Cet événement vise à renforcer l’interface entre la science, la politique et la finance, et à soutenir la transition vers des systèmes financiers favorables à l’environnement, conformément à la dynamique politique européenne et mondiale actuelle.
Cet atelier réunira des banques centrales, des institutions financières, des investisseurs, des chercheurs, des représentants de la Commission européenne et des coalitions d’entreprises. Les discussions porteront sur la manière dont les connaissances scientifiques et les méthodologies émergentes peuvent contribuer à identifier les dépendances, impacts et risques liés à la nature, à éclairer la prise de décision et à favoriser la réorientation des flux financiers vers des actions positives pour la biodiversité.
Pourquoi cet atelier ?
La perte de biodiversité et la dégradation des écosystèmes sont de plus en plus reconnues comme des risques importants liés à la nature pour la performance économique, la stabilité financière et la création de valeur à long terme. Pourtant, le refus persistant de prendre en compte la nature et d’intégrer ses valeurs aux systèmes économiques et financiers a contribué à la dégradation continue des écosystèmes et au déclin des contributions de la nature aux populations, notamment en matière de services écosystémiques essentiels.
Le Cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité (KM-GBF) envoie un signal politique clair en appelant les entreprises et les institutions financières à :
- évaluer et gérer leurs impacts et leurs dépendances à l’égard de la nature (Objectif 15) ;
- éliminer ou réformer les incitations néfastes à la biodiversité (Cible 18) ;
- mobiliser, intensifier et réorienter les flux financiers vers des résultats positifs pour la biodiversité (Cible 19).
Malgré cette dynamique, les flux financiers restent insuffisamment alignés sur les objectifs de biodiversité. Un obstacle majeur réside dans la disponibilité limitée de points de référence scientifiques utiles à la prise de décision, notamment des données de base robustes, des méthodologies validées, des indicateurs spatiaux et une compréhension plus claire des risques systémiques et des compromis à faire. Ces lacunes rendent difficile pour les acteurs publics et privés d’intégrer efficacement les considérations de biodiversité dans la gestion des risques, la gouvernance et les décisions d’investissement.
Objectifs
S’appuyant sur les évaluations récentes de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), notamment les évaluations « Entreprises et biodiversité », « Nexus » et « Changement transformateur », l’atelier explorera comment la science peut mieux soutenir les décisions financières et économiques.
Le programme combinera des séances plénières et des discussions interactives, invitant les participants à :
- examiner les contraintes réelles auxquelles sont confrontés les acteurs financiers,
- identifier les principaux goulets d’étranglement décisionnels,
- définir les priorités et les besoins en matière de recherche publique, et
- explorer les conditions qui permettent l’adoption des outils et des approches scientifiques.
Les discussions en petits groupes aborderont des thèmes tels que la planification de la restauration, la comptabilité environnementale, l’intégration des savoirs traditionnels en écologie, les incitations néfastes et les désalignements financiers, ainsi que les nouveaux instruments financiers liés à la nature, y compris les certificats biodiversité.
Cet atelier contribuera également aux discussions internationales en cours sur l’intégration sectorielle, notamment aux préparatifs de la COP17 de la Convention sur la diversité biologique, en mettant en lumière les possibilités de renforcer la coopération entre science et finance.
+ d'informations et inscriptions
Veuillez noter que la participation en présentiel se fait uniquement sur invitation . Si vous êtes intéressé(e) ou souhaitez obtenir des informations complémentaires, n’hésitez pas à contacter constance.laureau@fondationbiodiversite.fr.
Pour que l’événement soit le plus accessible possible, les séances plénières seront disponibles en ligne.