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2016

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A l’occasion de la COP22, organisée à Marrakech du 7 au 18 novembre 2016, les membres de l’Alliance nationale de recherche pour l’environnement (AllEnvi) publient un ouvrage de synthèse exceptionnel sur La Méditerranée face au changement climatique.


L’ouvrage présente un état des lieux de la recherche scientifique de haut niveau sur l’évolution du climat, les conséquences de son dérèglement et les solutions d’atténuation et d’adaptation dans le contexte particulier de la Méditerranée, une des régions de la planète les plus exposées au changement climatique.

Cet ouvrage aussi souhaité par les autorités marocaines, témoigne de la remarquable mobilisation de plus de 150 auteurs — décideurs, scientifiques, chercheurs et universitaires — des deux rives de la Méditerranée, pour comprendre les mécanismes du changement climatique dans la période actuelle et le passé ; les impacts du dérèglement climatique sur l’environnement, l’économie, la santé, les sociétés ; mais aussi pour suggérer et recommander des réponses, fondées sur l’"évidence scientifique" en matière d’adaptation, de résilience, de conservation des ressources ou de prévention des risques.

L’ouvrage rassemble une large communauté scientifique qui s’est mobilisée depuis plusieurs années afin de rendre compte de toute la complexité de l’objet Méditerranée dans une perspective de décloisonnement disciplinaire.

Obtenir l’ouvrage complet aux Editions IRD

Le tiré à part de l’ouvrage La Méditerranée face au changement climatique
 



Résumé du chapitre Impacts sur la biodiversité terrestre et les écosystèmes coordonné par Wolfgang Cramer, CNRS France (page 337).

Dans ce chapitre, quatre aspects spécifiques des effets du changement climatique sur les écosystèmes continentaux sont présentés. Tout d’abord, les interactions entre le changement climatique, les changements d’usage des sols et le fonctionnement des forêts méditerranéennes selon une perspective sociétale (Gauquelin et al.). La biodiversité des forêts méditerranéennes est exceptionnellement riche, avec 250 espèces ligneuses et de nombreuses espèces animales ou végétales qui en dépendent. La plupart des arbres sont sempervirents, adaptés à un certain niveau de stress hydrique, mais il existe aussi des espèces décidues et de nombreuses forêts sont aujourd’hui des forêts ouvertes. Ainsi, les paysages forestiers méditerranéens montrent une grande hétérogénéité spatiale, ce qui profite à la faune sauvage et leur confère un aspect récréatif. En plus du changement climatique, leur destruction et leur utilisation de manière non durable pèsent également sur les forêts méditerranéennes.

Dans le cas de sites forestiers considérés comme caractéristiques de nombreux écosystèmes méditerranéens, les questions actuelles sont celles de leur stabilité ou de leur résilience (Mouillot et al.). Certaines expériences permettent de tester avec quel degré une sécheresse prolongée peut par exemple impacter le fonctionnement de l’écosystème sur le long terme, au-delà d’une simple réduction temporaire de la croissance et de la productivité.

La Méditerranée est un large archipel avec environ 10 000 îles grandes et petites, ce qui explique une part significative de la biodiversité méditerranéenne (Médail et al.). Alors que ces îles sont toutes confrontées au réchauffement, à la sécheresse, aux changements d’occupation du sol et à la remontée du niveau de la mer, les impacts locaux diffèrent grandement selon les régions. Des espèces comme les orchidées manifestent des besoins particuliers en termes de climat et d’habitat (Schatz et al.). L’analyse de quelques séries d’observation sur le long terme permet de distinguer différents groupes d’orchidées, plus ou moins sensibles. Cependant, des recherches supplémentaires sont nécessaires afin d’établir des outils prédictifs permettant d’estimer les risques futurs qu’ils encourent.

 

Pour la première fois en France, la conférence internationale de recherche de l’IENE (Infra Eco Network Europe) se tient à Lyon du 30 août au 2 septembre 2016 sur le thème de l’intégration environnementale et paysagère des infrastructures de transport.

Elément indispensable au développement des territoires, les infrastructures contribuent directement ou indirectement à la perte de la biodiversité mondiale. Bien que les infrastructures n’occupent qu’un faible espace au sol, elles affectent l'ensemble des écosystèmes par les modifications paysagères, le développement de nouvelles sources de pollutions, l'introduction d'espèces envahissantes ou l'isolement de populations animales. Mais dans le même temps, leurs emprises et dépendances représentent une surface supérieure aux sept parcs nationaux existant aujourd’hui en France et offrent donc une opportunité de recréation de nouveaux réseaux écologiques dans des territoires souvent très anthropisés.

L’IENE offre depuis 1996 une plateforme internationale unique où chercheurs et acteurs opérationnels partagent leurs connaissances pour améliorer les infrastructures en vue d’une préservation accrue des milieux.

A l’heure où l’intégration environnementale des infrastructures doit être pensée dans un cadre toujours plus complexe, la conférence internationale de recherche IENE 2016 qui réunira chercheurs et acteurs opérationnels présente, pour le vingtième anniversaire du réseau, la possibilité d’assister à plus de 40 sessions et ateliers, supports de 250 communications réalisées par des chercheurs d’une quarantaine de pays.

Dossier de presse

Programme

Communiqué de presse IENE 2016 - FR

Press Release IENE 2016 - EN

Dans le cadre du plan Ecophyto II, les ministères de l’environnement et de l’agriculture se sont associés à la FRB et au Cerema pour mettre en œuvre l’appel à projets de recherche (AAP) «Mise au point de solutions alternatives aux produits phytopharmaceutiques dans les jardins, espaces végétalisés et infrastructures (JEVI)».

Cet AAP s'inscrit dans l’axe 2 du plan Ecophyto II  « améliorer les connaissances et les outils pour demain et encourager la recherche et l’innovation ». Son objectif : réduire sensiblement l’utilisation, la dépendance, les risques et les impacts des pesticides en assurant un accompagnement des acteurs.

A l’occasion du congrès scientifique ScenNet, une journée d’échange entre décideurs et experts se tiendra le 23 août sur le thème « Scénarios et modèles de la biodiversité et des services écosystémiques ». Les échanges s’attacheront à montrer comment la prise en compte des futurs possibles de la biodiversité et des services écosystémiques peut améliorer la prise de décision publique et privée.

Les scénarios et modèles sont des outils essentiels à l'analyse prospective. Ils permettent d’élaborer des résultats scientifiques sur les développements sociétaux et environnementaux futurs. Pour les décideurs et les gestionnaires, ces scénarios se révèlent d’excellents outils d’appui à la décision.

Le projet ScenNet rassemble les chercheurs du monde entier travaillant sur des scénarios de biodiversité et les services écosystémiques. De l’impact des changements globaux à l’évaluation socio-économique des prises de décision, ScenNet déplie la carte des trajectoires possibles de la biodiversité.

Le 23 août, son congrès scientifique s’ouvre par "une journée décideurs" où chercheurs et gestionnaires sont invités à échanger sur le thème « Scénarios et modèles de la biodiversité et des services écosystémiques ». Au programme : utilisation des scénarios et des modèles pour guider la reforestation, l’utilisation des terres, la gestion de la pêche etc. Les tables rondes seront quant à elles, consacrées à la façon dont les prises de décision peuvent être améliorées en intégrant la biodiversité et les services écosystémiques.

Pour plus d'informations, rendez vous sur le site de ScenNet

Le 28 avril 2016, la FRB co-organisait avec l'Iddri le séminaire "IPBES : Kuala Lumpur, et après ?".

Cet après-midi de réflexion a permis de faire le bilan de la dernière session plénière de l'IPBES et de réfléchir aux développements potentiels de la Plateforme dans le futur, afin de renforcer son rôle d'aide à la décision pour la conservation et l'utilisation durable de la biodiversité. Jean-François Silvain, chercheur à l'IRD et président de la FRB, et Aleksandar Rankovic, chercheur à l'Iddri, partagent leurs idées sur l'accueil des premiers rapports de l'IPBES au sein de la communauté scientifique, et sur le rôle des sciences sociales dans les travaux de l'IPBES.