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COMMENT MESURER LA RELATION ENTRE LA BIODIVERSITÉ ALIMENTAIRE ET L'ADÉQUATION NUTRITIONNELLE DES RÉGIMES ALIMENTAIRES ?
C. Lachat, J. E. Raneri, K. Walker Smith, P. Kolsteren, P. Van Damme, Kaat Verzelen, D. Penafiel, W. Vanhove, G. Kennedy, D. Hunter, F. Oduor Odhiambo, G. Ntandou-Bouzitou, B. De Baets, D. Ratnasekera, H. The Ky, R. Remans and C. Termote (2018) Dietary species richness as a measure of food biodiversity and nutritional quality of diets. PNAS 115(1). https://doi.org/10.1073/pnas.1709194115

2018 07 FRB Synthese RepartitionBiomasse Couv

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Les scientifiques ont démontré que la biodiversité est, pour de nombreux aspects, essentielle à la santé humaine.

Or, les régimes alimentaires humains composés d'une grande variété de plantes et d'animaux ont progressivement été remplacés par des régimes alimentaires composés principalement d'aliments transformés et comprenant un nombre limité de denrées alimentaires (Drewnowski et al., 1997). Alors qu’on estime à 300 000 les espèces de plantes comestibles disponibles pour l'homme, plus de la moitié des besoins énergétiques mondiaux sont actuellement satisfaits par quatre cultures : le riz, les pommes de terre, le blé et le maïs.

Ces nouveaux régimes de faible qualité nutritionnelle constituent le principal facteur de risque de mauvaise santé dans le monde entier (Abajobir et al., 2017). Or, les populations les plus concernées sont aussi souvent celles qui vivent dans un environnement dégradé où l’érosion de la biodiversité sauvage et cultivée réduit la diversité alimentaire disponible.

Ce cercle vicieux peut néanmoins être brisé en restaurant les écosystèmes et leurs fonctions et en promouvant un usage durable de la biodiversité alimentaire cultivée et sauvage pour remédier aux carences en micronutriments des populations vulnérables.

Ainsi, le soutien de systèmes de production avec une plus grande diversité d’espèces consommables peut permettre d’atteindre les deux objectifs de santé publique et de protection de la biodiversité. Ce pourrait être un levier majeur et une priorité de l’action publique, mais il est parfois compliqué d’évaluer les effets de ces actions sur la qualité des régimes alimentaires.

L’étude présentée ici s’est attachée à identifier, parmi les indicateurs disponibles, ceux qui sont les plus pertinents pour mesurer la relation entre la biodiversité alimentaire et l’adéquation nutritionnelle des régimes alimentaires et ainsi donner des éléments pour justifier les politiques qui tendent à accompagner la transition vers une agriculture plus diversifiée.