[Vidéos] Le Cadre mondial et le concept de changements transformateurs décrypter par l’ITE

À travers la première série de vidéosDenis Couvet, président de la FRB et professeur au MNHN, explore le concept de changement transformateur tel que décliné lors de la COP15 de la CDB, sur la base de la définition de l’Ipbes. Il détaille les principaux objectifs et cibles du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal en soulignant ses points forts et ses singularités. Dans cette même série de vidéo, Nils Ferrand, chargé de recherche à Inrae et membre du Conseil scientifique de la FRB, introduit ensuite les fondements, enjeux et objectifs de la gestion participative des territoires ou socioécosystèmes, et valorise  la contribution des scientifiques à ce mode de gestion collective. 

 

Enfin, Philippe Billet, professeur de droit public à l’Université Lyon 3 et vice-président du Conseil scientifique de la FRB, expose les principales questions juridiques soulevées par la conception ou/et la réalisation de ce nouveau Cadre mondial de la biodiversité, ainsi que les convergences ou éventuelles contradictions entre les quatre grandes Conventions internationales sur l’environnement : biodiversité (CDB), climat (CCNUCC) et désertification (CLD) (vidéos disponibles prochainement). 

 

La seconde série de vidéos zoome sur l’aide des scientifiques à la gestion participative des socioécosystèmes, esquissée par Niels Ferrand dans la série précédente. Le chercheur présente ici les différentes étapes de cette contribution scientifique, de la modélisation participative à la planification participative, en passant par la mobilisation des acteurs et la réalisation de panels représentatifs. 

 

Ces vidéos s’inscrivent dans le cadre d’un projet, conçu et coordonné par Anne Teyssèdre, co-produit par le Cired, l’IPSL et l’ITE, de diffusion scientifique et médiation interdisciplinaire en sciences de l’environnement qui se veut un guide d’exploration et de navigation dans les socioécosystèmes et la biosphère.

[Appel à expert(e)s] Quelles pratiques sont les plus favorables à la biodiversité ? Votre expertise est requise !

La plateforme Puzzling Biodiversity

est OUVERTE !

 

 

Vous avez une formation à l’écologie scientifique et travaillez dans le domaine de la biodiversité (recherche académique, entreprise, gestionnaire de la nature…) ? Vous avez un avis sur l’efficacité des pratiques favorables à la biodiversité en forêt ou dans l’agriculture, en Europe occidentale sous climat tempéré ? Proposez votre classement des pratiques les plus favorables à la biodiversité sur la plateforme Puzzling Biodiversity.

 

 

La plateforme Puzzling Biodiversity 

 

 

Puzzling Biodiversity est une plateforme conçue pour vous permettre de partager votre expertise. Grâce à votre participation, nous pourrons tester le niveau de consensus entre experts pour tenter de publier un classement de référence des pratiques les plus favorables à la biodiversité, en accès libre, qui pourrait révolutionner les outils d’évaluation actuellement disponibles.

 

Grâce à une expérience utilisateur soigneusement pensée, la plus fluide possible, la plateforme va vous permettre de produire des données de qualité basées sur vos connaissances, vos expériences et vos intuitions. Plus qu’un formulaire en ligne, Puzzling Biodiversity se veut un véritable espace de travail personnel sur lequel vous pouvez revenir quand vous voulez jusqu’au 30 juin 2025, qui marquera la fin de cette première expérimentation.

 

C’est maintenant à vous de jouer !

Plus vous serez nombreux à vous prêter au jeu, plus les résultats seront robustes : n’hésitez pas à faire passer le message. Merci

 

 

🔎 En savoir plus…

 

Un consortium scientifique constitué du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN), de Carbone 4 et de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) s’est lancé, début 2024, dans un projet de recherche méthodologique sur la certification de pratiques favorables à la biodiversité, valorisées en fonction des gains attendus de biodiversité associés à leur maintien ou à leur mise en place, en s’appuyant sur le consensus d’experts (voir plus bas). C’est dans ce contexte qu’est né la plateforme Puzzling Biodiversity.  

 

  • Le webinaire : vous avez été nombreux et nombreuses à assister au webinaire de présentation du projet et de la méthode d’évaluation du gain biodiversité ! Si vous n’avez pas pu être présent ou que vous souhaitez le redécouvrir, la vidéo du webinaire est désormais en ligne : https://youtu.be/mNSlr126rdg

 

  • La consultation d’experts : elle est ouverte aux expert(e)s non-académiques et académiques. Une attention particulière sera portée à la quantification du degré de consensus, aux hypothèses sous-jacentes d’additivité des différentes pratiques listées et les conditions de validité pour associer un gain moyen de biodiversité au maintien et/ou à la mise en place d’une pratique. Un traitement statistique des données issues de l’étude et une analyse critique des résultats, y compris du profil des expert·e·s, sera également mené. Le processus d’évaluation sera intégralement réalisé en ligne grâce à la plateforme Puzzling Biodiversity. Une grande attention a été portée sur l’ergonomie de la plateforme, afin de rendre l’expérience la plus attractive et fluide possible pour les participant.es.

 

  • Le projet plus largement : le projet de recherche mené par le consortium scientifique s’est développé dans deux directions :

➣ La mise en place d’une méthode d’évaluation du consensus entre experts sur les gains attendus de biodiversité associés à la mise en place ou au maintien de pratiques favorables. Les « taxonomies » des pratiques utilisées pour cette évaluation via la plateforme Puzzling Biodiversity ont été réalisées en concertation avec des praticiens puis des écologues. Aussi bien la méthodologie générale que les classements de référence qui seront publiées à l’issue des analyses pourront être mobilisés dans différents cas de figure : élaboration d’une taxonomie et d’un classement de référence pour d’autres secteurs ; utilisation par des initiatives visant l’amélioration des pratiques ; identification d’actions et de niveaux de mise en place pour l’élaboration de plans et stratégies…

➣ Une réflexion sur un mécanisme de certification de pratiques favorables à la biodiversité aboutissant à une cartographie des opportunités, risques et cas d’usages associés à un mécanisme de certification : carbone4.com/files/Publication_Certificats_Biodiversite_Risques_et_Opportunites.pdf

Les résultats issus de la consultation sur la plateforme Puzzling Biodiversity pourront alimenter ce type de mécanisme.

 

Pour en savoir plus sur le projet mené par le consortium : Restaurer la biodiversité : quels rôles pour le secteur financier ? Les enjeux d’une finance durable – Fondation pour la recherche sur la biodiversité

[International] Continuer de créer des liens entre biodiversité et climat à l’échelle paneuropéenne

 

Le Pesc c’est une consultation paneuropéenne des parties prenantes (“Pesc”) du réseau Europe et Asie centrale de l’IPBES. Cette année à Bruxelles se tenait sa 8e édition qui a réuni une centaine de parties prenantes de la biodiversité et du changement climatique, des régions Europe et Asie centrale : points focaux nationaux de l’Ipbes, du Giec, décideurs, représentants de la commission européenne, chercheurs et chercheuses, initiatives à l’interface science-société-politiques (FRB, Biodiversa+RespinCoop4CBD, UICN…), etc. 

 

Ses objectifs ? 

  • Une meilleure compréhension des processus et des opportunités de l’IPBES et du GIEC pour les experts et les politiques (comment contribuer aux rapports, comment utiliser les rapports des deux plateformes, etc.). 
  • Un partage d’expériences et de stratégies sur la contribution aux processus IPBES et GIEC. 
  • Des échanges de connaissances sur les liens entre la biodiversité et le changement climatique, discussions sur les possibles collaborations entre les deux plateformes. 

 

Sa 8e édition était organisée conjointement avec Biodiversa+ (le partenariat européen pour la biodiversité, dont la FRB accueille une partie de l’équipe) et le projet européen RESPIN (visant à renforcer le lien IPBES (biodiversité) – GIEC (climat), dont la FRB accueille également une partie de l’équipe). Côté FRB, Marie-Claire DannerNathalie MorataColine LéandreTyphaine Quinquis et Constance Laureau y étaient pour représenter le partenariat européen Biodiversa+ et les projets RESPIN et COOP4CBD. 

 

Ce qu’il en ressort ?  

  • Une opportunité unique de networking et une collaboration inédite entre les chercheurs et les points focaux impliqués auprès de l’Ipbes et du Giec très appréciée ; 
  • Un format interactif et pas descendant où chacun a pu s’exprimer ; 
  • Un besoin de moyens pour réitérer ce genre d’initiative (avec participation des pays d’Europe de l’est et Asie centrale, participation des experts, etc.) 
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