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Actualités

La FRB salue la création de l’Institut de la transition environnementale (SU-ITE) qui apporte à l'UPMC, à Sorbonne Universités et ses autres membres et au MNHN un positionnement original en matière d'enseignement et de recherche sur l'environnement.

L’Institut de la transition environnementale ambitionne de devenir une plateforme d’interactions entre science et société pour contribuer à la transition environnementale dans la durée. Cette ambition s’appuie sur une double originalité : capacité à mettre en oeuvre des approches interdisciplinaires et intersectorielles et centrage sur les problématiques du changement. La palette des compétences réunies à Sorbonne Universités permet d’aborder les différentes facettes de la transition, au-delà de la juxtaposition des regards. Il s’agit de les confronter, les enrichir, les articuler, et de proposer des scénarios robustes et un dialogue avec les acteurs. L’institut rassemble 54 laboratoires et environ 2 000 chercheurs, enseignants-chercheurs, doctorants, techniciens, ingénieurs.

La FRB salue l’arrivée de ce nouvel acteur et souhaite pouvoir prochainement développer de riches et fructueuses collaborations avec lui.

Si vous vous allongez sur un matelas de mousse, les pieds qui pendent depuis une falaise haute de 200 mètres, sous un ciel sub-antarctique gris et venteux, vous entendrez le piétinement de l'albatros hurleur (Diomedea exulans) alors qu'il se prépare à décoller pour son long voyage. Le vent s'engouffre dans ses ailes d'une envergure de 3 mètres de long et élève l'oiseau gigantesque dans les airs, le propulsant pour un nouveau voyage dans les vastes étendues de l'Océan Austral.

Albatros2

Son incroyable voyage dure plusieurs mois pendant lesquels il fait le tour du globe. Pour nous, l'Océan Austral est un endroit difficile d'accès, dangereux même, mais pour les albatros, les conditions de vent extrêmes sont une aubaine. Leurs corps profilés et leurs longues ailes étroites leur donnent la possibilité d'utiliser le vent comme nul autre oiseau, extrayant l'énergie des vagues pour se maintenir aéroportés. Ce mode de locomotion est si efficace que les oiseaux peuvent voyager pendant des milliers de kilomètres sans battre une seule fois des ailes !

Que se passe-t-il pendant ce long voyage? Comment l’oiseau navigue-t-il autour du globe? Où trouve-t-il sa nourriture?

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Grâce à un petit enregistreur de données parfois relié aux satellites et qui est porté par l'oiseau, ces questions trouvent progressivement leurs réponses. L'appareil fournit des emplacements très précis plusieurs fois par jour. A l'aide de ces données combinées avec celles issues d'autres albatros, de phoques et de manchots, les chercheurs du groupe d'analyse et de synthèse « RAATD » pourront identifier quelles zones de l'immense Océan Austral sont particulièrement importantes pour tous ces animaux et, ainsi, mieux guider la conception de nouvelles stratégies de gestion pour protéger l'oiseau, ses descendants, et son écosystème pour de nombreuses générations à venir.

 

 

Contacts :

Yan Ropert Coudert, Directeur de Recherche au Centre d'Etudes Biologiques de Chizé, CNRS UMR 7372. Station d'Ecologie de Chizé-La Rochelle :

http://cesab.org/index.php/fr/projets-en-cours/projets-2015/187-raatd

Lors de la Journée FRB du 5 octobre - où près de 300 personnes sont venues assister au colloque - le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a annoncé qu’il ferait de la protection de la biodiversité une priorité de son action à parité avec la lutte contre le changement climatique. Dans le même temps, le ministre a appelé les chercheurs à guider l’action publique, orienter ses choix et l’appuyer dans la reconquête de biodiversité.

La Fondation pour la recherche sur la biodiversité se félicite d’un tel discours et tient à remercier particulièrement le ministre d’être venu le prononcer à l'occasion des journées FRB. En effet, depuis 2015, en préalable de la COP 21, la FRB porte le slogan: « Biodiversité et climat, même combat ! ». Derrière ce slogan, il y a la conviction que la question du devenir de la biodiversité et des services que l’Homme en retire est cruciale.

La biodiversité est au cœur du fonctionnement des sociétés humaines. Son rôle dans la vie quotidienne des citoyens est encore trop souvent méconnu. Et les conséquences des pertes de biodiversité, mises en évidence par les chercheurs, sont encore mal appréhendées. Or assurer la sécurité alimentaire et sanitaire d’une humanité toujours en croissance démographique ne peut pas se faire sans préservation de la biodiversité.

Se préoccuper du futur de la biodiversité nécessite donc un investissement en matière d’acquisition de connaissance, donc de recherche, et de transfert raisonné de ces connaissances vers les décideurs.  Une ambition et des objectifs qui sont ceux de la FRB.

Biodiversité et transition énergétique 
enquêtes sur des liaisons dangereuses
De la nécessité de concilier défi énergétique et préservation de la biodiversité

Affiche Journees FRB

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L’atténuation du changement climatique repose pour une large part sur la transition énergétique, c'est à dire l'abandon des sources d'énergie fondées sur le carbone fossile au profit des énergies renouvelables. Cet un objectif national et européen majeur suscite des développements technologiques et d'importants investissements. Or les infrastructures développées peuvent avoir des impacts multiples, et surtout non anticipés, sur la biodiversité et en particulier sur le fonctionnement des écosystèmes. Il est donc aujourd'hui indispensable de concilier défi énergétique et préservation de la biodiversité, cette dernière étant essentielle pour assurer le devenir de l'Humanité et garantir son bien-être.

La Journée FRB du 5 octobre vise à illustrer certaines incohérences entre la mise en œuvre de la transition énergétique et la prise en compte des enjeux associés à la biodiversité, puis à montrer les pistes de mobilisation des acteurs, des citoyens et des décideurs politiques et l’apport de la science pour une transition énergétique, écologique et solidaire.

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Date : 5 octobre 2017
Adresse : Maison des océans - 195 rue Saint Jacques 75005 Paris

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L'Académie des sciences vient de publier « Les mécanismes d’adaptation de la biodiversité aux changement climatique ». Cette vaste étude dresse un tableau détaillé de la dégradation par l'homme de la biodiversité et tente de mesurer la résilience des écosystèmes fragilisés face au réchauffement climatique.

Trois membres de l'Académie, Sandra Lavorel, écologue et membre du conseil scientifique de la FRB, Jean-Dominique Lebreton, bio-mathématicien et Yvon Le Maho, écophysiologiste, ont coordonné ce travail de deux ans auquel ont contribué 32 scientifiques français.

Parmi les références du rapport se trouve la prospective Réponses et adaptations aux changements globaux: quels enjeux pour la recherche sur la biodiversité ? de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité publiée en 2015. Cette prospective a notamment rappelé la capacité du vivant à évoluer et donc la responsabilité forte que portent nos sociétés pour maintenir cette capacité (Ronce et al., 2015). A partir des différents exemples donnés, l’ouvrage montre que si les activités humaines ne perturbent pas les mécanismes de renouvellement et d’évolution de la biodiversité, les capacités d’adaptation de celle-ci face aux nouvelles contraintes environnementales seront mieux préservées.