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avril 2020  I  Actualité  I  Biodiversa  I  Biodiversité et océans

[BiodivScen] Les résultats du projet Reef-Futures publiés dans la revue Science

Dans le cadre du projet Reef-Futures financé par BiodivERsA et le Belmont Forum, une équipe de chercheurs coordonnée par David Mouillot, professeur à l’Université de Montpellier (laboratoire Marbec), a démontré que certaines aires marines protégées peuvent constituer une solution gagnante-gagnante entre l’homme et la nature. Les résultats de cette étude sont parus cette semaine dans la revue Science.

Des scientifiques de l’Université de Montpellier, de l’IRD, du CNRS (tous trois membres fondateurs de la FRB) et de l’Université de Nouvelle-Calédonie ont étudié 1 800 récifs coralliens à travers le monde dont 106 en aires marines protégés. Ils se sont intéressés à leur capacité à atteindre simultanément des objectifs de biomasse en poissons commerciaux, d’herbivorie et de diversité fonctionnelle1. Les chercheurs ont démontré que seule l’intégration des récifs isolés très rares dans des aires marines protégées intégrales de type « no-take » permettait d’assurer ces trois objectifs à bon niveau.

 

Au cours de cette étude, les chercheurs ont également simulé l’effet de la « mise en aire marine protégée intégrale ou partielle » des sites mondiaux sans aucun niveau de protection.

 

Les résultats montrent que la création ou le renforcement du statut de protection d’aires marines protégées présente des résultats variables en fonction du statut de protection.

D’une part, la création d’aires marines avec une protection intégrale sur les récifs ayant subi des pressions humaines limitées aurait un effet très important sur la biodiversité.

D’autre part, la mise en place d’aires marines protégées partielles pourrait être une étape intermédiaire permettant d’assurer à la fois la poursuite des usages à des fins économiques et de subsistance des populations qui en dépendent et la conservation nécessaires à la protection des écosystèmes.

Enfin, les résultats de ces travaux de recherche soulignent également que la création d’aires marines protégées dans des zones fortement impactées par l’activité humaine est inefficace et ne permet pas d’assurer la restauration de peuplements de poissons ni pour la protection de la biodiversité ni pour la durabilité des activités de pêche.

 

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1 la biomasse en poissons commerciaux est importante pour les activités liées à la pêche, le potentiel d’herbivorie des poissons sur le récif est une fonction essentielle pour le contrôle des algues et le maintien de l’habitat corallien, la diversité fonctionnelle est une facette essentielle de la biodiversité

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