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Actualités

Le pôle français du secrétariat de Future Earth organise la première conférence de Future Earth en France les 30 novembre et 1er décembre prochains à Paris au MENESR : « Les Journées de Future Earth / Future Earth Days ».

Il s’agira de présenter Future Earth à la communauté scientifique française, impliquée ou intéressée par la recherche sur les changements globaux, à travers des travaux de scientifiques français et étrangers déjà engagés dans des activités de Future Earth et des présentations de l’ambition, de la vision et du positionnement de Future Earth au regard des autres plateformes internationales de recherche.

La participation à la conférence est gratuite mais les places sont limitées (200).  Si la conférence se déroulera en anglais et en français, la connaissance de l’anglais sera nécessaire pour l’ensemble des échanges. Il n’y aura pas d’interprétation.

Votre présence enrichira les débats qui y seront menés sur une nouvelle façon de mener une recherche sur les changements globaux, interdisciplinaire et résolument engagée dans un dialogue avec les acteurs.

Pour consulter le programme et s'inscrire aux Journées de Future Earth / Future Earth Days cliquez sur le lien suivant

 

 

Présentation de Future Earth :

Future Earth est une plateforme internationale de recherche sur les changements globaux créée en 2012 (www.futureearth.org). Future Earth coordonne des approches de recherches interdisciplinaires afin d’accélérer les transformations vers un développement durable.  Afin que les connaissances scientifiques soient générées en partenariat avec les sociétés et les utilisateurs de la science, ces approches engagent également des acteurs. Toutes les disciplines scientifiques sont mobilisées, dans le but d’intégrer des connaissances issues des  sciences humaines et sociales, des sciences naturelles et  des sciences de l’ingénieur. Le secrétariat international de Future Earth se partage entre cinq pôles situés respectivement au Canada (Montréal), en France (Paris), au Japon (Tokyo), aux Etats-Unis (Colorado) et en Suède (Stockholm).

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A l’occasion de la COP22, organisée à Marrakech du 7 au 18 novembre 2016, les membres de l’Alliance nationale de recherche pour l’environnement (AllEnvi) publient un ouvrage de synthèse exceptionnel sur La Méditerranée face au changement climatique.


L’ouvrage présente un état des lieux de la recherche scientifique de haut niveau sur l’évolution du climat, les conséquences de son dérèglement et les solutions d’atténuation et d’adaptation dans le contexte particulier de la Méditerranée, une des régions de la planète les plus exposées au changement climatique.

Cet ouvrage aussi souhaité par les autorités marocaines, témoigne de la remarquable mobilisation de plus de 150 auteurs — décideurs, scientifiques, chercheurs et universitaires — des deux rives de la Méditerranée, pour comprendre les mécanismes du changement climatique dans la période actuelle et le passé ; les impacts du dérèglement climatique sur l’environnement, l’économie, la santé, les sociétés ; mais aussi pour suggérer et recommander des réponses, fondées sur l’"évidence scientifique" en matière d’adaptation, de résilience, de conservation des ressources ou de prévention des risques.

L’ouvrage rassemble une large communauté scientifique qui s’est mobilisée depuis plusieurs années afin de rendre compte de toute la complexité de l’objet Méditerranée dans une perspective de décloisonnement disciplinaire.

Obtenir l’ouvrage complet aux Editions IRD

Le tiré à part de l’ouvrage La Méditerranée face au changement climatique
 



Résumé du chapitre Impacts sur la biodiversité terrestre et les écosystèmes coordonné par Wolfgang Cramer, CNRS France (page 337).

Dans ce chapitre, quatre aspects spécifiques des effets du changement climatique sur les écosystèmes continentaux sont présentés. Tout d’abord, les interactions entre le changement climatique, les changements d’usage des sols et le fonctionnement des forêts méditerranéennes selon une perspective sociétale (Gauquelin et al.). La biodiversité des forêts méditerranéennes est exceptionnellement riche, avec 250 espèces ligneuses et de nombreuses espèces animales ou végétales qui en dépendent. La plupart des arbres sont sempervirents, adaptés à un certain niveau de stress hydrique, mais il existe aussi des espèces décidues et de nombreuses forêts sont aujourd’hui des forêts ouvertes. Ainsi, les paysages forestiers méditerranéens montrent une grande hétérogénéité spatiale, ce qui profite à la faune sauvage et leur confère un aspect récréatif. En plus du changement climatique, leur destruction et leur utilisation de manière non durable pèsent également sur les forêts méditerranéennes.

Dans le cas de sites forestiers considérés comme caractéristiques de nombreux écosystèmes méditerranéens, les questions actuelles sont celles de leur stabilité ou de leur résilience (Mouillot et al.). Certaines expériences permettent de tester avec quel degré une sécheresse prolongée peut par exemple impacter le fonctionnement de l’écosystème sur le long terme, au-delà d’une simple réduction temporaire de la croissance et de la productivité.

La Méditerranée est un large archipel avec environ 10 000 îles grandes et petites, ce qui explique une part significative de la biodiversité méditerranéenne (Médail et al.). Alors que ces îles sont toutes confrontées au réchauffement, à la sécheresse, aux changements d’occupation du sol et à la remontée du niveau de la mer, les impacts locaux diffèrent grandement selon les régions. Des espèces comme les orchidées manifestent des besoins particuliers en termes de climat et d’habitat (Schatz et al.). L’analyse de quelques séries d’observation sur le long terme permet de distinguer différents groupes d’orchidées, plus ou moins sensibles. Cependant, des recherches supplémentaires sont nécessaires afin d’établir des outils prédictifs permettant d’estimer les risques futurs qu’ils encourent.

 

Un article de synthèse, publié dans la revue PNAS en juin, montre comment les réserves marines peuvent atténuer les effets du changement climatique et favoriser l’adaptation des écosystèmes et des populations.

Accédez à la transcription de l’article de C.M. Roberts et al. par Hélène Soubelet, docteur vétérinaire et directrice de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité.

Un article de synthèse signé par les plus grandes autorités mondiales en matière d’océanographie biologique - comme les scientifiques C.M. Roberts(1), J. Lubchenco, ancienne sous-secrétaire au commerce de l’administration Obama, D. Pauly(2) ou encore P. Cury(3) - démontrent comment les aires marines protégées contribuent à la fois à la préservation des espèces, à l’atténuation du changement climatique et à son adaptation. Pour  que ces zones soient un outil efficace pour préserver les espèces et faire face au changement climatique, les scientifiques estiment qu’il faudrait protéger 30% du domaine marin, or seuls 3,5% sont actuellement couverts.

Les aires marines protégées ont un rôle majeur à jouer dans l’atténuation et l’adaptation aux changements globaux. En plus de préserver la biodiversité, une bonne gestion des réserves marines peut contribuer à l’adaptation des écosystèmes et des populations humaines aux cinq impacts majeurs du changement climatique sur les océans : l’acidification, la montée des eaux, l’intensification des tempêtes, les changements dans la distribution des espèces, la baisse de productivité et l’appauvrissement en oxygène. Les aires marines protégées peuvent même devenir des outils efficaces et peu coûteux pour réduire l’avancée du changement climatique. En effet, elles favorisent la séquestration et le stockage du carbone et constituent une « police d’assurance » pour les sociétés humaines en limitant les pressions directes sur l’environnement.

graphique P Curry

Parmi les effets positifs des aires marines protégées pour l’adaptation aux effets du changement climatique, on peut retenir que :

  • la protection des zones littorales humides (mangroves, marais, herbiers) maintient une forte activité photosynthétique qui, en utilisant le CO2, réduit l’acidification des eaux. Ces zones constituent des refuges pour les organismes calcifiants
  • la création d’aires marines protégées en haute mer favorise la préservation d’une grande abondance des poissons téléostéens méso-pélagiques qui jouent un rôle majeur dans le cycle du carbone
  • les aires marines protégées régulent les menaces telles que la surexploitation des milieux, l’urbanisation côtière ou le dragage non durable et sanctuarisent des zones tampons (zones humides côtières, les vasières et les récifs) qui protègent les infrastructures et les zones anthropisées contre l’élévation du niveau de la mer

Parmi les effets positifs des aires marines protégées pour l’atténuation du changement climatique, on peut retenir que :

  • les océans constituent un puits de carbone majeur. Les animaux jouent des rôles cruciaux dans les processus biogéochimiques. Les aires marines protégées contribuent ainsi à la préservation du rôle crucial des océans dans la régulation du climat
  • les aires marines empêchent le déstockage du carbone en limitant des méthodes de pêche hauturières intensives – comme le chalutage- qui participent à la remise en suspension du carbone sédimentaire
  • les écosystèmes complexes favorisent des processus comme la dispersion des pollutions, la protection côtière, ou encore la production alimentaire tout en évitant les changements de régime des écosystèmes aux conséquences graves et inattendues

C.M. Roberts et alMarine reserves can mitigate and promote adaptation to climate changePNA 114, 6167-6175, 2017


(1)            Université d'York

(2)            Université de la Colombie-Britannique

(3)          IRD et membre du conseil scientifique de la Fondation pour la recherche sur la  biodiversité

Pour la première fois en France, la conférence internationale de recherche de l’IENE (Infra Eco Network Europe) se tient à Lyon du 30 août au 2 septembre 2016 sur le thème de l’intégration environnementale et paysagère des infrastructures de transport.

Elément indispensable au développement des territoires, les infrastructures contribuent directement ou indirectement à la perte de la biodiversité mondiale. Bien que les infrastructures n’occupent qu’un faible espace au sol, elles affectent l'ensemble des écosystèmes par les modifications paysagères, le développement de nouvelles sources de pollutions, l'introduction d'espèces envahissantes ou l'isolement de populations animales. Mais dans le même temps, leurs emprises et dépendances représentent une surface supérieure aux sept parcs nationaux existant aujourd’hui en France et offrent donc une opportunité de recréation de nouveaux réseaux écologiques dans des territoires souvent très anthropisés.

L’IENE offre depuis 1996 une plateforme internationale unique où chercheurs et acteurs opérationnels partagent leurs connaissances pour améliorer les infrastructures en vue d’une préservation accrue des milieux.

A l’heure où l’intégration environnementale des infrastructures doit être pensée dans un cadre toujours plus complexe, la conférence internationale de recherche IENE 2016 qui réunira chercheurs et acteurs opérationnels présente, pour le vingtième anniversaire du réseau, la possibilité d’assister à plus de 40 sessions et ateliers, supports de 250 communications réalisées par des chercheurs d’une quarantaine de pays.

Dossier de presse

Programme

Communiqué de presse IENE 2016 - FR

Press Release IENE 2016 - EN

Dans le cadre du plan Ecophyto II, les ministères de l’environnement et de l’agriculture se sont associés à la FRB et au Cerema pour mettre en œuvre l’appel à projets de recherche (AAP) «Mise au point de solutions alternatives aux produits phytopharmaceutiques dans les jardins, espaces végétalisés et infrastructures (JEVI)».

Cet AAP s'inscrit dans l’axe 2 du plan Ecophyto II  « améliorer les connaissances et les outils pour demain et encourager la recherche et l’innovation ». Son objectif : réduire sensiblement l’utilisation, la dépendance, les risques et les impacts des pesticides en assurant un accompagnement des acteurs.

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