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25/01/13

La première session plénière de la journée a vu notre représentant du Ministère des Affaires Etrangères, M. Jouve, rappeler aux délégués et observateurs que l'idée à l’origine de l'IPBES avait été lancée il y a huit ans, le 24 Janvier 2005, par un discours du Président Chirac.

La journée a été notamment marquée par la nomination en plénière des membres du GEM pour une durée de deux ans. C’est une étape essentielle pour la mise en œuvre opérationnelle de l’IPBES, le GEM devant très rapidement s’engager dans un travail de grande ampleur pour la préparation et la mise en œuvre du programme de travail 2014-2018 de l’IPBES. On rappellera que chacune des cinq régions avait à choisir cinq experts susceptibles de couvrir un  champ de compétence aussi large que possible, tout en veillant au respect des équilibres disciplinaires, sous-régionaux et des genres. Ce processus de sélection a pris beaucoup de temps : l’équilibre a été difficile à trouver entre le besoin de favoriser la complémentarité entre les expertises et la volonté des pays de voir leur communauté scientifique, région ou pays représenté au GEM. Ces difficultés ont notamment conduit le groupe Asie-Pacifique à proposer un partage pour trois de ses sièges : deux experts de pays différents se succèderont au même siège, pour une durée de un an chacun. A titre d’exemple, la Chine et le Japon se succéderont à un même siège d’expert.

D’oPaul Leadleyres et déjà, on doit noter que l’objectif d’un équilibre des genres est très loin d’être atteint puisque seules cinq femmes figurent dans le groupe multidisciplinaire. Les sciences humaines et sociales sont également sous-représentées par rapport aux sciences naturelles. Cette situation était prévisible au vu de l’ensemble des candidatures, mais la concertation entre groupes régionaux, qui aurait pu améliorer ces équilibres, n’a pas eu lieu. En prévision de la sélection des membres du prochain GEM, d’ici deux ans, une réflexion sera conduite sur le processus de sélection le plus à même de conduire à un meilleur équilibre entre disciplines et genres. Dans ce contexte, la nomination au GEM de Paul Leadley, professeur à l’Université Paris Sud et promoteur d’une approche multidisciplinaire des questions de biodiversité, constitue une excellente nouvelle pour le GEM et bien sûr pour les scientifiques et porteurs d’enjeux français.

bonn plnire 25 01 13 2 boeufLa plénière de l’IPBES a également finalisé la composition du Bureau et Gilles Bœuf, Président du Muséum National d’Histoire Naturelle et professeur à l’université Pierre et Marie Curie, a été nommé suppléant de Bob Watson (Royaume-Uni), déjà nommé membre du Bureau lundi au titre de la région WEOG (Europe de l’Ouest, Canada, Etats-Unis, Australie, Nouvelle-Zélande et Israël). Par contre, à 23h, les représentants des cinq régions ne sont toujours pas tombés d’accord quand à la nomination du Chair de l’IPBES. Les discussions continueront donc dans la nuit pour tenter d’arriver à un consensus et éviter de recourir à un vote qui risquerait de cristalliser les clivages politiques traditionnels au sein de la plate-forme.

Les listes complètes des membres du Bureau et du GEM peuvent être consultée respectivement sur http://www.ipbes.net/plenary/current-bureau-members.html et http://www.ipbes.net/plenary/current-mep-members.html.

De nombreux pays se sont engagés à contribuer financièrement au budget 2013 de l'IPBES, mais peu ont donné un chiffre. La France a toutefois annoncé un montant de 200 000€ et le Royaume-Uni une somme de 2 millions de £ sur 4 ans (2012-2016). L’Union Européenne est prête à contribuer financièrement – à condition toutefois que l’IPBES l’accepte comme membre à part entière…

Enfin, un nouveau side event a présenté à plus de 50 participants différents programmes européens liés aux suivis de la biodiversité (GEO-BON) et aux interfaces science-politique (SPIRAL, Biodiversity Knowledge). Cet évènement a permis de montrer combien l'Europe anticipait le développement de l'IPBES en réfléchissant depuis plusieurs années à la manière de coordonner les efforts et les savoirs des porteurs de connaissances déjà nombreux dans cette région.