Efficacité des solutions et bonnes pratiques mises en place pour limiter l’impact de la production au sol d’énergie photovoltaïque au sur la biodiversité animale terrestre. Synthèse de connaissances.
Rédaction : Aurélie QUINARD, Joseph LANGRIDGE
Relectures : Hélène SOUBELET, Claire SALOMON, Nicolas HETTE-TRONQUART, Joseph LANGRIDGE, Marjolaine GARNIER
Le développement du photovoltaïque au sol s’accélère en France dans un contexte de transition énergétique visant la neutralité carbone à l’horizon 2050.
Cette trajectoire implique une électrification accrue des usages et une montée en puissance des énergies renouvelables. Les centrales photovoltaïques au sol représentent une solution stratégique pour produire une électricité décarbonée à grande échelle. Toutefois, ce développement soulève des enjeux environnementaux majeurs, en particulier pour la biodiversité. Les installations au sol occupent de grandes surfaces, souvent en milieux ouverts, agricoles ou naturels, et peuvent entraîner des effets négatifs sur la faune, les habitats et les continuités écologiques. Le respect de la séquence « Éviter – Réduire – Compenser » (ERC), inscrite dans le droit français, est aujourd’hui indispensable pour encadrer les projets et limiter leurs impacts.
Dans ce contexte, les mesures visant à atténuer les effets des installations sur la biodiversité sont de plus en plus mobilisées. Pourtant, leur efficacité reste encore mal connue, en raison d’un manque de données homogènes, d’un déficit de retours d’expérience évalués, et d’une faible capitalisation à l’échelle nationale. Mieux documenter ces mesures, identifier les plus efficaces, et structurer les efforts de suivi sont devenus des priorités partagées par les acteurs publics, les développeurs, les gestionnaires d’espaces et la communauté scientifique.