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AREOLAIRE - AAP Nord-Pas de Calais 2014

Bien qu’elles soient en permanente interaction au sein des écosystèmes, anthropisés ou non, les espèces répondent de manière différente aux changements globaux : fragmentation des habitats, modification de la composition des sols, réchauffement climatique… Le projet cherche à comprendre quels facteurs (biotiques et/ou abiotiques) limitent la répartition d’espèces, en développant des modèles prédictifs de changement d’aire de distribution, dont les prédictions seront testées sur quelques espèces de plantes en limite d’aire de répartition dans la région.

Sur un front de colonisation, on s’attend intuitivement à ce que des stratégies favorisant la colonisation évoluent en limite d’aire de répartition : forte capacité de dispersion, et pour des plantes, limitation de la dépendance envers des pollinisateurs et/ou auto-fécondation. Toutefois, une forte dispersion implique d’importants flux de gènes des populations centrales vers les populations marginales. Ces flux de gènes pourraient limiter l’adaptation locale des populations de bordure d’aire et freiner leur progression.

AREOLAIRE développera un modèle permettant d’étudier l’évolution de traits favorisant la colonisation en limite de répartition, pour des espèces montrant une adaptation locale le long d’un gradient environnemental et situées sur des paysages plus ou moins fragmentés. Ces prédictions, à vocation généraliste, seront confrontées à des mesures –directes et indirectes, en conditions naturelles et en jardin commun –, de traits liés à la colonisation et aux interactions avec les pollinisateurs, chez cinq plantes côtières du Nord Pas-de-Calais, aux interactions avec les pollinisateurs. Cinq plantes côtières seront choisies, l’une étant en limite nord de répartition, une en limite sud, les trois dernières montrant une progression rapide vers l’intérieur des terres, le long des axes routiers.

Le projet permettra de comprendre quels facteurs favorisent les expansions et régressions rapides d’aires de répartition. Ces connaissances seront utiles pour la gestion des espèces envahissantes, et la mise en place de corridors dans le cadre de la trame verte et bleue.

CONTACT : Anne DUPUTIE –