Fondation pour la recherche sur la Biodiversité https://www.fondationbiodiversite.fr Un site utilisant WordPress Thu, 14 Nov 2019 15:08:00 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.fondationbiodiversite.fr/file/2019/06/FRB-favicon-2.png Fondation pour la recherche sur la Biodiversité https://www.fondationbiodiversite.fr 32 32 Quelles solutions pour éviter la propagation de l’antibiorésistance dans l’environnement ? https://www.fondationbiodiversite.fr/quelles-solutions-pour-eviter-la-propagation-de-lantibioresistance-dans-lenvironnement/ Wed, 13 Nov 2019 15:50:57 +0000 https://www.fondationbiodiversite.fr/?p=8086 L’antibiorésistance est un problème majeur de santé publique. La diffusion de la résistance aux antibiotiques dans l’environnement pourrait aggraver ce problème majeur de santé publique. Comment la prévenir et préserver les capacités de résilience de l’environnement ?   La revue systématique de la littérature scientifique achevée en 2019 a permis d’évaluer les connaissances actuelles sur les […]

L’article Quelles solutions pour éviter la propagation de l’antibiorésistance dans l’environnement ? est apparu en premier sur Fondation pour la recherche sur la Biodiversité.

]]>
L’antibiorésistance est un problème majeur de santé publique. La diffusion de la résistance aux antibiotiques dans l’environnement pourrait aggraver ce problème majeur de santé publique. Comment la prévenir et préserver les capacités de résilience de l’environnement ?

 

La revue systématique de la littérature scientifique achevée en 2019 a permis d’évaluer les connaissances actuelles sur les effets de différentes stratégies sur la réduction de l’antibiorésistance, évaluée par la quantification et la qualification des bactéries résistantes aux antibiotiques, gènes de résistance aux antibiotiques ou éléments génétiques mobiles (revue complète en cours de publication).

 

Les trois stratégies étudiées sont :

  • la réduction de l’usage des antibiotiques ;
  • les traitements des eaux usées et des déchets organiques ;
  • la gestion des milieux naturels. 

 

Consultez le résumé pour décideurs dans les ressources téléchargeables ci-dessous. 

L’article Quelles solutions pour éviter la propagation de l’antibiorésistance dans l’environnement ? est apparu en premier sur Fondation pour la recherche sur la Biodiversité.

]]>
Les aires marines partiellement protégées sont-elles des facteurs d’efficacité écologique ? https://www.fondationbiodiversite.fr/les-aires-marines-partiellement-protegees-sont-elles-des-facteurs-d-efficacite-ecologique/ Fri, 18 Oct 2019 09:22:12 +0000 https://www.fondationbiodiversite.fr/?p=7909 Les zones côtières du monde sont de plus en plus soumises à des pressions humaines nécessitant une gestion adaptée et stratégique. L’établissement d’aires marines protégées (AMP) est un outil couramment utilisé pour améliorer la conservation, la sécurité alimentaire et la gestion des pêches. L’étude des conséquences écologiques des aires intégralement protégées (c’est-à-dire des zones sans […]

L’article Les aires marines partiellement protégées sont-elles des facteurs d’efficacité écologique ? est apparu en premier sur Fondation pour la recherche sur la Biodiversité.

]]>
Les zones côtières du monde sont de plus en plus soumises à des pressions humaines nécessitant une gestion adaptée et stratégique. L’établissement d’aires marines protégées (AMP) est un outil couramment utilisé pour améliorer la conservation, la sécurité alimentaire et la gestion des pêches. L’étude des conséquences écologiques des aires intégralement protégées (c’est-à-dire des zones sans prélèvement) révèle que l’abondance et la taille des espèces exploitées sont généralement accrues et ce, même au-delà des zones protégées dans certains cas, grâce à un effet de débordement. Par ailleurs, ces aires intégralement protégées permettent le rétablissement des populations et des communautés de poissons et d’autres taxons marins assurant ainsi la préservation de la structure de l’habitat.

 

La mise en place de zones intégralement protégées a souvent entraîné des conflits entre les enjeux de conservation de la biodiversité et les objectifs socio-économiques, en particulier dans les zones exploitées par de nombreux utilisateurs et soumises à différents types d’usages. Ainsi, l’établissement d’aires partiellement protégées, dans lesquelles certaines activités extractives peuvent être autorisées, est devenue une option favorisée par de nombreux décideurs, car plus facile à mettre en place au vu des objectifs à la fois socio-économiques et écologiques affichés. À la suite des accords et engagements internationaux, de plus en plus d’aires marines protégées sont en cours de création, mais la plupart ne sont que partiellement protégées. Il est donc urgent de déterminer quelles formes de protection partielle peuvent apporter des avantages socio-économiques tout en conservant une pertinence en termes de protection de la biodiversité.

 

Les aires partiellement protégées dépendent du contexte et leurs réglementations varient en fonction des objectifs de gestion qui vont, à leur tour, affecter leur efficacité écologique.

 

Un nouveau système de classification des aires protégées en fonction des activités commerciales et récréatives autorisées a été récemment développé (Horta e Costa et al., 2016). Dans ce système, les aires protégées, partielles et intégrales, sont classées en fonction des impacts cumulés des activités autorisées. Il est donc essentiel de comprendre les conséquences écologiques des différents types de protection partielle, celles-ci étant très certainement liées à différents régimes de réglementation. Dans cet article, les chercheurs présentent une nouvelle approche pour étudier et déduire comment une diversité de niveaux de protection partielle peut entraîner différents niveaux d’efficacité écologique. Ils ont également examiné comment les caractéristiques des aires protégées (âge et taille) peuvent influer sur l’efficacité des zones partiellement protégées, ou comment les caractéristiques spécifiques aux aires protégées multi-zones, telles que la présence d’une zone intégralement protégée adjacente, peuvent influer sur l’efficacité de la protection partielle.

 

L’article Les aires marines partiellement protégées sont-elles des facteurs d’efficacité écologique ? est apparu en premier sur Fondation pour la recherche sur la Biodiversité.

]]>
Plaidoyer pour une COP 15 Biodiversité ambitieuse et pour un rapprochement des conventions issues de Rio https://www.fondationbiodiversite.fr/plaidoyer-pour-une-cop-15-biodiversite-ambitieuse-et-pour-un-rapprochement-des-conventions-issues-de-rio/ Wed, 16 Oct 2019 12:38:34 +0000 https://www.fondationbiodiversite.fr/?p=7844 Fin 2020 se tiendra la quinzième Conférence des parties (COP) de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique (CDB), en Chine. Les pays adhérents à cette convention sont invités à annoncer des engagements précis en faveur de la préservation de la biodiversité. Il serait dramatique que les États réunis à cette occasion ne […]

L’article Plaidoyer pour une COP 15 Biodiversité ambitieuse et pour un rapprochement des conventions issues de Rio est apparu en premier sur Fondation pour la recherche sur la Biodiversité.

]]>
Fin 2020 se tiendra la quinzième Conférence des parties (COP) de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique (CDB), en Chine. Les pays adhérents à cette convention sont invités à annoncer des engagements précis en faveur de la préservation de la biodiversité.

Il serait dramatique que les États réunis à cette occasion ne s’accordent que sur un plus petit dénominateur commun en matière d’engagements et d’actions et que les décisions de la COP ne soient pas à la hauteur des enjeux relatifs à l’effondrement de la biodiversité.

Il faut que les États s’engagent en faveur d’actions claires, précises, multiples et quantifiables, en privilégiant la réduction rapide et effective des grands facteurs de pressions, tout en développant des actions de protection de grande ampleur afin de sauvegarder rapidement ce qui reste de la biodiversité et lui redonner un large potentiel d’évolution.

Il faut également que les acteurs privés accompagnent cette démarche en travaillant à la réduction de leurs pressions sectorielles sur la biodiversité.

Il faut enfin que les citoyens soient le moteur d’un changement majeur de nos modes de consommations, de perception et d’usage de la biodiversité.

 

Les deux plateformes d’expertise scientifique planétaires, qui réfléchissent d’un côté au devenir de la biodiversité (IPBES) et de l’autre à celui du climat (GIEC), s’accordent globalement sur le constat d’urgence et la nécessité de revoir rapidement des processus productifs non durables qui aggravent à la fois l’érosion de la biodiversité et le changement climatique.

 

L’IPBES souligne ainsi dans son évaluation mondiale de l’état de la biodiversité présentée en mai 2019, que la biodiversité s’érode à un rythme croissant, ce qui conduit à la dégradation du fonctionnement des sols et des écosystèmes. En conséquence, les services que les humains retirent de la biodiversité diminuent eux aussi rapidement, mettant en péril le devenir de nos sociétés. Les facteurs directs à l’origine de cette dégradation de la biodiversité sont parfaitement connus et leur importance respective a été évaluée : changement d’usage des terres au détriment des écosystèmes et des biotopes peu anthropisés, exploitation, et souvent surexploitation, des ressources marines ou terrestres, pollutions chimiques et physiques croissantes, changement climatique, multiplications des espèces exotiques envahissantes. Tous ces facteurs s’aggravent mutuellement et sont également renforcés par des facteurs indirects : la croissance démographique humaine et l’ensemble des processus socio-économiques et politiques à l’origine d’une consommation non durable des ressources de la planète.

L’IPBES insiste sur les incidences négatives multiples sur la biodiversité des systèmes de production agricoles intensifs dont deux excès sont à présent bien documentés, d’une part l’usage immodéré des pesticides et engrais chimiques et d’autre part l’accroissement de la production de protéines végétales destinées à l’alimentation animale qui induit des échanges à longue distance et délocalise les impacts dans des régions à forte biodiversité, comme les forêts tropicales. Les projections d’ici 2050 montrent que sans changements majeurs de modes de vie, l’érosion de la biodiversité et la diminution des services que les humains retirent du monde vivant vont se poursuivre.

 

Depuis la publication de l’évaluation mondiale de l’IPBES, le GIEC a produit un rapport sur les liens entre changement climatique et usage des terres, notamment au travers des activités agricoles et forestières. Les messages clés de ce rapport rejoignent ceux de l’évaluation IPBES sur la dégradation et la restauration des terres publiée en 2018. Le rapport du GIEC souligne l’importance de la contribution de l’ensemble du système alimentaire mondial à la production de gaz à effet de serre et rappelle que les modifications de couverture, d’usage et d’état des sols influencent les climats régionaux et globaux. Il rappelle aussi que le changement climatique est une source de risques accrus pour le système alimentaire mondial et la biodiversité, risques qui seront d’autant plus forts à mesure que la consommation alimentaire, les besoins en eau et la consommation de ressources multiples continueront à s’accroître. Le GIEC appelle à des actions en faveur de l’adaptation au changement climatique et à la réduction de celui-ci en soulignant les co-bénéfices que pourra en attendre la biodiversité. Le GIEC appelle donc à une gestion durable des sols et des écosystèmes, seule manière d’en stopper la dégradation, d’en maintenir la productivité et de contribuer à l’adaptation au changement climatique et à sa réduction. Le GIEC insiste sur la nécessaire réduction du gaspillage alimentaire et des déchets tout en jouant aussi sur l’évolution des choix alimentaires. Enfin, le GIEC insiste sur le besoin d’agir vite, de privilégier le court terme et met en avant dans ses projections le besoin d’accroître les surfaces forestières.

 

Par ailleurs, en septembre s’est tenue en Inde la Conférence des parties de la convention sur la lutte contre la désertification (UNCCD), la troisième des conventions de Rio, qui appelle à un arrêt de la dégradation des sols et à leur restauration pour préserver le fonctionnement et les services des écosystèmes et renforcer la sécurité alimentaire. Dans la déclaration de New Delhi appelant à investir dans la sauvegarde de terres et à débloquer toutes les opportunités d’action, la COP Désertification souligne l’importance de la prise en compte des solutions basées sur la gestion des terres pour la lutte contre le réchauffement climatique et pour la conservation de la biodiversité.

 

Enfin, l’initiative New York Declaration on Forests, initiée en 2014 par d’importantes structures de recherche et de réflexion et des ONG, constatant la poursuite de la déforestation, en particulier des forêts humides tropicales, a solennellement appelé à la protection et à la restauration de forêts de la planète, pour préserver leur biodiversité et leur capacité à séquestrer du carbone, rejoignant ainsi les COP dans leur invitation à ce que les gouvernements s’engagent dans des changements systémiques.

 

Dans tous les cas, les constats de ces instances relayent les alertes faites par les scientifiques depuis longtemps, et leurs recommandations, ont été reconnues ou approuvées par une majorité des pays dans le monde. Les gouvernants ne peuvent donc dire que l’alerte n’a pas été donnée et que l’urgence des actions nécessaires en faveur de la biodiversité n’a pas été mise en avant. Certains pays ont rapidement pris des engagements, comme la France qui a annoncé un accroissement significatif des surfaces d’aires protégées nationales, une initiative majeure, mais qui ne couvre qu’en partie les besoins d’actions indispensables, notamment à court terme.

 

Cependant, des divergences significatives persistent dès que sont abordées les stratégies et les options à privilégier pour résoudre les problèmes de restauration de la biodiversité ou de réduction du changement climatique.

 

C’est le cas, par exemple, de la prise en compte d’un fort développement des surfaces dévolues aux cultures énergétiques dans les scénarios du GIEC, cultures qui, à grande échelle, auraient un impact négatif majeur sur la biodiversité et sur lequel l’IPBES a attiré l’attention des dirigeants. Il en va de même du développement des technologies énergétiques de type BECCS (Bioenergy with Carbon Capture and Storage) ou du déploiement de stratégies d’afforestation intensive. C’est sur ces sujets que les échanges entre les experts du climat et de la biodiversité d’une part et entre les différents mécanismes de coordination stratégique et politique internationaux (Conventions et agences onusiennes) d’autre part devraient prendre toute leur importance. Il est central de rappeler que la lutte contre le changement climatique n’est pas une fin en soi, mais un moyen, urgent et indispensable, pour permettre aux vivants, humains et non-humains de poursuivre leurs trajectoires de vie et d’évolution. La lutte contre le changement climatique ne peut donc se faire en aggravant la situation de la biodiversité. Plus que jamais, le slogan de la FRB, « biodiversité et climat, même combat », reste d’une évidente actualité.

 

Au-delà de la COP 15 Biodiversité, de la COP Désertification ou des prochaines COP Climat, les Conférences des parties des trois conventions de Rio qui doivent avancer de concert, se pose la question de la nécessaire coordination mondiale des actions qui sont de nature à mettre la planète sur une trajectoire d’avenir assurant à la fois le devenir des populations humaines et celui de l’ensemble du vivant sur les continents, les îles et les mers et cela sans manichéisme et en respectant libertés et différences culturelles.

Face aux défis planétaires qui se posent à nous, il n’est plus possible de continuer à raisonner en silos, climat d’un côté, biodiversité ou désertification de l’autre, et de laisser émerger des solutions qui seront de mauvais compromis ne permettant pas de répondre simultanément, et au même niveau de priorité, à l’ensemble des grands défis planétaires.

 

Plusieurs alternatives sont envisageables pour que les solutions préconisées par les instances internationales soient pertinentes pour l’ensemble des enjeux majeurs auxquels nous devons faire face :

 

  • Fusionner les trois conventions de Rio en une seule Convention Environnement qui traiterait de l’ensemble des enjeux environnementaux sous l’égide du Programme des Nations unies pour l’Environnement, le PNUE. Cela permettrait de considérer conjointement et en pleine synergie les enjeux du climat, de la désertification des terres et de la biodiversité, et de faire remonter en direction des décideurs des suggestions d’engagements et d’actions qui ne favoriseraient pas la solution d’un problème au détriment d’un ou plusieurs autres. Cela permettrait aussi d’établir un lien plus direct avec une version actualisée des Objectifs du Développement Durable de l’ONU qui pourraient alors s’appeler les Objectifs pour une Planète Durable. Une telle fusion s’accompagnerait de celle des organes subsidiaires scientifique et technologiques (SBSTA et SBSTTA) des conventions. Il faudrait parallèlement statuer sur la nécessité d’institutionnaliser ou non les relations entre les plateformes d’expertise scientifiques, GIEC et IPBES, et veiller à ce que la fusion des trois conventions, en donnant naissance à une structure de très grande ampleur, difficile à gérer dans la pratique, ne brise pas leurs dynamiques internes actuelles.
  • Conserver les trois COP actuelles et mettre en place, sous l’égide du PNUE, une structure chapeau de coordination destinée à harmoniser et fiabiliser les décisions des COP. Il s’agirait là d’une structure légère associant secrétariat des conventions et responsables des structures d’expertise scientifique associées. Comme dans l’option précédente, les plateformes internationales d’expertise scientifique seraient invitées à collaborer de manière beaucoup plus effective qu’actuellement. Une telle structure chapeau devra fonctionner avec un impératif fort de réactivité.
  • Établir un nouveau mode de fonctionnement entre les Conventions pour qu’elles s’appuient sur l’ensemble des organes d’appui scientifiques et technologiques dédiés (SBSTA et SBSTTA) et des plateformes d’expertise scientifique internationales, en particulier le GIEC et l’IPBES. Cette option nécessitera d’institutionnaliser une plateforme d’expertise scientifique indépendante en matière de désertification, par exemple le partenariat mondial sur les sols, actuellement sous égide de la FAO.
  • Instituer formellement et rapidement une collaboration opérationnelle entre tous les organes d’appui scientifiques et techniques et les plateformes d’expertise scientifique comme le GIEC et l’IPBES de manière à ce qu’aucun rapport de l’une des plateformes scientifiques ne soit publié sans avoir bénéficié de la validation des autres groupes d’experts. Cela peut passer par la publication de rapports communs ou par une évaluation a posteriori des recommandations à destination des États avec une exclusion systématique des solutions qui porteraient atteinte aux enjeux de lutte contre le changement climatique, de lutte contre l’érosion de la biodiversité ou de lutte contre la désertification. Cette dernière option serait la plus facile à mettre en œuvre et les conventions pourraient alors pouvoir travailler à partir d’un socle d’expertise non pas nécessairement commun, mais ayant fait l’objet, en matière de recommandations, d’une mise en cohérence aussi poussée que possible.

 

Dans tous les cas, il devient urgent de favoriser des consensus scientifiques forts, qui puissent constituer les fondements de décisions internationales ambitieuses dépassant les visions sectorielles et les clivages politiques touchant notre avenir et celui de toutes les formes de vie qui nous entourent.

L’article Plaidoyer pour une COP 15 Biodiversité ambitieuse et pour un rapprochement des conventions issues de Rio est apparu en premier sur Fondation pour la recherche sur la Biodiversité.

]]>
Les scientifiques alertent l’humanité sur les liens entre microorganismes et changement climatique https://www.fondationbiodiversite.fr/les-scientifiques-alertent-lhumanite-sur-les-liens-entre-microorganismes-et-changement-climatique/ Mon, 14 Oct 2019 14:42:32 +0000 https://www.fondationbiodiversite.fr/?p=7828 À l’occasion des 60 ans du BRGM, service géologique national et membre fondateur de la FRB, la FRB revient sur l’importance cruciale des microorganismes en mettant en avant une synthèse parue au mois de juin dernier dans la revue Nature et intitulée : « Les scientifiques alertent l’humanité sur les liens entre microorganismes et changements […]

L’article Les scientifiques alertent l’humanité sur les liens entre microorganismes et changement climatique est apparu en premier sur Fondation pour la recherche sur la Biodiversité.

]]>
À l’occasion des 60 ans du BRGM, service géologique national et membre fondateur de la FRB, la FRB revient sur l’importance cruciale des microorganismes en mettant en avant une synthèse parue au mois de juin dernier dans la revue Nature et intitulée : « Les scientifiques alertent l’humanité sur les liens entre microorganismes et changements climatiques ».

 

Cette synthèse de connaissances rappelle le rôle central des microorganismes dans les causes biologiques du changement climatique. Elle montre comment ceux-ci affectent le climat mais aussi comment, par rétroaction, ils sont affectés par les changements globaux.

 

Les auteurs appellent à ce que cette « majorité microscopique » ne soit plus « l’éléphant invisible dans la pièce ». Les enjeux sont trop importants : intégrer leur fonctionnement, c’est se permettre de comprendre comment les êtres vivants peuvent s’adapter aux changements climatiques. À défaut, la science n’aura qu’une compréhension limitée de la biosphère et de ses réponses à ces changements, ce qui compromettra les efforts déployés dans ce domaine pour créer un avenir écologiquement durable.

 

Retrouvez la synthèse complète dans les ressources téléchargeables ci-dessous. 

L’article Les scientifiques alertent l’humanité sur les liens entre microorganismes et changement climatique est apparu en premier sur Fondation pour la recherche sur la Biodiversité.

]]>
Les publications scientifiques du Cesab https://www.fondationbiodiversite.fr/les-publications-scientifiques-du-cesab/ Thu, 03 Oct 2019 12:30:26 +0000 https://www.fondationbiodiversite.fr/?p=7617 L’article Les publications scientifiques du Cesab est apparu en premier sur Fondation pour la recherche sur la Biodiversité.

]]>
L’article Les publications scientifiques du Cesab est apparu en premier sur Fondation pour la recherche sur la Biodiversité.

]]>
Coup de vieux sur l’Anthropocène https://www.fondationbiodiversite.fr/coup-de-vieux-sur-lanthropocene/ Thu, 26 Sep 2019 13:50:29 +0000 https://www.fondationbiodiversite.fr/?p=7549 Comment les humains ont changé la face de la Terre Les données archéologiques montrent que les changements anthropiques ont commencé plus tôt et se sont répandus plus vite qu’estimé précédemment. ___   L’Anthropocène est la période au cours de laquelle les activités humaines ont acquis une influence majeure sur le changement climatique et l’environnement. Il […]

L’article Coup de vieux sur l’Anthropocène est apparu en premier sur Fondation pour la recherche sur la Biodiversité.

]]>
Comment les humains ont changé la face de la Terre

Les données archéologiques montrent que les changements anthropiques ont commencé plus tôt et se sont répandus plus vite qu’estimé précédemment.

___

 

L’Anthropocène est la période au cours de laquelle les activités humaines ont acquis une influence majeure sur le changement climatique et l’environnement. Il est difficile d’estimer le début de cette ère, et en particulier d’estimer l’incidence de l’Homme avant la période historique et les écrits associés. L’hypothèse avait déjà été formulée que la déforestation préhistorique et la riziculture pourraient expliquer l’augmentation préindustrielle des concentrations de méthane et de dioxyde de carbone dans l’atmosphère il y a environ 7 000 ans. Pour le dernier millénaire, les chercheurs se basent sur des documents historiques et, pour la période précédente, sur les observations archéologiques et paléo-écologiques. Les données archéologiques sont d’une grande importance mais jusqu’à récemment il était difficile d’en retirer des tendances globales.

 

Les travaux de Stephens et al. rapportés ci-dessous suggèrent que la Terre avait déjà été considérablement transformée par les activités humaines il y a 3 000 ans. Ce jalon temporel pour les changements d’origine anthropique de la couverture terrestre est en accord avec les interprétations issues de l’analyse de plusieurs autres sources de données (par exemple, les reconstructions des pertes de forêts en Europe tempérée) et conforte largement l’hypothèse de Ruddiman et al. en 2016 qui voyaient une origine anthropogénique dans le réchauffement préindustriel de l’Holocène tardif.

A contrario, l’utilisation de la base de données historique sur l’environnement mondial (HYDE, Klein Goldewijk et al., 2017), qui simule la couverture terrestre mondiale passée, abouti à des conclusions en contradiction avec celles de Stephens et al. en mettant en avant un faible volume d’impacts anthropiques à l’époque préhistorique.

 

Ces différences dans les conclusions des deux types d’études peuvent être dues aux biais associés aux données archéologiques qui proviennent d’endroits habités par l’Homme et ne renseignent pas directement sur l’état des zones sauvages. Les enseignements issus notamment de données paléo-écologiques (pollens) devraient conduire à d’utiles comparaisons de dates.

 

Enfin, si de grandes régions ayant eu une longue histoire d’agriculture et de pastoralisme (Europe et Chine par exemple) au cours des six derniers millénaires devraient montrer des trajectoires globales similaires pour le changement de couverture du sol, quelle que soit la source de données utilisée, ce n’est pas le cas pour beaucoup d’autres régions. En Europe tempérée et dans le nord-est de la Chine, le modèle HYDE indique une augmentation exponentielle des terres agricoles et des pâturages il y a environ 1 000 ans alors que les résultats ArchaeoGLOBE pour ces régions font apparaître une importante conversion de terres d’origine humaine il y a 3 000 ans. Quant aux analyses polliniques, qui permettent une estimation des terres libres de toute empreinte, elles établissent plutôt cette augmentation entre 1 000 et 3 000 ans. Quelle que soit la méthode utilisée, les tendances temporelles se ressemblent uniquement dans la zone de forêt boréale européenne.

 

Quoiqu’il en soit, les résultats très impressionnants des analyses collaboratives du type « big data » effectuées par le consortium ArchaeoGLOBE indiquent que la transformation humaine de la surface de la Terre a commencé bien avant ce que certains chercheurs appellent « la grande accélération » et devraient inciter la communauté scientifique à raisonner sur un plus long terme les émissions de carbone et l’évolution de l’utilisation des terres.

 

L’article Coup de vieux sur l’Anthropocène est apparu en premier sur Fondation pour la recherche sur la Biodiversité.

]]>
Du déclin au rétablissement de la biodiversité : l’urbanisation et l’avenir de la conservation de la biodiversité https://www.fondationbiodiversite.fr/du-declin-au-retablissement-de-la-biodiversite-urbanisation-et-avenir-de-la-conservation-de-la-biodiversite/ Fri, 13 Sep 2019 09:54:07 +0000 https://www.fondationbiodiversite.fr/?p=7402 Pour inverser les tendances dramatiques actuelles, l’Ipbes, dans son évaluation mondiale de la biodiversité et des services écosystémiques, pose la question du rôle de la démographie humaine et de la perpétuation de systèmes de production non durables et appelle à des changements systémiques majeurs. Peu de personnes informées doutent encore aujourd’hui de la nécessité d’une […]

L’article Du déclin au rétablissement de la biodiversité : l’urbanisation et l’avenir de la conservation de la biodiversité est apparu en premier sur Fondation pour la recherche sur la Biodiversité.

]]>
Pour inverser les tendances dramatiques actuelles, l’Ipbes, dans son évaluation mondiale de la biodiversité et des services écosystémiques, pose la question du rôle de la démographie humaine et de la perpétuation de systèmes de production non durables et appelle à des changements systémiques majeurs.

Peu de personnes informées doutent encore aujourd’hui de la nécessité d’une réflexion de fond sur l’évolution de nos stratégies socio-économiques comme cadre conceptuel pouvant guider l’action en faveur de la biodiversité et parallèlement du climat. Les scénarios démographiques et socio-économiques prennent alors toute leur importance pour évaluer le futur de la biodiversité et la pertinence des orientations politiques qui permettront de la sauvegarder. Qui dit orientations politiques, dit choix de société et donc nécessité d’une libre expression et d’un libre choix des citoyens. Même si la science ne porte pas une vérité, mais des théories et des hypothèses fondées sur l’analyse des données, elle doit être un élément majeur pour éclairer tant l’opinion que les décideurs.

Dans ses efforts de « porté à connaissance », la FRB se doit d’apporter sa contribution aux riches et intenses débats en cours. L’an dernier, la transcription de l’article de Cazalis, Loreau et Henderson « Devons-nous choisir entre nourrir l’humanité et protéger la nature ? Modélisation des liens entre l’environnement et la démographie humaine » avait apporté un éclairage original. Ses conclusions montraient qu’un avenir souhaitable pour l’Humanité passait par la recherche d’un équilibre entre la production alimentaire et les services de régulation et, idéalement, le maintien de la population humaine à 10 milliards de personnes. Lors de la première « Nuit de la biodiversité », nous nous sommes en particulier interrogés sur la question de savoir si les solutions préconisées par les scientifiques pour enrayer le déclin de la biodiversité seront applicables tout en préservant nos systèmes et libertés politiques. Pour poursuivre la contribution à ces réflexions majeures dans une optique aussi ouverte que possible, la FRB propose la transcription d’un article issu des réflexions de trois « conservationnistes » américains, Sanderson, Walston et Robinson.

 

Pour résumer de manière très simplifiée, les auteurs disent que l’évolution de la démographie humaine et des consommations va conduire à un déclin majeur de la biodiversité d’ici 2050, rejoignant ainsi beaucoup de scénarios actuels dont ceux figurés dans le rapport de l’Ipbes, mais que la tendance croissante à l’urbanisation de la planète va conduire, par des processus multiples, à une stabilisation et même une décroissance de la démographie humaine et que ce qu’ils considèrent comme l’efficacité environnementale plus grande des villes aura un impact positif sur l’environnement et permettra à termes le rétablissement de la biodiversité.

En effet, d’ici 100 ans, les tendances de développement montrent également que l’essentiel de l’humanité vivra dans les villes et les agglomérations dans une économie de marché interconnectée et fondée sur la technologie. Un des scénarios crédibles est que la population humaine stagne ou diminue aux environs de 6 à 8 milliards de personnes et que leur concentration dans les villes entrainera des changements socio-environnementaux important et notamment, la diminution de l’extrême pauvreté, une meilleure maîtrise de la fécondité et une évolution des modes de vie et de pensée. Le modèle quantitatif développé dans l’étude de Sanderson et al., montre tout d’abord des impacts négatifs sur la biodiversité, entrainés par ces changements, puis une inversion de la tendance avec des impacts positifs sur l’environnement. Ainsi, bien qu’il soit parfaitement clair que les impacts environnementaux augmentent au fur et à mesure que les sociétés traversent la transition démographique et s’urbanisent, la transition en cours de la fécondité et la réduction de la pauvreté résultant de l’urbanisation suggèrent la perspective d’une stabilisation éventuelle et d’une réduction à long terme des impacts globaux sur l’environnement.

 

La synthèse complète est à découvrir dans les ressources téléchargeables ci-dessous. 

L’article Du déclin au rétablissement de la biodiversité : l’urbanisation et l’avenir de la conservation de la biodiversité est apparu en premier sur Fondation pour la recherche sur la Biodiversité.

]]>
Rapport d’activité 2018 https://www.fondationbiodiversite.fr/rapport-activite-2018/ Thu, 29 Aug 2019 14:27:43 +0000 https://www.fondationbiodiversite.fr/?p=7265 Consultez ci-dessous, dans les ressources téléchargeables, le rapport d’activité 2018 de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB).

L’article Rapport d’activité 2018 est apparu en premier sur Fondation pour la recherche sur la Biodiversité.

]]>
Consultez ci-dessous, dans les ressources téléchargeables, le rapport d’activité 2018 de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB).

L’article Rapport d’activité 2018 est apparu en premier sur Fondation pour la recherche sur la Biodiversité.

]]>
Des fiches pays relatives à la réglementation APA https://www.fondationbiodiversite.fr/fiches-pays-relatives-a-la-reglementation-apa/ Mon, 12 Aug 2019 13:18:46 +0000 https://www.fondationbiodiversite.fr/?p=6916 À la date du 9 juillet 2019, 117 pays sont Parties au Protocole de Nagoya, 62 États ont mis en place des mesures d’APA et 16 ont établi un « certificat de conformité internationalement reconnu » . En effet, le fait qu’un État soit Partie au Protocole ou pas, ne présage pas de l’existence ou […]

L’article Des fiches pays relatives à la réglementation APA est apparu en premier sur Fondation pour la recherche sur la Biodiversité.

]]>
À la date du 9 juillet 2019, 117 pays sont Parties au Protocole de Nagoya, 62 États ont mis en place des mesures d’APA et 16 ont établi un « certificat de conformité internationalement reconnu » .

En effet, le fait qu’un État soit Partie au Protocole ou pas, ne présage pas de l’existence ou de l’absence de réglementations internes en matière d’APA.

 

  • Liste de pays qui ne sont pas parties au Protocole de Nagoya :

(Europe) Chypre, Estonie, Grèce, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Roumanie, Slovénie, Serbie.

(Hors Europe) Algérie, Australie, Brésil, États-Unis, Canada, Chili, Colombie, Costa Rica, Ghana, Grèce, Nigeria, Russie, Turquie, Venezuela, etc.

 

  • Liste des pays non parties au Protocole de Nagoya mais signataires au Protocole de Nagoya :

(Europe) Chypre, Grèce, Irlande, Italie, Lituanie, Roumanie , Serbie, Slovénie.

(Hors Europe) Algérie, Australie, Bangladesh, Brésil, Cape Vert, Colombie, Costa-Rica, Le Salvador, Ghana, Grenade, Maroc, Nigéria, Pologne, Somalie, Thaïlande, Tunisie, Ukraine, Yémen.

 

  • Liste de pays de l’Union européenne n’ayant pas réglementé l’accès aux ressources génétiques relevant de leur souveraineté et le partage des avantages découlant de leur utilisation mais disposant de réglementation déclinant le volet Conformité du Protocole de Nagoya en application du Règlement UE 511/2014 :

Allemagne, Autriche, Belgique, Chypre, Croatie, Danemark, Estonie, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Suède.

 

Dans le cadre du projet d’accompagnement de la mise en œuvre du Protocole de Nagoya, la FRB a établi, avec un comité de coordination et de rédaction, un ensemble de fiches-pays qui a vocation à être complété petit à petit.

Ces fiches-pays reprennent les éléments du site officiel ABS Clearing-House, plateforme d’échange d’informations sur le dispositif d’accès aux ressources génétiques et le partage des avantages découlant de leur utilisation, ainsi que les informations échangées entre les membres du groupe de travail sur l’APA et par les points focaux nationaux pour certains pays.
Les informations peuvent être inégales, cela est dû au niveau d’information disponible sur le site ABS Clearing-House et si les informations ont été traduites en anglais. Les retours d’expérience des utilisateurs permettront d’alimenter les informations concernant la procédure APA.

 

Le document est téléchargeable dans les ressources ci-dessous. 

L’article Des fiches pays relatives à la réglementation APA est apparu en premier sur Fondation pour la recherche sur la Biodiversité.

]]>
Les membres du Cos de la FRB https://www.fondationbiodiversite.fr/les-membres-du-cos-de-la-frb/ Mon, 05 Aug 2019 13:38:06 +0000 https://www.fondationbiodiversite.fr/?p=6749 L’article Les membres du Cos de la FRB est apparu en premier sur Fondation pour la recherche sur la Biodiversité.

]]>
L’article Les membres du Cos de la FRB est apparu en premier sur Fondation pour la recherche sur la Biodiversité.

]]>