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Conférence des parties de la Convention sur la diversité biologique 2016 à Cancun : biologie de synthèse et séquences numériques au cœur des débats

Par Pierre-Edouard Guillain, Barbara Livoreil, Jean-François Silvain, FRB - Février 2017

La conférence des parties (COP) de la Convention sur la diversité biologique (CDB) qui s’est tenue à Cancun (Mexique) en décembre 2016 a été l’occasion de faire ressortir les positions souvent fortes et contrastées des pays sur deux sujets qui intéressent directement la communauté scientifique : la biologie de synthèse et l’accès à l’information sur les ressources génétiques sous formes de séquences numériques. Ces deux sujets mettent en évidence la difficulté à faire concilier le rythme, très rapide, du développement de la science et des technologies qui en découlent, avec celui, bien plus long, des régulations internationales souhaitables compte-tenu, d’une part des risques potentiels pour l’environnement et la biodiversité associés à certaines recherches scientifiques et, d’autre part, de la recherche de nouveaux équilibres entre pays.

Les discussions, souvent âpres, ont aussi fait ressortir des enjeux stratégiques sous-jacents en matière de compétition scientifique internationale ou encore de contentieux latents concernant les équilibres Nord-Sud.

Ces discussions ont permis de rendre concrètes les attentes quant au rôle de la CDB dans les discussions internationales. La convention apparaît ainsi, parmi ses multiples fonctions, comme le lieu de discussions et de mises en place entre pays de régulations sur les atteintes potentielles à la biodiversité d’un pays du fait des activités d’un autre pays. La COP a d’ailleurs renouvelé, dans ce cadre, le « moratoire » sur la géo-ingénierie climatique, moratoire ayant fait beaucoup moins de débats parmi les membres lors de cette COP que les deux autres sujets mentionnés plus haut et développés ici (...)

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