Rss facebook-picto @FRBiodiv linkedin instagram-picto

Actualités

Du 13 au 15 juin 2018, l’association Les Eco Maires organise, en partenariat avec IDEAL Connaissances et l’Agence Française pour la Biodiversité, la huitième édition des Assises nationales de la biodiversité à la Cité des Congrès de Valenciennes. L'événement réunit chaque année élus, représentants des ONGs, institutions publiques, experts, personnalités du monde de l’écologie autour de plénières, ateliers et visites de site.

Cette année encore, la FRB est partenaire de cette nouvelle édition. Hélène Soubelet interviendra sur la thématique « Biodiversité et Transition énergétique »  en tant que rapporteur de l’atelier « solutions locales » qui se tiendra le mercredi après-midi. Elle animera également l’atelier « échelle nationale » se tenant le jeudi  14 au matin. Jean-Louis Morel - membre du conseil scientifique de la FRB - participera à l’atelier « échelle nationale » de la thématique « Sols : un réservoir de biodiversité à préserver » le jeudi 14 matin.

Toutes les informations sur l’événement sont disponibles ici

 

À l’occasion de ses 10 ans, la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) crée un prix, en lien avec son Conseil d'orientation stratégique (COS), pour accompagner les jeunes chercheurs(euses) qui contribuent significativement aux sciences de la biodiversité.

pixabay person 1245959 1920


Neuf jeunes chercheurs seront récompensés sur neuf thèmes proposés par les membres du COS pour cette première édition. 

Ils recevront une gratification de 1 500€, un trophée réalisé par un artisan d'art ainsi qu'une couverture médiatique.

La cérémonie de remise des prix aura lieu lors d’une soirée organisée le mercredi 26 septembre 2018 à l’Orangerie des jardins de Bagatelle, Paris.

Pour toutes les informations et modalités de candidature,
rendez-vous ici.

    Les membres du COS partenaires : 

    FRB PrixJC BanniereLogos SiteFRB 

     

    LA BIODIVERSITÉ FAVORISE-T-ELLE LA PRODUCTIVITÉ DES ÉCOSYSTÈMES ?

    Un écosystème plus riche en biodiversité est-il plus productif ?
    Deux articles parus en septembre dernier, et un troisième paru en février 2018, apportent des réponses congruentes à cette question. Ils confirment que la biodiversité favorise la productivité des écosystèmes.

    2018 05 Synthese Biomasse Nature 



    En septembre 2017, une synthèse de données parue dans Nature a démontré qu’en conditions naturelles la production de biomasse[1], augmente avec la richesse en espèces. Si des centaines d’expérimentations en conditions contrôlées avaient déjà permis de montrer que la perte de biodiversité réduisait la productivité et la stabilité des écosystèmes, ce travail est le premier à montrer une relation positive entre biomasse et biodiversité en conditions naturelles. Par ailleurs, les études démontrent aussi que les effets de la biodiversité sur la biomasse sont comparables, ou plus forts, que les effets d'autres facteurs, tels que le climat et la disponibilité en éléments nutritifs. Ces résultats vont à l’encontre de l'opinion qui dominait au cours des deux dernières décennies selon laquelle la biodiversité aurait des effets rares ou faibles en conditions naturelles sur la productivité.

    Le même mois, la revue PNAS a, quant à elle, publié les résultats d’une étude intitulée : « La productivité à l'échelle du paysage et la stabilité temporelle de celle-ci augmentent avec la diversité des plantes et des autres taxons. » Enfin, en février 2018, une équipe chinoise pa présenté dans la revue Scientific Reports ses résultats sur une forêt primaire à Pinus kesiya située dans la province du Yunnan. Les auteurs y ont observé que la richesse en espèces avait un impact positif sur la biomasse aérienne à travers toutes les strates de végétation forestière.

    De tels résultats de recherche doivent inciter les décideurs à changer rapidement de paradigme et à considérer avec attention les solutions fondées sur la nature comme une alternative crédible, voire incontournable, aux solutions techniques ou technologiques, souvent plus chères et moins durables.

    Accédez aux synthèses :

     

    ---

    [1] La masse des organismes vivants dans un biotope particulier

     

    Si vous pensiez que l’huître menait une vie dépourvue d’intérêt, détrompez-vous ! Cet animal marin s’avère en réalité capable de véritables prouesses. Fixée sur un rocher, l’huître est capable de vivre aussi bien sous l’eau qu’à l’air libre, en fonction des heures de la journée et des marées. La difficulté de l’exercice est d’autant plus grande que le passage d’un milieu de vie à l’autre s’accompagne d’importants changements de température, de salinité, de pression, de pH, … en réalité, l'huître est un véritable modèle d’adaptation !

    FRB C Corporeau Ifremer© Charlotte Corporeau / Ifremer 

    Malgré leurs capacités remarquables, les ostréiculteurs français font face, depuis le début du 20e siècle, à d’importantes vagues de mortalité chez les huîtres. Le responsable ? Un virus (ostreid herpes virus 1 OsHV-1) particulièrement virulent évoluant dans l’eau de mer. Pour pallier à ce problème, il a été décidé d’importer dans les années 1970 des huîtres creuses du Pacifique (Crassostrea gigas) : une espèce particulièrement robuste vivant dans l’estran, la zone du littoral agitée par les marées.
    Si cette nouvelle espèce s’est révélée plus résistante au virus sous l’eau, la mortalité dans les élevages ostréicoles est restée élevée… alors que faire ?

    Un poste est ouvert à l’IFREMER, dans les années 2000, pour mener des recherches et tenter de mieux comprendre à la fois le fonctionnement du virus et les stratégies de défenses mises en place par l’huître. C’est ainsi que la scientifique Charlotte Corporeau, après une thèse en embryologie humaine et 8 années de recherche en biologie médicale, a commencé à s’intéresser à Crassostrea gigas. Rapidement, elle découvre que l’animal survit dans ce milieu difficile notamment en activant et désactivant un mécanisme alternatif de croissance cellulaire qui permet au mollusque de poursuivre son développement aussi bien à marée haute qu’à marée basse. La découverte est double puisque ce même mécanisme est détourné par le virus meurtrier pour son propre développement !

    L’« effet Warburg », c’est ainsi qu’il se nomme, se met en place dans les cellules en situation de stress et leur permet de continuer à se multiplier lorsque les conditions du milieu ne sont plus favorables. Elles n’utilisent alors plus uniquement la respiration pour se diviser, mais également la fermentation, qui nécessite beaucoup plus de glucose, mais moins d’oxygène. Cet effet est par ailleurs bien connu en médecine humaine, puisqu’il s’avère être l’une des huit caractéristiques des cellules cancéreuses. À la différence de l’huître, l’Homme est incapable de désactiver le processus, ce qui entraine la prolifération des cellules « défectueuses ».

    Ainsi, l’huître creuse du Pacifique, importée pour la consommation, est aujourd’hui devenue une piste de recherche dans le traitement du cancer ! Comprendre comment l’animal active et désactive l’effet Warburg et quels rôles jouent les facteurs physiques comme la température sont les deux questions auxquelles va désormais tenter de répondre Charlotte Corporeau, grâce au soutien de l’Ifremer et la Fondation ARC pour la Recherche sur le Cancer.


    Contacts :

    Charlotte Corporeau (Laboratoire de l'Environnement Marin LEMAR - UMR 6539 Ifremer-CNRS-UBO-IRD) - 

    Colloque - Récifs coralliens :
    des solutions pour aujourd'hui et demain

    À vos agendas !

    20 juin 2018 dans le Grand Amphithéâtre de la Maison des Océans,
    195 rue Saint-Jacques, 75005 Paris

    De 14h00 à 18h30 : Colloque 
    De 19h30 à 21h30 : Projection du film Chasing Coral

    FRB Affiche ColloqueCorail BD 

    À l'occasion de l'année internationale des récifs coralliens, la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB), l'Institut océanographique, le CRIOBE et la Plateforme Océan-Climat organisent un colloque de transfert des dernières connaissances scientifiques à destination des porteurs d’enjeux ainsi qu’une soirée ouverte au grand public.

    Cet événement permettra dans un premier temps de faire un point sur les services rendus par les coraux et leurs écosystèmes ainsi que leur état, leur santé et les menaces auxquelles ils sont confrontés. Puis, deux tables rondes rassembleront scientifiques, gestionnaires et acteurs de la société civile pour échanger sur:

    • la mobilisation et l’adaptation de la gouvernance pour mettre en place de nouveaux outils en faveur d’une meilleure protection des espaces et des espèces, et limiter les pressions anthropiques directes ou indirectes
    • sur les dernières connaissances scientifiques sur le fonctionnement des récifs coralliens et sur des solutions de gestion innovantes pour les développer à plus grandes échelles

     

    En soirée, ces experts échangeront avec le public après projection du film Chasing Coral, réalisé par Jeff Orlowsky et produit par Netflix.



    Ensemble, grâce à la connaissance, nous pouvons développer des solutions pour demain.

    Consultez le programme 

    Merci de vous inscrire en remplissant le formulaire ci-dessous :

    FRB - Colloque Corail - Juin 2018
    1. Nom(*)
      Please let us know your surname.

    2. Prénom(*)
      Please let us know your first name.

    3. Email(*)
      Entrée non valide

    4. Organisme
      Please let us know your Institution.
    5. Affiliation(*)







      Entrée non valide
    6. Autre...
      Entrée non valide

    7. Souhaite participer au colloque (14h00-18h30)(*)
      Entrée non valide
    8. Souhaite participer à la soirée projection (19h30-21h30) :(*)
      Entrée non valide

    9. Souhaitez-vous une attestation de participation ?(*)
      Entrée non valide
    10. Quelles sont vos attentes vis-à-vis du séminaire ?
      Entrée non valide

    11. Les champs marqués d'un astérisque (*) sont obligatoires.