Rss@FRBiodiv

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Sont présentées ici les idées principales ressortant des échanges. Sans chercher à retranscrire de façon exhaustive les discussions ayant eu lieu, ce compte-rendu se veut le plus fidèle aux interventions des différents participants.

Introduction de Christian Huyghe, directeur scientifique adjoint Agriculture - INRA

L’initiative ECOPHYTO/FRB a été lancée dans le but d’étendre les réflexions du groupe expert recherche du plan ECOPHYTO du MAAF et ainsi créer des passerelles sur d’autres thématiques et pousser pour davantage d’interdisciplinarité. Celle proposée ici est particulièrement pertinente, mettant la biodiversité en avant en tant que ressource et moteur de l’innovation dans les pratiques d’utilisation des produits phytosanitaires, et notamment dans ses facettes inter et intra-spécifiques. La réduction des produits phytosanitaires est désormais une obligation : il faut consommer moins de doses, quelque soit le mode de mesure, et ses impacts sur la santé humaine sont de toute façon inacceptables.


 Mot de Pierre Grenier, chef de bureau DGER/MAAF

La mise en œuvre du plan ECOPHYTO se fait à plusieurs vitesses. A moyen terme, il y a mise en œuvre de l’action, notamment au travers du réseau DEPHY (réseau de fermes DEPHY de production de références, de démonstration et d'expérimentation). A plus long terme, la dimension recherche est développée par la DGER dont la feuille de route prévoit l’organisation d’appels à projet lorsque des manques apparaissent. Ainsi, après l’AAP ECOPHYTO/FRB, le ministère lance un prochain appel centré sur le biocontrôle.

La loi du 6 février 2014 interdit aux personnes publiques (état, collectivités, établissements publics) et aux propriétaires de domaines publics ou privés le recours aux produits phytosanitaires hors PNPP (préparations naturelles peu préoccupantes). Utiliser la biodiversité pour parvenir à ces fins apparaît donc légitime et pertinent.

Les projets présentés aujourd’hui sont importants pour l’évolution des connaissances et des savoir-faire. Le ministère apprécie notamment que les lycées agricoles soient impliqués, car c’est un des lieux privilégié de diffusion de ces savoirs, qui viendront également nourrir le réseau DEPHY.