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Projet fini en 2017

Coreids

Prédire la résilience des communautés face aux invasions, selon la diversité et la structure des réseaux d’interactions.

Coreids Zebra Mussel ©www.invadingspecies.com

La terre est entrée dans une nouvelle ère depuis que l’homme a étendu son emprise sur la nature. Cette nouvelle ère est appelée l’« Anthropocène ». Il s’agit d’un bouleversement aussi important que ceux qui délimitent les grandes périodes du passé géologique et biologique de notre planète. Une des actions les plus frappantes de l’homme est de déplacer des espèces animales et végétales d’un endroit à l’autre, souvent même d’un continent à l’autre, intentionnellement ou non. Certaines d’entre elles s’adaptent bien au milieu où elles sont transplantées, et s’y multiplient et s’y répandent, souvent au détriment des espèces locales et parfois des activités économiques humaines. On les appelle les espèces envahissantes.

 

Pour comprendre leur impact, il ne suffit pas seulement de comprendre les liens que ces espèces tissent avec les espèces locales c’est à dire présentes avant l’arrivée des envahissantes. En effet, les espèces locales sont interdépendantes entre elles à travers des réseaux d’interactions : par exemple l’une constitue la nourriture de l’autre (relation trophique), ou l’une est utile à l’autre pour sa reproduction, comme les insectes qui pollinisent les plantes. Dans de tels réseaux, l’arrivée d’une espèce envahissante va non seulement avoir un effet sur les espèces avec qui elle interagit directement, mais aussi un effet qui se propagera en chaîne à toute la communauté d’espèces. Comprendre comment fonctionnent ces réseaux d’interaction est essentiel pour prédire l’impact d’une espèce envahissante au sein d’un écosystème. Or ces réseaux sont des objets complexes, difficiles à décrire et à étudier dans la nature. L’objectif du projet Coreids a été de rassembler les connaissances disponibles sur la façon dont les espèces envahissantes interagissent avec ces réseaux pour mieux comprendre leurs impacts et – à terme – imaginer des stratégies pour les prédire et les limiter si possible.

 

CESAB Coreids

© CESAB Coreids 2015

 

Publications

 

Amsellem L, Brouat C, Duron O, Porter SS, Vilcinskas A & Facon B (2017) Chapter 3 – Importance of microorganisms to macroorganisms invasions: Is the essential invisible to the eye? (The Little Prince, A. de Saint-Exupéry, 1943). In: Bohan DA, Dumbrell AJ & Massol F (Eds.), Networks of invasion: Empirical evidence and case studies. Advances in Ecological Research (Vol. 57), Academic Press (pp. 99–146). doi: 10.1016/bs.aecr.2016.10.005.

 

Chapuis E, Lamy T, Pointier JP, Juillet N, Ségard A, Jarne P & David P (2017) Bioinvasion Triggers Rapid Evolution of Life Histories in Freshwater Snails. The American Naturalist190, 694–706. doi: 10.1086/693854.

 

David P, Thébault E, Anneville O, Duyck PF, Chapuis E & Loeuille N (2017) Chapter 1 – Impacts of invasive species on food webs: A review of empirical data. In: Bohan DA, Dumbrell AJ & Massol F (Eds.), Networks of invasion: A synthesis of concepts. Advances in Ecological Research (Vol. 56), Academic Press (pp. 1–60). doi: 10.1016/bs.aecr.2016.10.001.

 

Kamenova S, Bartley TJ, Bohan DA, Boutain JR, Colautti RI, Domaizon I, Fontaine C, Lemainque A, Le Viol I, Mollot G, Perga ME, Ravigné V & Massol F (2017) Chapter 3 – Invasions toolkit: Current methods for tracking the spread and impact of invasive species. In: Bohan DA, Dumbrell AJ & Massol F (Eds.), Networks of invasion: A synthesis of concepts. Advances in Ecological Research (Vol. 56), Academic Press (pp. 85–182). doi: 10.1016/bs.aecr.2016.10.009.

 

Massol F, David P & Bohan D (2017) Preface. In: Bohan DA, Dumbrell AJ & Massol F (Eds.), Networks of invasion: A synthesis of concepts. Advances in Ecological Research (Vol. 56), Academic Press (pp. xiii – xvi). doi: 10.1016/S0065-2504(17)30009-0.

 

Massol F, Dubart M, Calcagno V, Cazelles K, Jacquet C, Kéfi S & Gravel D (2017) Chapter 4 – Island biogeography of food webs. In: Bohan DA, Dumbrell AJ & Massol F (Eds.), Networks of invasion: A synthesis of concepts. Advances in Ecological Research (Vol. 56), Academic Press (pp. 183–262). doi: 10.1016/bs.aecr.2016.10.004.

 

Mollot G, Pantel JH & Romanuk TN (2017) Chapter 2 – The effects of invasive species on the decline in species richness: A global meta-analysis. In: Bohan DA, Dumbrell AJ & Massol F (Eds.), Networks of invasion: A synthesis of concepts. Advances in Ecological Research (Vol. 56), Academic Press (pp. 61–83). doi: 10.1016/bs.aecr.2016.10.002.

 

Pantel JH, Bohan DA, Calcagno V, David P, Duyck PF, Kamenova S, Loeuille N, Mollot G, Romanuk TN, Thébault E, Tixier P & Massol F (2017) Chapter 6 – 14 Questions for invasion in ecological networks. In: Bohan DA, Dumbrell AJ & Massol F (Eds.), Networks of invasion: A synthesis of concepts. Advances in Ecological Research (Vol. 56), Academic Press (pp. 293–340). doi: 10.1016/bs.aecr.2016.10.008.

 

Romanuk TN, Zhou Y, Valdovinos FS & Martinez ND (2017) Chapter 5 – Robustness trade-offs in model food webs: Invasion probability decreases while invasion consequences increase with connectance. In: Bohan DA, Dumbrell AJ & Massol F (Eds.), Networks of invasion: A synthesis of concepts. Advances in Ecological Research (Vol. 56), Academic Press (pp. 263–291). doi: 10.1016/bs.aecr.2016.11.001.

Plus d'informations

Le projet Coreids réunit des spécialistes en écologie des communautés, agro-écologie, réseaux-trophiques, écologie du phytoplancton, génomique et invasions biologiques.

Porteurs du projet:

 

Patrice David – CNRS (France); François Massol – CNRS Lille (France)

Post-doctorants:

 

Grégory MOLLOT – CNRS  Montpellier (France); Jelena Pantel – William and Mary College (USA).

Participants:

 

Orlane Anneville – INRA (France); David Bohan – INRA (France); Vincent Calcagno -INRA (France); Mather Carscallen – Dalhousie University (Canada); Maud Charlery de la Masselière – CIRAD La Réunion (France); Maxime Dubart – CNRS Montpellier (France); Pierre-Francois Duyck – CIRAD (France); Nicolas Loeuille – University of Pierre and Marie Curie (France);  Tamara Romanuk – Dalhousie University (Canada); Daniel Stouffer – University of Canterbury (New Zealand); Elisa Thébault – CNRS Paris (France).

Co-financeur