Les ongulés sauvages, pourvoyeurs de services et de disservices
Coordination et rédaction : Louise DUPUIS (FRB), Cécile JACQUES (FRB), Hélène SOUBELET (FRB), Marine FAVRE (MTE-CGDD), Julien HARDELIN (MTE-CGDD), Cloé RIVIÈRE (MTE-CGDD)
Quand ils entrent en contact avec les humains, et si l’on s’attache alors à analyser ce qu’ils peuvent nous apporter, la balance oscille : porteurs de pathogènes autant que préventeurs de feux, dangers ferroviaires autant que facilitateurs de cultures…
On pourra étudier dans le même temps et comme se répondant les uns aux autres les services et disservices liés aux ongulés sauvages, ainsi que les valeurs, les perceptions, les représentations des différents groupes d’acteurs.
Messages-clefs
- Les ongulés sauvages sont à l’origine de nombreux services écosystémiques, comme le stockage de carbone, la fertilisation des sols, la régulation de certaines maladies, leur valeur esthétique, patrimoniale et scientifique.
- Ils sont également identifiés par les humains comme étant à l’origine de nombreux disservices, comme la consommation de jeunes arbres, des dégâts agricoles, la transmission de certaines maladies.
- Les disservices sont souvent aggravés, voire causés par de multiples facteurs anthropiques (fragmentation des habitats, chasse, pratiques agricoles et sylvicoles).
- Les densités de populations d’ongulés interagissent aussi avec l’intensité des services et dysservices.
- Des recherches supplémentaires, spécifiques aux espèces d’ongulés sauvages, sont nécessaires pour étayer la quantification des services et disservices et appuyer l’action publique.
- L’atteinte de l’objectif de cohabitation des populations humaines avec les ongulés sauvages présuppose d’encourager la concertation des acteurs dans les territoires.