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Communiqué Publié : 26 août 2026

Après un été marqué par la sécheresse, les incendies et les canicules, restaurer la nature est plus que jamais nécessaire

D’ici au 1er septembre 2026, les États membres de l’Union européenne doivent remettre à la Commission européenne leurs projets de plans nationaux de restauration. Les décisions prises aujourd’hui détermineront ainsi les actions de restauration pour les années à venir.

En France comme à l’échelle européenne, des écosystèmes sains et bien restaurés comptent parmi les défenses les plus solides contre ces pressions. Ils atténuent les effets de la sécheresse, des incendies et des inondations sur le long terme et contribuent à préserver l’habitabilité et la résilience de nos territoires.

 

Afin d’aider les décideurs politiques français et européens à renforcer cette résilience, Biodiversa+, Water JPI et leurs partenaires, dont la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB), publient une série de notes à l’attention des décideurs et gestionnaires d’espaces. Ces notes traduisent une décennie de recherche et de recommandations sur la restauration des écosystèmes en orientations pratiques pour accompagner la mise en œuvre du règlement européen sur la restauration de la nature, adopté en 2024.

 

MESSAGES CLÉS

 

  • La France a un besoin urgent d’écosystèmes résilients : alors que le pays est confronté à des vagues de chaleur, des sécheresses et des incendies de plus en plus fréquents, la restauration d’écosystèmes sains est devenue une priorité urgente, non seulement pour la biodiversité, mais aussi pour l’atténuation et l’adaptation au changement climatique, la sécurité de l’accès à l’eau, la santé humaine et la prospérité.
  • Aux niveaux européen et français, le moment est venu d’agir : les décisions prises aujourd’hui influenceront les actions de restauration de la nature pour les années à venir.
    • Les projets de plans nationaux de restauration doivent être remis à la Commission européenne avant le 1er septembre 2026. Les plans définitifs seront adoptés en 2027 et la première révision n’aura lieu qu’en 2032. Pour la France, il s’agit du plan « Agir pour restaurer la nature ».
    • À l’échelle française, la question de l’habitabilité de nos territoires, de leur résilience et des actions d’atténuation et d’adaptation face à la crise de la biodiversité et au changement climatique est un sujet majeur.
  • La science apporte des connaissances et des recommandations : il est temps de les mettre en œuvre. Les notes de Biodiversa+, à l’attention des décideurs et des gestionnaires d’espaces, synthétisent les dernières données scientifiques, l’expérience de terrain et des recommandations concrètes afin d’aider les décideurs politiques à traduire le règlement européen sur la restauration de la nature en actions efficaces, fondées sur les connaissances scientifiques.

 

 

La série publiée ce jour comprend huit notes portant à la fois sur des écosystèmes spécifiques et sur les conditions nécessaires à la restauration — de l’approvisionnement en semences au financement. Elle propose une feuille de route fondée sur des données factuelles afin de permettre aux États membres, dont la France, de mettre en œuvre efficacement le règlement sur la restauration de la nature.

 

Ces notes donnent un aperçu de certains des défis auxquels sont confrontés les États membres. Face à l’intensification des phénomènes climatiques extrêmes, elles montrent, par exemple, comment les solutions fondées sur la nature peuvent réduire les pressions liées aux eaux pluviales et les inondations dans les bassins versants urbains, et comment l’évaluation des risques climatiques peut contribuer à garantir l’efficacité de la restauration à mesure que les conditions évoluent.

 

Elles soulignent également que moins d’une politique nationale de restauration sur dix aborde actuellement les conséquences sanitaires ou sociales imprévues de la restauration, malgré le lien bien établi entre le changement d’affectation des sols et l’émergence de maladies infectieuses ; et que le financement privé de la restauration de la nature en Europe reste marginal en dehors des zones protégées, malgré un besoin d’investissement annuel estimé à 65 milliards d’euros.

 

Pris ensemble, ces huit notes montrent également que la restauration de la nature est un enjeu systémique : restaurer un écosystème suppose de prendre en compte les interactions entre biodiversité, climat, eau, santé et activités économiques. La restauration contribue ainsi à la résilience des territoires et des activités qui dépendent du bon fonctionnement des écosystèmes.

 

Selon Rainer Sodtke, co-président de Biodiversa+ :

« La science de la restauration de la nature n’a jamais été aussi bien établie ni aussi applicable.
Ces notes s’appuient sur les recherches européennes, les recommandations politiques et l’expérience pratique acquises ces dernières années pour en faire des orientations utiles aux décideurs politiques. Alors que le règlement sur la restauration de la nature entre désormais dans sa phase critique, les États membres disposent d’orientations pratiques et fondées sur des données probantes pour élaborer des plans efficaces. Nous les exhortons à s’en servir. »

 

Biodiversa+ et son réseau de 81 organisations partenaires réparties dans 39 pays, dont fait partie la Fondation pour la recherche sur la biodiversité, appellent les États membres et leurs autorités nationales chargées de la mise en œuvre à utiliser ces notes comme guide pratique pour réviser et renforcer leurs plans.

Contacts presse
  • Pauline Coulomb – Mail
  • Julie de Bouville – Mail
Ressources (en anglais)
ouvrir/fermer Les feuilles de route par écosystème (4)
ouvrir/fermer Les conditions propices à la restauration (4)
À propos de...
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Le partenariat européen pour la biodiversité, Biodiversa+, est la réponse stratégique de l’Union européenne à la perte de biodiversité. Développé en collaboration avec la Commission européenne dans le cadre du Pacte vert pour l’Europe, il rassemble 80 organisations de 40 pays, réunissant des bailleurs de fonds pour la recherche, des ministères, des agences et des institutions environnementales. En France, la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) mais aussi l’ANR (agence nationale de la recherche), les ministères de la recherche et de l’environnement et loffice français pour la biodiversité sont partenaires. La FRB accueille une grande partie de l’équipe opérationnelle du partenariat.

Avec un financement de 800 millions d’euros sur sept ans (2021-2028), Biodiversa+ soutient la recherche internationale qui traduit la science en recommandations pratiques pour les décideurs politiques et les parties prenantes, favorisant ainsi la transition vers une Europe où la nature et les populations vivent en harmonie.

 

www.biodiversa.eu

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La Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) a pour missions de soutenir et d’agir avec la recherche pour accroître et transférer les connaissances sur la biodiversité. Elle a été créée en 2008 à la suite du Grenelle de l’environnement, à l’initiative des ministères chargés de la recherche et de l’écologie et par huit établissements publics de recherche. Ceux-ci ont depuis été rejoints par LVMH, l’Ineris, l’Université de Montpellier et l’OFB.

La FRB contribue à l’essor des résultats des recherches sur la biodiversité et de leur impact sociétal. Son rôle d’intermédiation est au cœur de ses actions : la FRB est un point de rencontre entre deux mondes et de nombreux partenaires, académiques et sociétaux, publics et privés. Elle œuvre pour permettre à toutes et tous, acteurs de la société et décideurs, de dessiner notre avenir commun sur la base des résultats de la recherche et afin de relever ensemble les défis scientifiques et sociétaux pour vivre en harmonie avec la biodiversité.

 

www.fondationbiodiversite.fr

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