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24/01/13

bonn pleniere 24 01 13 1La journée n’a pas été marquée par des avancées spectaculaires. Les discussions sur le Secrétariat ont montré une tension entre la nécessité de le mettre en place au plus vite et le besoin de mieux définir certaines modalités telles que sa composition et les arrangements entre les différentes institutions des Nations Unies (PNUE, UNESCO, FAO et PNUD). L’état d’esprit très constructif des participants a permis de progresser dans le long travail d’examen des textes sur les règles de procédure (dont les règles d’admission des observateurs) et les activités à mener d’ici la prochaine plénière. La question de l’adhésion de l’Union Européenne (ayant à l’heure actuelle le statut d’observateur) en tant que membre de l’IPBES reste encore un sujet épineux.

L’examen des activités pour l’intersession a permis de s’accorder sur l’essentiel des propositions. L’accent a été mis sur l’implication des différentes parties prenantes dans nombre d’activités. En particulier, l’ICSU et l’UICN, qui ont porté la parole des parties prenantes au sein des négociations IPBES, continueront leur rôle de facilitateur pour le développement d’une stratégie d’engagement des parties prenantes. Certains pays ont également souhaité que les réflexions sur l’articulation entre les différents systèmes de connaissances puissent alimenter le développement du cadre conceptuel, afin que différentes visions de la biodiversité, des services et de leurs liens avec l’humanité puissent être prises en compte. Finalement, l’examen du processus de réception et priorisation des demandes a montré une forte réticence de certains membres à prendre en compte les propositions venant des observateurs et, au minimum, une volonté de clairement marquer une différence selon l’origine des propositions de travail envoyées à l’IPBES (gouvernements/accord multilatéraux pour l’environnement ou autres).

2607 massmediaUn side event a également eu lieu aujourd'hui sur les mesures permettant l’inclusion des savoirs locaux et indigènes dans les travaux de l’IPBES. Les savoirs ne sont pas tous détenus par la science et nombre d’entre eux existent au sein des communautés en contact direct avec la biodiversité et les écosystèmes. Comment collecter ces connaissances est un défi majeur, pour lequel quelques initiatives existent déjà : bases de connaissances avec des cas d’étude et exemples de bonnes pratiques (Japon), forums d’échanges (Inde, Afrique, CDB…). Le Japon devrait accueillir un atelier international sur ce sujet avant la seconde plénière de l’IPBES pour permettre d’avancer sur ce qui fait de l’IPBES une plateforme tout à fait unique.