Silk
Accompagner la préservation des savoirs autochtones et locaux dans les données mondiales sur l’utilisation de la biodiversité
Les savoirs autochtones et locaux sur la biodiversité sont essentiels pour relever les défis envi-ronnementaux mondiaux. Pourtant, les communautés qui les détiennent – peuples autochtones, communautés locales et afro-descendantes (IPLCAD) – sont rarement reconnues ou respectées dans les grandes bases de données scientifiques. Hérité du colonialisme, ce paradoxe conduit à une exploitation massive de données sans juste retour pour leurs détenteurs.
Le projet Silk vise à aborder cette injustice en créant un réseau mondial de données biocultu-relles fondé sur une gouvernance éthique et inclusive. Il combine les principes FAIR (données faciles à trouver, accessibles et réutilisables) et CARE (bénéfice collectif, autorité de contrôle, responsabilité et éthique) afin de reconnaître les détenteurs de savoirs, garantir un partage équitable des avantages conforme au Protocole de Nagoya et assurer l’interopérabilité des don-nées.
En renforçant la souveraineté des IPLCAD sur leurs savoirs, le projet Silk contribue à une recherche scientifique plus juste, plus fiable et plus efficace pour la conservation de la biodiversité, tout en promouvant une science véritablement collaborative.
Porteurs de projet
Giullia MATTALIA – University of Barcelona (Spain)
Guillaume ODONNE – CNRS (France)
Le projet Silk rassemble des experts en ethnobiologie, gestion de données sur la biodiversité et en défense des droits des peuples autochtones.
Le projet Silk est issu de l’appel à projet Ideashare et Datashare de 2025. Le processus de sélection du projet a été réalisé par un comité d’experts indépendants.