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SYNTHÈSE 3 - L’EXTINCTION PARADOXALE DES ESPÈCES LES PLUS CHARISMATIQUES
Courchamp F., Jaric I., Albert C., Meinard Y., Ripple W.J., Chapron G. (2018) The paradoxical extinction of the most charismatic animals. PLoS Biol 16(4): e2003997. https://doi.org/10.1371/journal.pbio.2003997

 

ElIes sont partout. Sur nos livres, nos écrans, nos vêtements, notre vaisselle… Et pourtant, toutes sont dans un piètre état de conservation. Elles, ce sont les espèces charismatiques : les tigres, les lions, les pandas ou encore les éléphants. Dans une étude parue dans revue scientifique Plos Biology, une équipe menée par le chercheur Franck Courchamp a cherché à comprendre les causes de l’extinction paradoxale des espèces les plus charismatiques.

Une opinion largement répandue, dans le grand public, mais aussi dans la littérature scientifique, veut que les efforts de conservation profitent de ma­nière disproportionnée aux espèces charismatiques et que, par conséquent, leur protection est suffisante et acquise. 
Or, en étudiant 10 des espèces les plus charismatiques, l’étude de Franck Couchamp et ses collaborateurs a mis en évidence qu’elles couraient un risque élevé et imminent d’extinction dans la nature. Il apparait que le public ignore la situation de ces animaux. Les résultats suggèrent que cela pourrait être dû à la perception biaisée de leur abondance, émanant d’un décalage entre la profusion de leur représentation dans notre vie quotidienne à travers les médias, les jouets, les logos, et leur profusion réelle dans la nature. Les chercheurs émettent l’hypothèse que cette perception biaisée nuit involontairement aux efforts de conservation : d’une part parce que le public ignore que les animaux qu’il préfère font face à un danger d’extinction imminente et qu’il n’en perçoit donc pas le besoin urgent de conservation et que, par ailleurs, l’existence dans l’esprit du public de populations virtuelles renforce la perception que les populations réelles ne sont pas menacées. Cette sorte de compétition entre populations virtuelles et réelles, paradoxalement, diminue les efforts de conservation nécessaires et par conséquent accentue le risque d’extinction de ces espèces.

Cette situation devrait durer tant que cette utilisation ne sera pas accompa­gnée de campagnes d’information adéquates sur les menaces auxquelles ces espèces font face. Les auteurs proposent donc de compenser ces effets préjudiciables sur les efforts de conservation en captant une partie des bé­néfices associés à l’utilisation commerciale de l’image de ces espèces.

Découvrez cette troisième, et dernière, synthèses d'une série proposée par la FRB sur le paradoxe de la connaissance.

Synthèse 2 - Les données de la biodiversité : biais taxonomiques en lien avec les préférences sociétales
Taxonomic bias in biodiversity data and societal preferences

Julien Troudet, Philippe Grandcolas, Amandine Blin, Régine Vignes Lebbe & Frédéric Legendre (2017). Taxonomic bias in biodiversity data and societal preferences. Nature - Scientific Reports 7:9132 
DOI: 10.1073/10.1038/s41598-017-09084-6
 

La FRB poursuit sa série de synthèses sur le paradoxe de la connaissance avec cette deuxième synthèse. 

À l’heure ou l’on estime que plus de 99% des espèces vivant sur terre sont encore inconnues, peu étudiées ou ignorées, une équipe de recherche menée par Julien Troudet a récemment publié dans la revue Scientific Reports une étude cherchant à comprendre pourquoi certaines espèces étaient plus étudiées que d’autres.

Alors que l’on estime à 11 millions le nombre total d’espèces peuplant notre planète, seules 1,4 millions d’entre elles sont décrites. La majorité - plus de 99% - reste toujours inconnue, peu étudiée ou ignorée. C’est ce qu’on appelle un biais taxonomique, autrement dit le fait que certaines espèces, animales ou végétales, soient particulièrement bien connues des scientifiques (et du grand public) alors que d’autres organismes nous sont totalement inconnus.

Bien, qu’omniprésent dans la recherche sur la biodiversité, ce biais est peu étudié, peu compris et donc peu ou pas pris en compte dans les conclusions de la recherche alors même qu’il a été scientifiquement démontré que les espèces rares, petites ou non charismatiques, jouent parfois un rôle essentiel dans les écosystèmes.

Ne pas les considérer, par manque de connaissances, représente une entrave à la compréhension globale de la biodiversité à l’échelle mondiale, nuit à la mise en place de plans de conservation efficaces et ralentit la découverte de nouveaux produits ou propriétés chez les espèces sauvages.

Une publication récente sortie dans la revue Scientific Reports menée par Julien Troudet - avec Philippe Grandcolas, membre du Conseil scientifique de la FRB, comme co auteur - s’est attachée à comprendre et à qualifier précisément les biais d’attraction pour certaines espèces tant de la part des chercheurs que des gouvernements ou du grand public.

 

Le projet de recherche URBES  (URban Biodiversity and Ecosystem Services, appel 2010-2011) a reçu le prix BiodivERsA. URBES a été récompensé pour la qualité de ses travaux sur le rôle des services écosystémiques et des solutions fondées sur la nature en milieu urbain alliant excellence scientifique et implication des parties prenantes. Il a ainsi permis aux autorités locales d’utiliser les résultats de sa recherche dans leur stratégie de planification urbaine.

Comme récompense, BiodivERsA a realisé, avec l’équipe du projet, une video présentant les realisations du projet URBES

 

Pour plus d’information sur BiodivERsA rendez-vous sur le site : www.biodiversa.org

Alors que les États membres de l’Union européenne se sont engagés, au titre de la directive-cadre « stratégie pour le milieu marin », à atteindre ou maintenir le bon état écologique des eaux marines d’ici 2020, quel est aujourd’hui l’état de santé des eaux marines ? Quelles pressions exercent les activités humaines et dans quelle mesure sont-elles compatibles avec le bon état écologique des océans ? Quelles dynamiques de la biodiversité marine observe-t-on ?

Le ministère de la transition écologique et solidaire a mobilisé une large communauté scientifique pour évaluer l’état écologique des eaux marines métropolitaines.

Le 9 novembre 2018, le colloque « bilan de santé des eaux marines » donnera la parole aux chercheurs mobilisés qui communiqueront leurs principaux résultats. S’en suivra une table ronde pour mettre en perspective les implications opérationnelles de ce bilan pour la gestion des écosystèmes littoraux et marins.

Le colloque sera suivi, de 19h00 à 20h30, de la projection du film documentaire Expédition 7ème continent puis d’un temps d’échange entre le public et les experts présents.

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BiodivERsA est heureux d’annoncer le lancement de son prochain appel à projets portant sur le thème « La biodiversité et ses effets sur la santé animale, humaine et végétale ».

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Cet appel comprendra deux actions, visant à soutenir des types de recherche différents :
  • L’Action A visera à financer des projets de recherche collaboratifs1, rassemblant différentes équipes de recherche et produisant de nouvelles données primaires.
  • L’Action B visera à financer des projets de recherches de synthèse2 , rassemblant des individus qui, réunis en groupe de travail, génèrent de nouvelles connaissances en utilisant des séries de données existantes. Ces projets ne recueilleront ou ne produiront aucune donnée primaire ; leur activité principale consistera à synthétiser et/ou analyser des données existantes (la synthèse de concepts et d’idées est aussi éligible). Veuillez noter que ces projets diffèrent des revues systématiques et des synthèses de connaissances qui concernent la synthèse de publications et de rapports.

Consultez l'intégralité de la pré-annonce

 

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Ceci représente le format classique de projets de recherche financés par BiodivERsA jusqu’à présent
2 Ceci correspond au format des projets généralement soutenus par des centres de synthèse sur la biodiversité/l’écologie tels que NCEAS, sDiv ou CESAB