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Conserver et utiliser durablement la biodiversité est un défi majeur pour l’avenir de l’Humanité

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La biodiversité est au cœur du fonctionnement des sociétés humaines, mais son rôle dans la vie quotidienne des citoyens est trop souvent méconnu et nous percevons encore mal les conséquences des pertes de biodiversité mises en évidence par les chercheurs. Cette situation, qui a été celle de l’impact du changement climatique, il y a quelques dizaines d’années, conduit dans de nombreux cas à des décisions mal étayées scientifiquement qui auront, à court, moyen ou long termes des effets importants, souvent irréversibles sur la biodiversité et notre qualité de vie, du fait de l’altération des services écosystémiques utilisés par l’Homme.

  • La biodiversité est à la base de notre alimentation. En quantité tout d’abord, notamment via la faune, la flore, les champignons et les micro-organismes des sols qui soutiennent les productions agricoles et permettent aux agrosystèmes d’être plus résilients face aux stress hydriques ou thermiques de plus en plus fréquents. En qualité ensuite, par le biais de la diversité génétique des plantes ou des animaux domestiques.
  • La biodiversité a également un rôle important sur la santé humaine. Il est aujourd’hui démontré qu’il existe un lien entre le bien-être des individus et leur accès à un environnement « biodivers ».
  • La biodiversité joue aussi un rôle majeur dans la régulation du climat. Les arbres, par exemple, captent le CO2 produit par les êtres vivants et les activités humaines, c’est aussi le cas du sol lorsque des pratiques durables sont mises en œuvre pour en préserver et enrichir la biodiversité. A l’inverse, la déforestation est un facteur aggravant du changement climatique.
  • La biodiversité fait également partie des solutions aux grands défis environnementaux. Lutter contre la pollution aux particules fines en ville, renforcer la résilience des cultures face au changement climatique par la renaturation des agrosystèmes, découvrir de nouveaux antibiotiques ou de nouvelles molécules anticancéreuses, utiliser l’ingénierie écologique pour résoudre des problèmes de pollution sont autant de solutions issues de la biodiversité.

Par ailleurs, le respect de la biodiversité dans son fonctionnement, ses dynamiques, son évolution, au-delà des intérêts immédiats ou futurs des sociétés humaines, constitue un impératif pour l’Humanité et une préoccupation pour de nombreux citoyens.

Les entreprises, les ONG, les gestionnaires, les collectivités rassemblés au sein du Conseil d’orientation stratégique (COS) de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité appellent donc les candidats à l’élection présidentielle de 2017 à prendre en compte les enjeux associés à l’état et au devenir de la biodiversité dans leur programme. Ils les invitent à soutenir la recherche sur la biodiversité et à favoriser la diffusion des connaissances afin de trouver des solutions pour préserver et utiliser durablement la biodiversité.

 Consultez l'intégralité l'Appel du COS à l'attention des candidats à l'élection présidentielle

Conférence des parties de la Convention sur la diversité biologique 2016 à Cancun : biologie de synthèse et séquences numériques au cœur des débats

Par Pierre-Edouard Guillain, Barbara Livoreil, Jean-François Silvain, FRB - Février 2017

La conférence des parties (COP) de la Convention sur la diversité biologique (CDB) qui s’est tenue à Cancun (Mexique) en décembre 2016 a été l’occasion de faire ressortir les positions souvent fortes et contrastées des pays sur deux sujets qui intéressent directement la communauté scientifique : la biologie de synthèse et l’accès à l’information sur les ressources génétiques sous formes de séquences numériques. Ces deux sujets mettent en évidence la difficulté à faire concilier le rythme, très rapide, du développement de la science et des technologies qui en découlent, avec celui, bien plus long, des régulations internationales souhaitables compte-tenu, d’une part des risques potentiels pour l’environnement et la biodiversité associés à certaines recherches scientifiques et, d’autre part, de la recherche de nouveaux équilibres entre pays.

Les discussions, souvent âpres, ont aussi fait ressortir des enjeux stratégiques sous-jacents en matière de compétition scientifique internationale ou encore de contentieux latents concernant les équilibres Nord-Sud.

Ces discussions ont permis de rendre concrètes les attentes quant au rôle de la CDB dans les discussions internationales. La convention apparaît ainsi, parmi ses multiples fonctions, comme le lieu de discussions et de mises en place entre pays de régulations sur les atteintes potentielles à la biodiversité d’un pays du fait des activités d’un autre pays. La COP a d’ailleurs renouvelé, dans ce cadre, le « moratoire » sur la géo-ingénierie climatique, moratoire ayant fait beaucoup moins de débats parmi les membres lors de cette COP que les deux autres sujets mentionnés plus haut et développés ici (...)

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L’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) devient membre fondateur de la FRB. Cet engagement traduit la volonté de l’Institut de partager sa connaissance des polluants environnementaux et son expertise en écotoxicologie avec la communauté de recherche sur la biodiversité animée par la FRB.

La stratégie nationale pour la biodiversité mentionne la pollution des milieux naturels (air, eau, sols) comme une des menaces majeures qui pèsent sur la biodiversité. Comprendre et réduire son impact représente un fort enjeu pour les scientifiques et les décideurs publics.

Depuis de nombreuses années, l’Ineris conduit des travaux en lien avec la biodiversité : mise au point de méthodes d’évaluation des risques que présentent, pour les écosystèmes, les activités économiques (en particulier industrielles) ; étude des effets des substances chimiques (perturbateurs endocriniens par exemple) sur les espèces aquatiques ; évaluation de l’impact des pollutions sur les milieux et développement de solutions pour surveiller et réduire ces pollutions...

Dans le cadre de son contrat d’objectifs 2016-2020, l’Ineris a décidé d’intégrer les questions liées à la préservation de la biodiversité dans l’ensemble de ses travaux scientifiques. En matière de recherche, l’Institut contribue ainsi à nourrir la synergie entre écotoxicologie et écologie, à la fois dans le but d’améliorer la prise en compte des impacts des pollutions et dans le but de construire des approches de maîtrise des risques pour la biodiversité. C’est dans ce contexte que l’Ineris rejoint la FRB ; son entrée comme membre fondateur a été approuvée à l’unanimité par le conseil d’administration de la FRB.

Le communiqué de presse

Lors de la COP13, la FRB appuiera la délégation française pour représenter la communauté française de recherche sur un certain nombre de thématiques, comme "Santé et biodiversité" ou "Biologie de synthèse" et organisera un side event sur le thème "Recherche sur la biodiversité dans le secteur privé : comment et pourquoi ?".

Les entreprises ont en effet besoin de mieux comprendre la biodiversité, ses mécanismes et les liens de dépendances et de menaces que leurs activités ont sur la biodiversité. Or la recherche sur la biodiversité est rarement internalisée dans les activités R&D des entreprises. A partir de plusieurs exemples français, la Fondation se propose d'illustrer différents moyens pour les acteurs privés de mobiliser la recherche pour la préservation, la restauration et l'utilisation durable de la biodiversité.

Plus de 250 initiatives nationales en faveur des pollinisateurs identifiées dans un recueil de la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité.

Le mardi 22 novembre, lors de la réunion de mobilisation en faveur des pollinisateurs, la FRB a remis à Ségolène Royal, Ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, chargée des négociations internationales sur le climat et Barbara Pompili, Secrétaire d’Etat chargée de la biodiversité, son recueil sur les 250 initiatives nationales en faveur des pollinisateurs.

Ce recueil de la FRB s’appuie sur les recommandations du rapport de l’IPBES Evaluation thématique mondiale des pollinisateurs, de la pollinisation et de la production alimentaire.

Cette évaluation de l’IPBES écrite par 77 experts internationaux de différentes disciplines, démontre l’importance de la pollinisation pour la sécurité alimentaire mondiale, souligne les graves dangers d’extinction qui pèsent sur les pollinisateurs et présente un ensemble de leviers d’actions possibles assorti d’une évaluation de leur faisabilité.

A la sortie de ce rapport, en mars 2016, la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité a sollicité les membres de son Conseil  d’orientation stratégique (COS), composé d’acteurs socio-économiques, pour identifier les initiatives françaises qui favorisent les pollinisateurs et réduisent les pressions auxquelles ils sont exposés.

De l’amélioration des pratiques apicoles à la restauration des habitats naturels en passant par la diminution des produits phytosanitaires, le COS s’est appuyé sur les sept leviers d’actions stratégiques du rapport pour identifier plus de 250 initiatives issues des politiques publiques, des pratiques d’entreprises ou des engagements citoyens.

Le recueil :  Les acteurs se mobilisent en faveur des pollinisateurs