CDB : La FRB à Nairobi pour les réunions préparatoire à la COP17
Impliquée avec le MNHN pour représenter la France au sein de l’organe de la Convention sur la diversité biologique (CDB) chargé de fournir des avis scientifiques, techniques et technologiques, la FRB a participé aux dernières réunions préparatoires qui se tenaient début août en vue de la Cop17 qui se tiendra à l’automne. Nathalie Morata et Camille Guibal reviennent sur les temps forts de ces rendez-vous.
La Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) a participé, au sein de la délégation française, aux réunions des deux organes subsidiaires de la Convention sur la diversité biologique (CDB), organisées au siège des Nations unies à Nairobi (Kenya) : la 28ᵉ réunion de l’Organe subsidiaire chargé de fournir des avis scientifiques, techniques et technologiques (SBSTTA-28) et la 7ᵉ réunion de l’Organe subsidiaire chargé de la mise en œuvre (SBI-7).
Le SBSTTA est l’organe scientifique de la Convention. Il réunit les États Parties, des scientifiques, des organisations internationales et des observateurs afin d’examiner les connaissances scientifiques les plus récentes et de formuler des recommandations qui alimenteront les décisions de la prochaine Conférence des Parties (Cop17). Le SBI, quant à lui, est chargé de suivre la mise en œuvre de la Convention et du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, en abordant notamment les questions de gouvernance, de coopération, de renforcement des capacités, de communication et d’éducation.
Ces deux réunions ont constitué une étape clé dans la préparation de la Cop17. Les discussions ont notamment porté sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité, les travaux de l’Ipbes (l’équivalent “biodiversité” du Giec), la biodiversité marine et les liens avec le nouvel Accord sur la biodiversité en haute mer (BBNJ), ainsi que sur la révision du Programme de travail sur les aires protégées (PoWPA), incluant les aires protégées, les autres mesures de conservation efficaces par zone (OECMs) et les territoires traditionnels et autochtones.
Au sein de la délégation française, Camille Guibal et Nathalie Morata ont participé aux travaux du SBSTTA-28. Elles y ont suivi plus particulièrement les discussions sur les travaux de l’Ipbes, la biodiversité marine et les liens avec l’Accord BBNJ, le suivi de la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité, ainsi que la révision du Programme de travail sur les aires protégées (PoWPA).
À l’issue du SBSTTA-28, Nathalie Morata a également participé aux travaux du SBI-7, où elle a suivi les discussions consacrées à la communication, à l’éducation et à la sensibilisation à la biodiversité (CEPA – Communication, Education and Public Awareness). Nathalie co-préside désormais le comité de la Convention dédié à ce sujet.
Dans ce cadre, elle est intervenue lors d’un événement parallèle consacré aux initiatives nationales en matière d’éducation à la biodiversité, afin de présenter plusieurs initiatives françaises portées par des acteurs publics, scientifiques et associatifs. Cette intervention a permis de mettre en lumière les actions menées en France pour renforcer l’éducation à la biodiversité et accompagner la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité.
À travers cette participation aux deux organes subsidiaires de la Convention, la FRB a poursuivie son engagement en faveur du renforcement de l’interface entre science et politique et de la mobilisation de l’expertise scientifique française au service des négociations internationales sur la biodiversité.
Au-delà des négociations, le cadre exceptionnel du siège des Nations unies à Nairobi a également rappelé l’importance de la biodiversité que ces discussions visent à préserver : entre espaces verts, oiseaux, grenouilles et petits singes, la nature a accompagné les délégations tout au long de cette intense semaine de travail.