exemples concrets, à l’échelle d’un territoire ou d’un écosystème.

 

Chaque épisode donne la parole à la recherche pour montrer comment le vivant contribue, déjà aujourd’hui, à rendre nos sociétés plus justes, plus résiliantes et plus désirables.

 

 

POUR APPROFONDIR LES THÉMATIQUES

 

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