Rss facebook-picto @FRBiodiv linkedin instagram-picto

IPBES

L’IPBES (Plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) a été formellement mise en place, lors d’une assemblée plénière qui s’est tenue à Panama du 16 au 21 avril 2012, sous l’égide du PNUE.

Sa première session plénière se tient du 21 au 26 janvier 2013 en Allemagne à Bonn, siège de son Secrétariat.

Retrouvez tous les jours, des brèves d’infos sur les derniers échanges

26/01/13

bonn plnire 26 01 13 1 chair2Après d'intenses discussions entre les représentations régionales, qui ont duré tard dans la nuit hier soir, un accord a finalement été trouvé sur la Présidence de l’IPBES. En ce dernier jour de plénière, M. Abdul Hamid Zakri (Malaisie) a ainsi été nommé Président de l’IPBES, en tant que représentant de la région Asie/Pacifique, pour 3 ans. Un « gentlemen’s agreement » a été trouvé pour que le Vice-Président nommé au titre de la région WEOG lui succède pour le prochain mandat.

Les règles de procédures de la plénière ont été adoptées, laissant cependant en suspend deux points majeurs : la participation des Organisations économiques d’intégration régionale (l’Union européenne en première ligne) en tant que membres de la plateforme à part entière et la politique d’admission des observateurs. Sur ce dernier point, certains délégués ont vivement défendu la nécessité que la participation des observateurs soit sujette à consensus, ce qui permettrait à un seul membre de s’opposer à l’accréditation d’un observateur. Ces deux questions seront donc à nouveau sur la table à la 2eme plénière.

Le Secrétariat sera rattaché au PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement) et sera composé dans un premier temps d’un responsable du Secrétariat, de trois chargés de mission et de deux secrétaires. Le budget, d’environ 3 millions de dollars pour 2013, couvre les frais liés au Secrétariat et l’appui aux activités du Bureau et du GEM. L’implication des quatre organismes des Nations Unies concernés (PNUE, UNESCO, FAO, PNUD) passera par la mise au point d’un accord de même type que celui qui lie le GIEC avec le PNUE et l’OMM (Organisation météorologique mondiale)

Les activités intersession pour réunir toutes les conditions nécessaires à l’adoption et au démarrage du  programme de travail 2014-2018 à la prochaine plénière, ainsi que la procédure pour prioriser les demandes adressées à l’IPBES  ont été adoptées sans plus de discussions.

Finalement, la date de la prochaine plénière, originellement prévue en décembre 2013, n’a pas confirmée : au vu de la charge de travail dans l’intersession, il a été jugé préférable de reconsidérer le calendrier, en fonction des progrès.



25/01/13

La première session plénière de la journée a vu notre représentant du Ministère des Affaires Etrangères, M. Jouve, rappeler aux délégués et observateurs que l'idée à l’origine de l'IPBES avait été lancée il y a huit ans, le 24 Janvier 2005, par un discours du Président Chirac.

La journée a été notamment marquée par la nomination en plénière des membres du GEM pour une durée de deux ans. C’est une étape essentielle pour la mise en œuvre opérationnelle de l’IPBES, le GEM devant très rapidement s’engager dans un travail de grande ampleur pour la préparation et la mise en œuvre du programme de travail 2014-2018 de l’IPBES. On rappellera que chacune des cinq régions avait à choisir cinq experts susceptibles de couvrir un  champ de compétence aussi large que possible, tout en veillant au respect des équilibres disciplinaires, sous-régionaux et des genres. Ce processus de sélection a pris beaucoup de temps : l’équilibre a été difficile à trouver entre le besoin de favoriser la complémentarité entre les expertises et la volonté des pays de voir leur communauté scientifique, région ou pays représenté au GEM. Ces difficultés ont notamment conduit le groupe Asie-Pacifique à proposer un partage pour trois de ses sièges : deux experts de pays différents se succèderont au même siège, pour une durée de un an chacun. A titre d’exemple, la Chine et le Japon se succéderont à un même siège d’expert.

D’oPaul Leadleyres et déjà, on doit noter que l’objectif d’un équilibre des genres est très loin d’être atteint puisque seules cinq femmes figurent dans le groupe multidisciplinaire. Les sciences humaines et sociales sont également sous-représentées par rapport aux sciences naturelles. Cette situation était prévisible au vu de l’ensemble des candidatures, mais la concertation entre groupes régionaux, qui aurait pu améliorer ces équilibres, n’a pas eu lieu. En prévision de la sélection des membres du prochain GEM, d’ici deux ans, une réflexion sera conduite sur le processus de sélection le plus à même de conduire à un meilleur équilibre entre disciplines et genres. Dans ce contexte, la nomination au GEM de Paul Leadley, professeur à l’Université Paris Sud et promoteur d’une approche multidisciplinaire des questions de biodiversité, constitue une excellente nouvelle pour le GEM et bien sûr pour les scientifiques et porteurs d’enjeux français.

bonn plnire 25 01 13 2 boeufLa plénière de l’IPBES a également finalisé la composition du Bureau et Gilles Bœuf, Président du Muséum National d’Histoire Naturelle et professeur à l’université Pierre et Marie Curie, a été nommé suppléant de Bob Watson (Royaume-Uni), déjà nommé membre du Bureau lundi au titre de la région WEOG (Europe de l’Ouest, Canada, Etats-Unis, Australie, Nouvelle-Zélande et Israël). Par contre, à 23h, les représentants des cinq régions ne sont toujours pas tombés d’accord quand à la nomination du Chair de l’IPBES. Les discussions continueront donc dans la nuit pour tenter d’arriver à un consensus et éviter de recourir à un vote qui risquerait de cristalliser les clivages politiques traditionnels au sein de la plate-forme.

Les listes complètes des membres du Bureau et du GEM peuvent être consultée respectivement sur http://www.ipbes.net/plenary/current-bureau-members.html et http://www.ipbes.net/plenary/current-mep-members.html.

De nombreux pays se sont engagés à contribuer financièrement au budget 2013 de l'IPBES, mais peu ont donné un chiffre. La France a toutefois annoncé un montant de 200 000€ et le Royaume-Uni une somme de 2 millions de £ sur 4 ans (2012-2016). L’Union Européenne est prête à contribuer financièrement – à condition toutefois que l’IPBES l’accepte comme membre à part entière…

Enfin, un nouveau side event a présenté à plus de 50 participants différents programmes européens liés aux suivis de la biodiversité (GEO-BON) et aux interfaces science-politique (SPIRAL, Biodiversity Knowledge). Cet évènement a permis de montrer combien l'Europe anticipait le développement de l'IPBES en réfléchissant depuis plusieurs années à la manière de coordonner les efforts et les savoirs des porteurs de connaissances déjà nombreux dans cette région.
 


24/01/13

bonn pleniere 24 01 13 1La journée n’a pas été marquée par des avancées spectaculaires. Les discussions sur le Secrétariat ont montré une tension entre la nécessité de le mettre en place au plus vite et le besoin de mieux définir certaines modalités telles que sa composition et les arrangements entre les différentes institutions des Nations Unies (PNUE, UNESCO, FAO et PNUD). L’état d’esprit très constructif des participants a permis de progresser dans le long travail d’examen des textes sur les règles de procédure (dont les règles d’admission des observateurs) et les activités à mener d’ici la prochaine plénière. La question de l’adhésion de l’Union Européenne (ayant à l’heure actuelle le statut d’observateur) en tant que membre de l’IPBES reste encore un sujet épineux.

L’examen des activités pour l’intersession a permis de s’accorder sur l’essentiel des propositions. L’accent a été mis sur l’implication des différentes parties prenantes dans nombre d’activités. En particulier, l’ICSU et l’UICN, qui ont porté la parole des parties prenantes au sein des négociations IPBES, continueront leur rôle de facilitateur pour le développement d’une stratégie d’engagement des parties prenantes. Certains pays ont également souhaité que les réflexions sur l’articulation entre les différents systèmes de connaissances puissent alimenter le développement du cadre conceptuel, afin que différentes visions de la biodiversité, des services et de leurs liens avec l’humanité puissent être prises en compte. Finalement, l’examen du processus de réception et priorisation des demandes a montré une forte réticence de certains membres à prendre en compte les propositions venant des observateurs et, au minimum, une volonté de clairement marquer une différence selon l’origine des propositions de travail envoyées à l’IPBES (gouvernements/accord multilatéraux pour l’environnement ou autres).

2607 massmediaUn side event a également eu lieu aujourd'hui sur les mesures permettant l’inclusion des savoirs locaux et indigènes dans les travaux de l’IPBES. Les savoirs ne sont pas tous détenus par la science et nombre d’entre eux existent au sein des communautés en contact direct avec la biodiversité et les écosystèmes. Comment collecter ces connaissances est un défi majeur, pour lequel quelques initiatives existent déjà : bases de connaissances avec des cas d’étude et exemples de bonnes pratiques (Japon), forums d’échanges (Inde, Afrique, CDB…). Le Japon devrait accueillir un atelier international sur ce sujet avant la seconde plénière de l’IPBES pour permettre d’avancer sur ce qui fait de l’IPBES une plateforme tout à fait unique.



23/01/13

bonn pleniere 23 01 13 4Les discussions se sont essentiellement poursuivies aujourd’hui au sein  de groupes de travail informels. Un arrangement a été trouvé pour le Groupe d’Experts Multidisciplinaire (GEM) intérimaire (mis en place pour un maximum de 2 ans) permettant aux membres du Bureau de participer au GEM en tant qu’observateurs. Il a également été choisi de se doter de deux présidents distincts pour chacun de ces organes. Ces deux questions restent cependant ouvertes pour le futur GEM et seront résolues ultérieurement.

 Un document listant les activités à entreprendre d’ici la prochaine plénière (prévue en décembre 2013) a été  discuté paragraphe par paragraphe. Il s’agira donc d’ici la prochaine plénière d’avancer sur le programme de travail 2014-2018, le cadre conceptuel, le processus de « cadrage » (scoping), les principes et procédures de prise en compte des différents systèmes de connaissances, les procédures liées aux rapports et livrables issus des travaux de l’IPBES, le futur découpage régional du GEM, la stratégie d’engagement des parties prenantes et le développement de partenariats stratégiques nécessaires à la bonne conduite des travaux de l’IPBES.  Il s’agira également pour l’IPBES de recevoir et prioriser les premières requêtes.

bonn pleniere 23 01 13 8Une grande partie des échanges a porté sur les rôles respectifs du Bureau, du GEM et du Secrétariat de l’IPBES dans ces différentes tâches.. Les vues étaient partagées sur l’implication du Bureau dans différentes activités, certains défendant le besoin d’un apport plus administratif et « politique », d’autres préférant que le GEM soit seul garant des travaux. En ce qui concerne le Secrétariat, certains ont notamment souhaité que l’étendue de son rôle dans la préparation de documents avant examen par le Bureau et le GEM soit restreinte et qu’il ne soit pas impliqué dans la rédaction de projets de procédures ou autres document officiel de l’IPBES. Sur la question stratégique du programme de travail 2014-2018, les deux organes devraient être amenés à travailler de concert pour développer  un projet détaillé couvrant un ensemble priorisé d’objectifs, livrables, actions et étapes, basé notamment sur les requêtes reçues. Ce projet, accompagné d’options de mise en œuvre et d’un chiffrage indicatif, devrait faire l’objet d’une consultation auprès des membres, observateurs et autres parties prenantes, avant d’être révisé, puis soumis à IPBES-2 pour adoption. Le cadre conceptuel devrait quant à lui bénéficier d’apports supplémentaires dans le cadre d’un atelier international réunissant experts et parties prenantes.

La composition du GEM reste encore largement inconnue : seule la région Afrique a réussi à ce jour à sélectionner ses cinq membres. Les autres régions ont continué aujourd’hui les consultations internes, mais le voile devrait enfin se lever demain matin : le Président a demandé à ce que les quatre autres régions présentent leur nominés jeudi matin dès l’ouverture de la plénière à 10h…

 

 



22/01/13

bonn pleniere 22 01 13 2Ce mardi, les Etats membres et observateurs ont continué à présenter leurs positions, à la fois sur le programme de travail et sur les aspects institutionnels. Beaucoup ont souligné l’importance de progresser rapidement, notamment sur le cadre conceptuel et la définition d’un programme de travail initial d’une part. Pour cela, on attend beaucoup de la part du Groupe d’experts multidisciplinaire (GEM), à propos duquel plusieurs délégations ont insisté sur la nécessité qu’il soit le plus indépendant possible pour se concentrer sur les questions scientifiques. La question de la représentation des différentes régions géographiques au sein du GEM a été très prégnante. La régionalisation a également été au cœur des discussions sur les futures structures de mise en œuvre du programme de travail (groupes de travail, structures d’appui technique…). Un grand nombre de pays ont aussi souligné l’importance de préciser le programme de travail avant de décider de définir ces structures. Un groupe de travail sera mis en place mercredi pour discuter plus en détail de ces points.

Les membres de l’IPBES ont émis le souhait de mettre rapidement en place le Secrétariat. Cependant, la question de son rattachement à au moins une des quatre institutions des Nations Unies (PNUE, UNESCO, PNUD et FAO) reste en suspens, malgré une préférence énoncée par un certain nombre pour le PNUE.

Les relations entre le GEM et le Bureau ont été traitées plus en détail par un groupe de travail ouvert à tous dans le cadre d’un examen des règles de procédure non encore approuvées. Sont notamment en débat la participation des membres du Bureau au GEM soit en tant que membres à part entière, membres ex officio ou simples observateurs, ainsi que l’éventualité d’avoir ou non un Président unique aux deux organes.

bonn pleniere 22 01 13 3Les membres du groupe d’experts international qui a fourni des recommandations sur le cadre conceptuel de l’IPBES ont présenté leurs travaux lors d’un side event. Beaucoup de questions ont été posées par une assistance nombreuse, ce qui souligne l’intérêt de cette question et l’importance de la réflexion animée par la FRB au niveau français dans le but de contribuer à l’élaboration de ce cadre conceptuel.

 

 


 


21/01/2013

bonn pleniere 21 01 13 1La 1ère plénière IPBES a débuté lundi matin, mais les discussions avaient déjà commencé la veille dans le cadre de réunions régionales sur la composition du Bureau et du Groupe d’experts multidisciplinaire (GEM), pour lesquels la France a proposé respectivement un et trois candidats. En parallèle se tenait le « Stakeholder’s day » où plus de 100 représentants se sont concertés sur une position commune concernant la place des observateurs dans la gouvernance et le programme de travail.

La plénière a commencé par l’élection du Bureau, dans lequel on notera l’absence de représentation féminine. En attendant un accord entre les régions Asie et Europe de l’Ouest/Amérique du Nord/Australasie (WEOG) pour la désignation du Président, la présidence de la plénière est assurée par le Vice-président ghanéen. Les Etats membres et observateurs de l’IPBES ont ensuite présenté leurs positions sur les règles de gouvernance et le programme de travail et on soulignera la tonalité globalement positive de ces différentes interventions. Néanmoins, des positions contrastées sont apparues en ce qui concerne le mode de décision au sein de la plénière (vote vs. consensus) et le cadre conceptuel. A ce niveau, la Bolivie a réaffirmé la nécessité de dépasser une vision de la biodiversité qu’elle juge purement marchande. L’importance de la prise en compte des savoirs traditionnels a également été soulignée, notamment par les pays latino-américains.

Il est également apparu que les rôles et l’articulation entre le GEM et le Bureau devront être clarifiés, pour trouver un équilibre entre l’indépendance des avis scientifiques et techniques du GEM et la nécessité d’un dialogue renforcé à l’interface science-politique. Sur le programme de travail de l’IPBES, on note une forte volonté d’initier dès que possible des travaux concrets. Pour cela, le défi est de mettre en place les procédures et outils garants de la qualité des travaux dans un délai relativement réduit. On attend d’ailleurs avec impatience la fin des délibérations sur la composition du Groupe d’experts multidisciplinaire, sur lequel reposera une large part des tâches qui devront être accomplies d’ici la prochaine plénière.

LA FRB est l'IPBES


 


Plus d’infos :

  • Gap analysis - document d'information produit pour la 2ème réunion intergouvernementale et multipartite concernant la mise en place de l'IPBES (Nairobi, octobre 2009)


Sous-catégories