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Actualités

Tout au long de l’été une série de rendez-vous pour sensibiliser à la recherche sur la biodiversité sont proposés par la Fondation pour la recherche sur la biodiversité à l’occasion de ses 10 ans.

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1er rendez-vous tous les mercredis : « La science infuse »

Agir au quotidien en faveur de la biodiversité, c’est bien… avec l’appui de la science, c’est mieux ! Cette semaine, découvrez ce que disent les scientifiques à propos de l’impact du "bio" sur la biodiversité.

N’hésitez pas à partager l'information !

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Toutes les informations sur les 10 ans de la FRB : www.fondationbiodiversite.fr/10ans

 

Quelles sont les nouvelles avancées de la recherche sur la biodiversité ? Quels sont les obstacles qu’elle rencontre ? Y a-t-il des domaines qui n’ont encore jamais été explorés ? Telles sont les questions que s’est posé le conseil scientifique de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) dans sa nouvelle publication intitulée « Fronts de sciences 2018 ».

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Présenté sous forme de fiches, ce nouveau rendez-vous éditorial se poursuivra chaque année. Il vise avant tout à donner un aperçu de sujets en plein développement ou d’enjeux appelant de nouvelles recherches, ainsi qu’à éclairer l’actualité de la recherche sur la biodiversité pour un public non spécialiste.
Les Fronts de sciences se penchent aussi bien sur la biodiversité des milieux extrêmes que sur la biodiversité marine régulatrice du climat. Ils soulèvent des questions épistémologiques, sociétales ou éthiques. Ainsi, par exemple, la biologie de synthèse interroge notre responsabilité lorsque l’on manipule le vivant. Si cette approche est régulièrement questionnée du point de vue de la santé humaine - notamment pour sa capacité à produire de nouveaux vaccins mais aussi de nouveaux virus - elle ne l’est pas encore suffisamment du point de vue de la biodiversité. Pourtant, ici aussi les questions sont complexes. En effet, que se passe-t-ils lorsque les organismes modifiés sont relâchés dans l’environnement et interagissent avec les autres ? Quelles conséquences pour les écosystèmes ? Ces avancées interrogent toutes les disciplines qui s’intéressent à la biodiversité, depuis la biologie moléculaire, les sciences de la nature et l‘écologie, jusqu’aux sciences juridiques et politiques...
 
Consulter ces Fronts de sciences 2018, c’est s’informer sur des questions de recherche qui préfigureront le monde de demain.

Le Belmont Forum lance un appel « Innovation en matière d’e-infrastructures fondée sur les sciences » (SEI) pour l'amélioration de l'utilisation des données transnationales, interdisciplinaires et transdisciplinaires dans les recherches sur les changements environnementaux. Durée, financement, coûts éligibles et description complète sont à retrouver sur le site de l’ANR.
 

Le CESAB, centre de synthèse et d’analyse de données sur la biodiversité, peut constituer un socle solide pour catalyser les projets et augmenter les chances de succès à l'appel.

Le CESAB fournit à la communauté scientifique et aux parties prenantes (dont le secteur privé) un dispositif de recherche innovant permettant de faciliter les projets de recherche et de faire progresser les connaissances sur l’état et de la dynamique de la biodiversité et les interactions avec les autres champs disciplinaires (santé, géosciences, socio-économie, agroéconomie…). Depuis 2010, ce sont 19 projets et 141 articles publiés dans des revues et ouvrages scientifiques.

Le CESAB peut fournir à la communauté scientifique un lieu, du temps et de l’expertise pour permettre à des chercheurs de toutes nationalités de collaborer et capitaliser sur des données existantes (réutilisation).

- Un lieu : le CESAB déménage à Montpellier en 2019 et sera situé au cœur d'un des grands nœuds de la recherche française en écologie. Le centre dispose d'un plateau technique équipé pour le travail en groupe (salles de travail, informelles, tableaux tactiles, système de visio-conférence, hébergement et repas...)

- Du temps : le CESAB promeut le regroupement physique et épisodique des chercheurs afin de favoriser les synergies et la mise en commun des idées sur des durées de quelques jours à deux semaines par an.

- De l'expertise : le CESAB dispose de compétences en interne, un comité scientifique une gestionnaires, un directeur scientifique et un informaticien spécialiste des bases de données et de l'éco-informatique, mises à disposition des groupes pendant toute la durée des réunions physiques. Le CESAB dispose d'un service logistique pour l’organisation des séances de travail déchargeant les utilisateurs des aspects administratifs.

La mobilisation du CESAB pour des réunions physiques ponctuelles ou récurrentes coute 600 euros par jour auquel il faut ajouter un forfait de 100 euros par jour et par participant pour les frais d'hébergement et repas.

Le CESAB peut apporter un appui technique tout au long de la vie du projet en développant la culture de la collaboration et de la synthèse

Sur la base de son expertise depuis 8 ans, le CESAB peut appuyer le projet pour fournir un appui technique pour :

- Construire une dynamique d'équipe favorisant les complémentarités des communautés de recherche, des variables mesurées et des données collectées, et partager les concepts scientifiques de l’étude de la biodiversité sur ses différents niveaux d’organisation, de l’infra-spécifiques aux écosystèmes. L’accueil et le soutien aux chercheurs repose sur une expertise dans l'animation de groupes, la construction de dynamique d’échanges et des interactions sociales.

- Faciliter l’interopérabilité, l’ouverture et la réutilisation des données en suivant les bonnes pratiques et les standards, et en favorisant le dialogue entre chercheurs et informaticiens. Le CESAB assure ainsi un support informatique pour la préparation et l’organisation des données hétérogènes, leur intégration pour leurs manipulations et analyses, la mise à disposition des bases de données en ligne.

- Construction collaborative d’un thésaurus
, facilitant l’interfaçage lors de recherches interdisciplinaires à travers les définitions et l’assimilation des termes partagés avec des ontologies globales. Le code est publié en accès libre et fait l’objet d’améliorations constantes.

- Progresser dans le transfert des connaissances avec les acteurs de la société (décideurs, industriels…) et développer l’impact socio-économique des résultats des recherches.

- Contribuer à la visibilité internationale des chercheurs et de leurs travaux. L’attractivité du CESAB et son lien avec des réseaux divers comme l’ISC, GEOBON, RDA, DataONE, permet d’améliorer les connexions et la mise en réseau, les collaborations établies perdurent.

- Intégrer les projets dans le cycle de formations et événements (nationaux et internationaux) sur des sujets d’intérêt commun.

La mobilisation du CESAB pour l'accompagnement d'un projet sur sa durée correspond au salaire d'un post-doctorant à mi-temps qui sera mis à disposition des chercheurs, soit 25 000 euros par an.

  • Le CESAB peut accompagner le projet pour consolider et mettre en place de nouveaux services.

- Explorer et évaluer la faisabilité d’outils innovants pour la réutilisation et la synthèse de données (telle l’utilisation des graphes et algorithmes pour la visualisation, l’analyse de données et l’exploration de patrons contextuels).

- Consolider les services et de formations sur la sémantique, la planification de la gestion des données, les aspects juridiques pour l’attribution de licence, la création et la diffusion de métadonnées, l’attribution d’identifiants uniques et le dépôt dans des entrepôts, cela en suivant les normes et standards en vigueur et en lien avec les infrastructures nationales et les initiatives internationales.

- Développer l’animation scientifique sur des questions transversales intéressant la complémentarité des données pour recherche sur la biodiversité à ses différents niveaux d’organisation.
Proposer des outils génériques de valorisation des résultats allant au-delà des publications dans les journaux scientifiques : depuis les datapapers jusqu’au policy briefs. Ces services s’appuieront sur l’expertise des partenaires (RAINBIO…) (e.g. BETSI, IRBAS ) et les collaborations internationales (IPBES, EKLIPSE, LifeWatch, LTER…).

La mobilisation du CESAB pour le développement de nouveaux services correspond au salaire d'un post-doctorant à mi-temps qui sera mis à disposition des chercheurs, soit 25 000 euros par an.
 

Informations : http://www.cesab.org

Contacts :


Les entreprises françaises se mobilisent pour la biodiversité

Alors que Nicolas Hulot vient d’annoncer l’élaboration d’un Plan interministériel pour la biodiversité, que des échéances internationales majeures sur la biodiversité se profilent et que le grand public attend des mesures concrètes, l'Association Française des Entreprises pour l'Environnement (EpE), organise avec ses partenaires le 10 juillet prochain, act4nature*, un événement de haut niveau, sur invitation exclusivement, pour affirmer l'engagement de nombreuses entreprises en faveur de la biodiversité et de la préservation de la nature. 

Pour la première fois, plus de 60 dirigeants d’entreprises, issues de tous les secteurs et dont la moitié figurent au CAC40 ont signé un engagement précis en ce sens ; nombre d’entre eux se réuniront le 10 juillet pour les présenter à la presse et aux pouvoirs publics. 

Autour d’EpE, cette initiative est soutenue par des partenaires de tous horizons qui ont contribué à l’élaboration d’une charte d’engagements collectifs et à l’organisation de l’évènement : des réseaux d’entreprises AFEP, MEDEF, AFHPD, C3D, Finance for Tomorrow, Global Compact France, Orée, Orse, les pouvoirs publics comme l’Agence Française pour la Biodiversité, des partenaires scientifiques (FRB, MNHN) et des ONG spécialistes de la nature parmi lesquelles la Fondation Good Planet, la Fondation pour la Nature et l'Homme, Humanité et Biodiversité, le Comité français de l’UICN, la LPO, Noé ou encore WWF-France.

*www.act4nature.com

A l'initiative du scientifique britannique Dave Goulson, 233 chercheurs internationaux, signent un appel dans le journal Science pour inviter les Etats du monde à restreindre rapidement l'usage des insecticides néonicotinoïdes responsables en partie du déclin massif de la biodiversité. Ils insistent sur la nécessité de ne pas remplacer les néonicotinoïdes interdits (notamment suite au récent vote du parlement européen) par des produits qui auraient les mêmes effets sur la biodiversité.

Cette mobilisation de la communauté scientifique s'appuie sur de nombreux travaux de recherche récents et relaye les alertes lancées par l'IPBES à l'occasion des évaluations sur les pollinisateurs ou des évaluations régionales de la biodiversité et des services écosystémiques.

La FRB invite à relire le rapport de son Conseil scientifique "Biodiversité et néonicotinoïdes, revisiter les questions de recherche" ainsi que la Note de la FRB "Sortir de la dépendance aux pesticides"