La Banque de France, la FRB et plusieurs réseaux de recherche européens renforcent leur coopération pour promouvoir une finance positive pour la nature

Alors que la perte de biodiversité affecte de plus en plus la résilience économique et la stabilité financière, les organisations partagent une conviction commune : les risques liés à la nature ne peuvent être gérés efficacement par des actions isolées. Ils nécessitent une coopération renforcée entre les disciplines, les institutions et les secteurs, s’appuyant sur des connaissances scientifiques solides et un dialogue international. À travers cette déclaration commune, les organisations réunies affirment leur volonté de renforcer l’interface entre science et secteur financier, et de contribuer à une approche plus cohérente et fondée sur des données probantes face aux risques liés à la nature.

 

À travers cette déclaration, elles soulignent notamment l’importance :

  • de renforcer le dialogue entre les milieux scientifiques, financiers et les institutions publiques afin d’améliorer la compréhension mutuelle des dépendances, des impacts et des risques liés à la nature ;
  • d’encourager la mobilisation des connaissances et de l’expertise scientifiques dans l’optique d’un meilleur éclairage des analyses financières, méthodologies et prise de décision ;
  • de promouvoir une coopération renforcée entre les secteurs et les différents niveaux de gouvernance afin de contribuer à aligner les flux financiers et les systèmes économiques sur les objectifs en matière de biodiversité ;
  • de contribuer à la mise en place de conditions propices à des systèmes financiers plus résilients et favorables à la nature, notamment grâce à des capacités d’analyse renforcées, à des outils en constante évolution et à un meilleur partage des connaissances.

 

En réunissant des institutions financières, des acteurs de la recherche et des partenariats européens en faveur de la biodiversité, cette initiative aspire à renforcer le dialogue, à mettre en commun les expertises et à encourager des pistes concrètes pour intégrer les considérations relatives à la biodiversité dans les prises de décision économiques et financières, conformément aux objectifs du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal. À l’heure où la coopération multilatérale est de plus en plus remise en cause à l’échelle mondiale, cette déclaration commune reflète la nécessité d’une réponse multilatérale et intersectorielle face aux risques liés à la nature. S’appuyant sur la dynamique créée par l’atelier du 10 juin, la Banque de France, la FRB, Biodiversa+, le BiodivRestore Knowledge Hub et les projets C-op4CBD et Respin réaffirment une ambition commune : renforcer la coopération multilatérale entre la science et la finance et contribuer à ce que les données scientifiques éclairent plus efficacement l’action financière.

 

 

Consultez la déclaration (ENG)

Comment améliorer la mobilisation des détenteurs de connaissances auprès de l’Ipbes et du Giec ? Deux documents à découvrir !

Parmi ces obstacles figurent :

  • une connaissance limitée des rôles possibles au sein de la plateforme,
  • des contraintes de temps et de ressources,
  • des barrières linguistiques,
  • et des difficultés à inclure les groupes sous-représentés

 

 

Le projet européen Respin publie les résultats d’une étude systémique portée par la FRB permettant d’évaluer le niveau d’engagement des détenteurs de connaissances ainsi que les freins et les leviers à leur engagement.

 

Ces documents mettent en évidence les principaux obstacles à une participation efficace aux processus de l’IPBES et du GIEC. Ils présentent des options pour des activités de renforcement des capacités visant à consolider l’engagement des détenteurs de connaissances et la coordination nationale.

 

Découvrez la note d’information et l’infographie :

 

 

La note d’information :

 

 

 

L’infographie :

 

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