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Actualités

Ce programme, lancé par l’Agence nationale de la Recherche (ANR) et baptisé "6ème extinction" en référence à l’extinction des écosystèmes à cause de l’homme, avait pour objectif d’amener à une meilleure compréhension des processus écologiques évolutifs, mais aussi de documenter l’ampleur et les caractéristiques de l’érosion de la biodiversité et de promouvoir l’ingénierie écologique et sociale adaptée. Le programme a permis de développer les outils incitatifs permettant aux sociétés humaines d’intégrer les objectifs de préservation de la biodiversité dans leur développement.

Il avait pour objectif général, grâce à des recherches fondamentales, de faire progresser les connaissances sur les facteurs pouvant conduire à une perte de biodiversité et ses conséquences à la fois sur le fonctionnement des écosystèmes et sur les développements socio-économiques. Les approches en sciences humaines et sociales constituent une contribution indispensable à ces connaissances, quelles soient théoriques ou plus empiriques. L’ensemble de ces données pourra constituer une base dans le cadre de l’élaboration de stratégies d‘orientation pour un développement durable des activités humaines.

Les objectifs du programme "la 6éme extinction" sont de faire progresser les connaissances sur les facteurs pouvant conduire à une perte de biodiversité et les conséquences de cette perte à la fois sur le fonctionnement des écosystèmes et sur les développements socio-économiques. L'ensemble de ces données pourra constituer une base dans le cadre de l'élaboration de stratégies d'orientation pour un développement durable des activités humaines.

Consulter la liste des projets et leurs résumés

champs_de_biodiversiteL'appel à projets lancé en juillet 2009 en partenariat entre la société LU France et la FRB, soutient des projets co-construits associant chercheurs et acteurs du monde agricole. Il encourage et finance des projets innovants ayant un intérêt scientifique sur les thématiques de préservation / réintégration / valorisation de la biodiversité dans les paysages et les systèmes agricoles de production céréalière sur le territoire français métropolitain

Face au défi de l’alliance entre agriculture et biodiversité, la FRB et LU France ont souhaité soutenir des projets co-construits entre des acteurs de la recherche (INRA, Université de Strasbourg, CNRS, etc.) et des acteurs de terrain (LPO, chambre d’agriculture, agriculteurs, Arbres et paysages 32, CIVAM de l’Oasis, etc.). Financés à hauteur de 100 000 €, les projets de recherche retenus pour leur caractère innovant ont répondu à la volonté commune de faire avancer les connaissances et l’action sur le terrain.
L'appel à projets a été clôturé le 18 décembre 2009. Vingt projets ont été examinés par un jury composé d’experts scientifiques et de collaborateurs de LU France.

Les prix ont été remis aux porteurs des projets sélectionnés le 3 mars 2010 au Salon International de l’Agriculture, sur le stand de la société LU France.


 Les 3 projets :

Cohabiter avec le hamster - La biodiversité dans les plaines loessiques d’Alsace

La biodiversité, alliée de l'agriculture - Intérêt agronomique de la trame verte en plaine céréalière

L'arbre et les abeilles - Analyse géographique et enjeux de la contribution des arbres hors forêt et des paysages agroforestiers pour l’abeille domestique en environnement agricole


 

champs_de_biodiversiteAprès le succès de la première édition, la marque LU de la société Kraft  Foods France et la FRB ont reconduit leur partenariat pour soutenir trois nouveaux projets en 2011. Le prix « les champs de biodiversité » récompensent des initiatives de recherche co-construites entre scientifiques et acteurs de terrain. Ce prix favorise l’émergence de nouvelles approches pour mieux utiliser et préserver la biodiversité dans les espaces agricoles.

Le jury, composé de scientifiques et de collaborateurs de LU, s’est réuni le 7 février dernier pour sélectionner les lauréats de l’édition 2011. Parmi les 11 propositions soumises cette année, trois projets ont été retenus pour leurs qualités scientifiques et leur caractère novateur. Ils répondent à la volonté commune de faire avancer les connaissances et l’action sur le terrain.

Les trois lauréats 2011 ont été récompensé le 22 février lors du Salon international de l’Agriculture, en présence de Michèle Pappalardo, Déléguée interministérielle et Commissaire générale au développement durable, Bruno Luisetti, Vice-Président Développement Durable de Kraft Foods Europe, Anne Génin, Directrice de LU’Harmony à Kraft Foods France, Jean-François Silvain, président du conseil scientifique de la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB).

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Les 3 lauréats 2011

  1. Valoriser la diversité des espèces et des variétés à l’échelle de la parcelle agricole pour limiter l’utilisation des intrants chimiques et leurs impacts (INRA AgroParisTech)
    Porteur de projet : Sébastien Saint-Jean
    Enrichir la diversité végétale en associant des variétés ayant des capacités de résistance différentes peut freiner les épidémies et stabiliser le rendement et la qualité de la récolte. La diversité spécifique (association céréale-légumineuse) peut également permettre de limiter les maladies foliaires ou les ravageurs, et donc l’utilisation de pesticides. À l’aide d‘une approche expérimentale, ce projet se propose de tester l’efficacité qu'il y a à associer des variétés ou des espèces pour limiter l’utilisation d’intrants chimiques.

  2. Restaurer la biodiversité fonctionnelle dans les cultures céréalières pour aller vers une agriculture plus respectueuse de l'environnement (CIVAM Poitou-Charentes et Laboratoire Ecologie Evolution Symbiose de l’Université de Poitiers)
    Porteurs de projet : Catherine Souty et Grosset Mathieu Mallet
    Un cahier des charges visant à promouvoir des pratiques agricoles plus respectueuses de l’environnement a été établi en 2010 par un groupement d’agriculteurs du CIVAM de Poitou-Charentes. Ce projet va en renforcer le volet « évaluations agro-environnementales ». Il permettra de déterminer les pratiques culturales et les éléments du paysage favorables à la biodiversité. A terme le but est d’augmenter l’abondance et la diversité des auxiliaires de cultures tels que les carabes pour limiter les interventions chimiques et d’augmenter la qualité des sols grâce à l’activité biologique.

  3. Le semis direct sous couvert végétal permet-il une restauration de la biodiversité dans des exploitations céréalières ? (GEDA de Tille)
    Porteur de projet : Benoît LAVIER
    Les effets sur la biodiversité du semis direct sous couvert végétal, un système de culture sans labour, sont encore peu connus. Afin de les évaluer, ce projet propose de mener une étude approfondie sur la diversité de quatre communautés biologiques dont la dynamique est potentiellement modifiée par l’absence de travail du sol et la mise en place d’un couvert permanent : la flore adventice, la faune du sol (microbes, vers de terre, carabes, etc.), les populations d’oiseaux et les insectes pollinisateurs.

npdcRésultats de l’appel à projets du Conseil régional Nord-Pas de Calais et de la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB) «Recherche Biodiversité 2014».

En 2014, pour la quatrième fois depuis 2010, le Conseil régional Nord-Pas de Calais en partenariat avec la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB), a lancé un appel à projets de recherche sur la biodiversité afin d’approfondir sa politique de préservation de la biodiversité.


Cet appel portait sur trois grandes thématiques :

  1. Le fonctionnement des systèmes écologiques dans une région très anthropisée,
  2. Les outils permettant de restaurer la biodiversité et le fonctionnement des milieux, de maintenir et renforcer les services écosystémiques,
  3. Les facteurs nécessaires à la mise en œuvre de ces outils.

Après examen de 22 lettres d’intention, 12 projets ont été retenus pour être évalués.
Après expertise scientifique, sélection par un comité composé de représentants de la Région et de la FRB (dont des membres de son conseil scientifique) et vote de l’assemblée permanente du Conseil régional, sept projets ont été retenus pour un financement de la Région (pour un montant global de 750k€ sur trois ans).

Résumé des projets en pages suivantes

Texte de l’appel à projets 2014


CONTACT : Marion Veyrières – Conseil régional – Direction de l’environnement : 03.28.82.74.72 –


 



AREOLAIRE - AAP Nord-Pas de Calais 2014

Bien qu’elles soient en permanente interaction au sein des écosystèmes, anthropisés ou non, les espèces répondent de manière différente aux changements globaux : fragmentation des habitats, modification de la composition des sols, réchauffement climatique… Le projet cherche à comprendre quels facteurs (biotiques et/ou abiotiques) limitent la répartition d’espèces, en développant des modèles prédictifs de changement d’aire de distribution, dont les prédictions seront testées sur quelques espèces de plantes en limite d’aire de répartition dans la région.

Sur un front de colonisation, on s’attend intuitivement à ce que des stratégies favorisant la colonisation évoluent en limite d’aire de répartition : forte capacité de dispersion, et pour des plantes, limitation de la dépendance envers des pollinisateurs et/ou auto-fécondation. Toutefois, une forte dispersion implique d’importants flux de gènes des populations centrales vers les populations marginales. Ces flux de gènes pourraient limiter l’adaptation locale des populations de bordure d’aire et freiner leur progression.

AREOLAIRE développera un modèle permettant d’étudier l’évolution de traits favorisant la colonisation en limite de répartition, pour des espèces montrant une adaptation locale le long d’un gradient environnemental et situées sur des paysages plus ou moins fragmentés. Ces prédictions, à vocation généraliste, seront confrontées à des mesures –directes et indirectes, en conditions naturelles et en jardin commun –, de traits liés à la colonisation et aux interactions avec les pollinisateurs, chez cinq plantes côtières du Nord Pas-de-Calais, aux interactions avec les pollinisateurs. Cinq plantes côtières seront choisies, l’une étant en limite nord de répartition, une en limite sud, les trois dernières montrant une progression rapide vers l’intérieur des terres, le long des axes routiers.

Le projet permettra de comprendre quels facteurs favorisent les expansions et régressions rapides d’aires de répartition. Ces connaissances seront utiles pour la gestion des espèces envahissantes, et la mise en place de corridors dans le cadre de la trame verte et bleue.

CONTACT : Anne DUPUTIE –


 


 CASTOR - AAP Nord-Pas de Calais 2014

Dans un territoire très anthropisé, l’analyse des conditions de (re)introduction d’animaux nécessite de considérer, avec une égale attention, les facteurs écologiques et les facteurs humains favorables ou bloquants ces opérations. Le projet CASTOR s’appuie sur une volonté affirmée du Conseil Régional du Nord-Pas-de-Calais d’introduire le Castor dans la région, le choix du site d’introduction s’est porté sur le territoire du PNR Avesnois (bassin versant de la Sambre). Il s’intéressera, de manière originale au regard de la littérature scientifique, au poids des représentations et pratiques sociales (et de leur évolution) dans la réussite de ces projets.

Ce projet repose sur trois phases :

  1. L’identification, à partir d’expériences antérieures menées dans des territoires voisins, des facteurs écologiques et des facteurs sociaux qui ont permis ou empêché la réussite de ces translocations. Formalisés en autant de descripteurs, ces facteurs seront intégrés en un modèle unique articulant ces deux dimensions rarement prises en compte simultanément.
  2. L’application de ce modèle au bassin versant de la Sambre à partir d’une description de ce territoire permettra de proposer une première cartographie des connectivités fonctionnelles de ce territoire pour le Castor tenant compte à la fois de la qualité des milieux et des pratiques et représentations humaines.
  3. Cette cartographie sera proposée aux acteurs locaux lors d’ateliers collectifs pour (a) corriger des éventuels erreurs dues à la transposition sur un territoire particulier d’un modèle générique, mais surtout (b) suivre les accords et processus locaux de co-construction des conditions d’accueil du Castor en invitant les acteurs locaux à échanger, partager leurs points de vue et, éventuellement, à faire évoluer leurs représentations et pratiques en vue d’une plus grande prise en compte de la biodiversité dans leur territoire

CONTACTS : Yves PIQUOT -
Richard RAYMOND -


 


CONNECT ZH - AAP Nord-Pas de Calais 2014

Le fonctionnement écologique des hydrosystèmes est le fruit d’une histoire faisant intervenir tant les sociétés humaines que leur environnement biophysique. Ces environnements ont subi au cours de l’histoire récente de nombreuses transformations dues au développement des activités anthropiques (urbanisation, emprises agricoles, etc.). Dans le Pas de Calais, les interventions des gestionnaires ont, en particulier, consisté à chenaliser et à fragmenter les fleuves et rivières pour le développement de la navigation fluviale, de l’activité industrielle, et de l’évacuation des eaux de ruissellement.

Le projet ConnectZH se positionne au sein des initiatives alternatives de gestion visant à améliorer l’état écologique des cours d’eau soumis à des pressions anthropiques fortes. L’hypothèse posée est qu’une optimisation de la connectivité latérale entre cours d’eau anthropisés et les zones humides adjacentes devrait permettre d’améliorer la fonctionnalité des communautés de poissons présentes dans les canaux de navigation. D’un point de vue fondamental, l’objectif est par conséquent d’étudier le rôle fonctionnel de ces zones humides pour l'ichtyofaune (en termes de reproduction et de nourricerie). D’un point de vue appliqué, l’objectif est d’apporter des solutions pour maintenir localement une forte biodiversité patrimoniale et fonctionnelle de poissons d’eau douce dans le département du Pas de Calais en identifiant les zones humides prioritaires soit pour la restauration (connexion avec l’axe principal), soit pour la conservation

CONTACT : Pascal LAFFAILLE -


 


 ECLIPSE - AAP Nord-Pas de Calais 2014

En milieu marin, la structure* des communautés ichtyologiques est en perpétuel changement, et ce en raison de la variabilité naturelle de l’environnement mais aussi des perturbations anthropiques. Toutefois, la réponse de ces communautés aux modifications de l’environnement, d’origine naturelle ou non, reste encore relativement peu abordée sur le plan de la biodiversité. Il est donc de première importance d’identifier les différents facteurs forçants et de quantifier leurs effets respectifs en vue de conserver la biodiversité, d’anticiper les changements futurs et atteindre ainsi l’objectif commun d’exploitation durable des écosystèmes.

Les écosystèmes de la Manche et la Mer du Nord subissent de fortes pressions telles que la pêche et font l’objet de suivis environnementaux et biologiques récurrents et à large échelle. Ces longues séries temporelles, pour la plupart issues de campagnes scientifiques, sont essentiellement utilisées à des fins d’évaluation de stocks halieutiques mais ne sont que peu ou pas valorisées pour évaluer l’état de la biodiversité. Le projet ECLIPSE propose de tirer profit de ces données abondantes afin

  1. de décrire la dynamique passée des communautés ichtyologiques en Manche Est et Mer du Nord,
  2. d’évaluer les effets respectifs du climat et de la pêche sur leur biodiversité,
  3. de mieux comprendre les changements de communauté ichtyologique survenus en Manche orientale,
  4. de prédire la distribution de la biodiversité des communautés de poissons pour divers scénarios de changement climatique en Manche Est et Mer du Nord.

Les résultats de cette étude constitueront un apport pour l’élaboration des plans de gestion des espaces naturels (diagnostics, évaluation, anticipation de changements/basculements) et la mise en place de politiques de conservation à l’échelle locale, régionale, voire à l’échelle de la façade maritime.

CONTACT: Arnaud Auber -


*La structure d’une communauté est caractérisée par l’identité des groupes taxonomiques et/ou fonctionnels présents et leurs abondances et/ou biomasses respectives.


 


ECO PHOQUES - AAP Nord-Pas de Calais 2014

Deux espèces de phoques fréquentent le littoral de la région Nord-Pas de Calais. Les phoques veaux marins et phoques gris sont des espèces protégées au niveau national et communautaire. Ce statut implique la mise en place d’espace protégés nécessaires à leur maintien, et nécessite ainsi une bonne connaissance du fonctionnement des populations et des stratégies d’utilisation de l’espace et des ressources par ces mammifères marins. Les différentes colonies du littoral sont suivies à terre depuis des années par les associations locales. Le projet ECO-PHOQUES a pour objectifs de mutualiser les résultats issus de ces suivis et de les compléter par une combinaison d’approches méthodologiques afin de

  1. déterminer la distribution, la connectivité, l’abondance et les tendances d’évolution des colonies de phoques gris et veaux marins fréquentant la région Nord-Pas de Calais et la baie de Somme,
  2. déterminer le régime alimentaire, les zones de chasse et les biomasses consommées par les phoques,
  3. d’évaluer la nature et l’intensité des interactions entre les phoques et les activités humaines.

Ces trois grands axes de recherche permettront ainsi de mieux comprendre le rôle et le fonctionnement des populations de phoques dans les écosystèmes marins anthropisés de la région. Ils permettront notamment d’établir une série de recommandations pour la gestion des espaces qu’ils fréquentent, en particulier dans le cadre d’un tableau d’indicateurs de suivi pour le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale, partenaires du projet.

CONTACT : Cécile VINCENT –


 


INDICOP - AAP Nord-Pas de Calais 2014

L’objectif général du projet INDICOP est de résoudre deux problèmes à finalités fondamentales et appliquées. Le premier est un problème de connaissance dont le besoin est exprimé par de nombreuses structures : caractériser l’état de la biodiversité des communautés de copépodes pélagiques à l’échelle de la Manche Orientale et de ses régions adjacentes (Golfe de Gascogne, Manche Occidentale et Mer du Nord). Le second problème est un défi scientifique actuel majeur : être en mesure de déterminer un indicateur durablement pertinent, fiable, accessible dans un rapport coût/bénéfice/temps acceptable et compréhensible et utilisable par les décisionnaires et gestionnaires. Relever ce défi permettrait, d’un point de vue pragmatique, de caractériser l’état d’un écosystème à l’instant t (lors d’un prélèvement) en s’intéressant à un niveau trophique clé, dont la réponse aux perturbations peut s’accompagner de modifications en cascade vers les niveaux trophiques supérieurs. Le développement de cet indicateur constitue un apport pour l’élaboration de plan de gestion des espaces naturels (diagnostics, évaluation, anticipation de changements/basculements) et la mise en place de politiques de conservation de l’échelle locale, à l’échelle régionale et à l’échelle de façade maritime.

Pour résoudre ces deux problèmes, le projet se décompose en cinq grands objectifs :

  1. dresser un état des lieux de la distribution spatiale des espèces de copépodes pélagiques en Manche Orientale et dans les régions adjacentes ;
  2. identifier et sélectionner les espèces actuellement présentes, pouvant potentiellement apparaitre et disparues ;
  3. compiler les informations concernant leur distribution planétaire et leurs caractéristiques phénologiques.
  4. A partir de ces informations,les indices « Species Temperature Index » de chaque espèce de copépode seront calculés pour chaque mois de l’année
  5. et permettront de déterminer les « Community Temperature Index ». Ces derniers permettront de suivre de manière pertinente l’évolution de la composition des communautés et pourront être mis en relation avec le réchauffement climatique global afin de déterminer si les communautés de copépodes sont capables de suivre rapidement l’augmentation des températures.

La pertinence de cet indicateur sera évaluée grâce à l’utilisation de données historiques (Gravelines, Wimereux, Estuaire de la Gironde, Arcachon). Elaboré en partenariat avec des gestionnaires de milieux, cet indice, applicable et fonctionnel pour les gestionnaires/collectivités, permettra de diagnostiquer, évaluer et anticiper les modifications potentielles pouvant survenir au sein des écosystèmes.

CONTACT : Benoit SAUTOUR –


 


 TRAMENOIRE - AAP Nord-Pas de Calais 2014

L’éclairage artificiel nocturne a un impact important sur la biodiversité et le fonctionnement des écosystèmes en modifiant le développement des végétaux et le comportement de la faune nocturne. Il concoure à la fragmentation des habitats naturels et perturbe les déplacements de nombreuses espèces animales, dont notamment les chiroptères (chauves-souris). Le projet TRAMENOIRE est un programme d'étude et de recherche pour le développement de la trame noire de l’agglomération lilloise.

Ce programme comprend 2 volets :

Un volet écologique, qui s'appuiera sur l’étude des chauves-souris. Le protocole à mettre en œuvre repose sur l'enregistrement des ultrasons qui permettent d’inventorier les espèces et de quantifier leur activité. Ces données permettent ensuite par la statistique de modéliser spatialement les trames noires les plus fonctionnelles pour les chauves-souris et plus largement pour la faune nocturne.

Le second volet est un volet social, il consiste à mesurer l’acceptabilité de la trame noire et repose sur une enquête auprès des habitants et des agents des services de l’urbanisme. Cela permettra d'estimer l'adhésion des habitants au projet, d’appréhender la vision des acteurs en charge de l'aménagement du territoire.

L'analyse croisée de ces deux volets permettra ainsi d’identifier les stratégies de mise en place d’une trame noire socialement acceptable et biologiquement efficace.

CONTACT : Baptiste FAURE -


 

L'appel à projets innovants FRB 2009 a été lancé pour permettre de tester ou conforter des projets originaux innovants et pour préparer les équipes à l'élaboration de projets de plus grande envergure.

Cet appel à projets, ouvert à toutes les thématiques de recherche de la biodiversité, a reçu 418 propositions. Deux défis étaient alors à relever : assurer une évaluation de qualité pour ce grand nombre de projets et obtenir un niveau de financement supérieur à celui initialement envisagé.

Cet appel à projet qui a financé un total de 56 projets a été soutenu par des financements complémentaires du MEDDE et du MESER.

Liste des projets sélectionnés pour financement par ordre alphabétique des acronymes

Résumés des projets sélectionnés pour financement


Le Conseil Scientifique de la FRB s'est mobilisé pour assurer une procédure d'évaluation de qualité dans des temps raisonnables : chaque projet a été analysé par 2 évaluateurs externes, ainsi qu'un rapporteur et un lecteur du Conseil Scientifique. Au total, plus de mille experts extérieurs ont été sollicités.

Le Conseil Scientifique s'est réuni en deux sessions de 2 jours, l'une en novembre et l'autre en décembre 2009. Le comité de pilotage de l'AAP s’est quant à lui réuni le 11 janvier 2010 pour valider la liste des projets financés.

logo_meddtlmesr La FRB a obtenu le soutien de deux partenaires institutionnels : le Ministère de l'Ecologie du Développement Durable, des Transports et du Logement (MEDDTL) qui a décidé de soutenir des projets issus de cet AAP à hauteur de 500 000 euros auxquels s’ajoutent 100 000 euros pour l’animation et le suivi scientifiques ; et le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MESR) qui a décidé de soutenir des projets issus de cet AAP à hauteur de 200 000 euros. Ajoutés aux 950 000 euros de financement FRB, c'est donc 1,75 millions d'euros (contre les 750 000 euros initialement prévus) qui permettront de soutenir et suivre les projets.

 La FRB a analysé de façon approfondie les résultats de cet AAP pour mieux cerner les thèmes, écosystèmes, centres et acteurs de recherche, etc. qui ont émergé à travers les projets reçus.



Colloque
Petits et percutants : des projets de recherche sur la biodiversité
les résultats de l'appel à projets 2009 de la FRB
avec le soutien du MEDDE et du MESR

Mercredi 4 décembre 2013, Maison de la Chimie, 28 rue Saint Dominique, Paris 7e

Ce colloque présentera les projets de recherche sur la biodiversité qui ont été soutenus pendant 4 ans dans le cadre de l’appel lancé par la FRB en 2009, avec le soutien des  ministères de l'Écologie, du Développement Durable et de l'Energie, et de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Cet appel avait reçu 418 propositions qui ont permis d'avoir une large vision des recherches sur la biodiversité. 56 d'entre eux ont été financés. Ils ont donné lieu à des résultats originaux et de nombreuses publications. Certains se prolongent aujourd’hui dans des projets plus ambitieux financés par l'ANR ou la Commission Européenne.

Les objectifs de cet appel très ouvert, lancé à l’instigation du Conseil scientifique de la FRB, étaient tout à fait originaux dans le champ de la recherche sur la biodiversité. En effet, cet appel était conçu pour permettre aux chercheurs de tester des idées encore peu développées, en acceptant le risque que ces recherches "n’aboutissent pas." Pour cela un financement d'un montant maximum de 40 000€ pour trois ans a été offert pour chaque projet sélectionné. En analysant tant l'ensemble des réponses reçues (418) que les 56 projets qui ont été financés, la FRB propose un retour qui non seulement recense et démontre la diversité des domaines de recherche en biodiversité, mais aussi identifie des sujets encore peu connus et qui ont besoin d'être explorés.

Le format de cette manifestation reprendra ces objectifs avec tout d'abord une présentation générale du contenu et du bilan de cet appel à projets par des membres du Conseil Scientifique (CS) de la FRB. Cette introduction sera suivie d'une série de courtes présentations de 19 des projets sélectionnés pour leurs résultats marquants et leur originalité. Une table ronde discutant l’intérêt et l'impact d'un tel appel conclura la journée.

Cet événement est aussi l'occasion de rencontrer des membres du CS de la FRB qui ont rendu possible ces recherches. La plupart des porteurs des 56 projets financés seront également présents.