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Plus de 15 000 scientifiques de 184 pays alertent l’humanité sur l’état de la planète. Biologistes, physiciens, astronomes, chimistes, agronomes… quelle que soit leur discipline, tous s’accordent sur un point : il est urgent d’agir avant qu’il ne soit définitivement trop tard. La FRB s’est jointe aux signataires de cette tribune parue dans la revue BioScience par l’intermédiaire de son président, Jean-François Silvain et de plusieurs membres de son conseil scientifique.

Cette mobilisation exceptionnelle de la communauté scientifique fait écho à un précédent appel lancé il y a 25 ans par 1 500 chercheurs qui avait déjà pour objectif d’alerter l’humanité sur la nécessité de se mobiliser au plus vite autour de différentes questions écologiques. Malgré cette mise en garde, la déforestation, la baisse de la disponibilité des ressources en eau ou encore l’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère n’ont cessés de s’aggraver sous la pression de l’Homme, au point que tous les indicateurs sont désormais au rouge. C’est sur la base de ce constat alarmant que l’Union of Concerned Scientists a décidé de renouveler son appel.

Parmi les mesures mises en avant pour une transition vers un avenir plus durable, on note :

  1. privilégier la mise en place de réserves connectées entre elles, correctement financées et correctement gérées, destinées à protéger une proportion significative des divers habitats terrestres, aériens et aquatiques – eau de mer et eau douce ; 

  2. préserver les services rendus par la nature au travers des écosystèmes en stoppant la conversion des forêts, prairies et autres habitats originels ; 

  3. restaurer sur une grande échelle les communautés de plantes endémiques, et notamment les paysages de forêt ; 

  4. ré-ensauvager des régions abritant des espèces endémiques, en particulier des superprédateurs, afin de rétablir les dynamiques et processus écologiques ; 

  5. développer et adopter des instruments politiques adéquats pour lutter contre la défaunation, le braconnage, l’exploitation et le trafic des espèces menacées ; 

  6. réduire le gaspillage alimentaire par l’éducation et l’amélioration des infrastructures ; 

  7. promouvoir une réorientation du régime alimentaire vers une nourriture d’origine essentiellement 
végétale ; 

  8. réduire encore le taux de fécondité en faisant en sorte qu’hommes et femmes aient accès à 
l’éducation et à des services de planning familial, particulièrement dans les régions où ces 
services manquent encore ; 

  9. multiplier les sorties en extérieur pour les enfants afin de développer leur sensibilité à la nature, 
et d’une manière générale améliorer l’appréciation de la nature dans toute la société ; 

  10. désinvestir dans certains secteurs et cesser certains achats afin d’encourager un changement 
environnemental positif ; 

  11. concevoir et promouvoir de nouvelles technologies vertes et se tourner massivement vers les 
sources d’énergie vertes tout en réduisant progressivement les aides aux productions d’énergie 
utilisant des combustibles fossiles ; 

  12. revoir notre économie afin de réduire les inégalités de richesse et faire en sorte que les prix, les 
taxes et les dispositifs incitatifs prennent en compte le coût réel de nos schémas de 
consommation pour notre environnement ; 

  13. déterminer à long terme une taille de population humaine soutenable et scientifiquement 
défendable tout en s’assurant le soutien des pays et des responsables mondiaux pour atteindre cet objectif vital. 


Par l’intermédiaire de cette mobilisation, les scientifiques espèrent faire prendre conscience à chacun que seul un changement rapide et radical de notre mode de vie pourra permettre de sauver notre planète.
Référence : https://academic.oup.com/bioscience/article/doi/10.1093/biosci/bix125/4605229